Le gouvernement de Nabuchodonosor II (605-562) correspond à l'apogée de l'Empire babylonien, après l'effondrement de l'Empire assyrien.
C'est le père de Nabuchodonosor, Nabopolassar, qui s'était révolté contre les Assyriens, avait pris, de concert avec les Mèdes, leur capitale, Ninive (612), et soumis l'essentiel de la Mésopotamie. Le fils continua sur cette lancée en conquérant la Syrie et la Palestine, entreprise dont l'épisode le plus connu reste la prise de Jérusalem (587). Il y parvint en refoulant les Égyptiens, seuls adversaires à sa mesure, qui avaient des ambitions traditionnelles dans la région. Cette mainmise sur le Proche-Orient ne s'accompagna d'aucune réforme administrative et Nabuchodonosor le géra selon les méthodes de ses prédécesseurs, laissant une large autonomie aux gouverneurs et aux princes vassaux.
Autant et plus que la guerre, le devoir d'un roi babylonien était d'honorer les dieux et de restaurer les temples, car il se situait au contact du monde religieux et du monde profane. Dans ses textes, Nabuchodonosor se vante de ses constructions, essentiellement religieuses, alors qu'il se montre discret sur ses expéditions militaires. Favoriser les temples était une façon de gouverner l'Empire, puisqu'ils étaient des centres de gestion des hommes et des richesses. A Babylone, l'action la plus spectaculaire tint dans l'édification d'une nouvelle enceinte, scandée par des portes monumentales, telle la porte d'Ishtar, recouverte de briques à glaçure bleues et jaunes, dont on peut voir la reconstitution au Musée archéologique de Berlin. Rien ne reste en revanche des fameux "jardins suspendus", qui se bornaient à être des jardinières placées sur des terrasses, s'ils ont jamais existé....
Ce mode de gouvernement n'avait rien que de très traditionnel et cette fidélité au passé apparaît de même dans l'adoption d'un style archaïsant pour le style de l'écriture cunéiforme. Pourtant, l'Empire babylonien avait besoin pour durer de réformes de structure et cet "inachèvement" de l'oeuvre de Nabuchodonosor explique que l'ouvrage ne se clôt pas sur sa mort mais étudie les règnes de ses successeurs immédiats, ce qui est une façon de dresser un bilan du règne. Cette dialectique entre le passé et l'avenir fait le coeur de la troisième partie, "A la recherche d'un monde nouveau". Son quatrième successeur, Nabonide (556-539), tenta en effet une réforme religieuse qui assurait la suprématie du dieu-lune, Sin, sur les autres divinités. C'était sans doute une façon de renforcer l'unité d'un Empire très fragile mais elle n'eut pas le temps de faire sentir ses effets et Nabonide se révéla impuissant face à l'offensive du roi perse Cyrus, qui prit Babylone et mit fin à l'Empire babylonien (539).
D'apres ces extraits, on peut dire que sa puissance personnelle ainsi qu'un sens prononcé pour la religion etaient bel et bien recherché en sommes !
Mais je me pose la question de savoir selon vous en quoi Nabuchodonosor II fut il un bon souverain ?