Voici une liste des anciens textes contemporains de Jésus
ou on peut essayer de trouver des témoignages historiques
à son sujet :
- Velleius Paterculus (-19 +31) :
Il a écrit l' "Histoire romaine", ouvrage
dont la partie concernant la fin de l'année 29 jusqu'au
milieu de l'an 30 (correspondant au ministère de Jésus)
a disparu (ou a été opportunément détruite
?).
Philon d'Alexandrie (-34 +54) :
Il a décrit les communautés de Juifs Esséniens
et Thérapeuthes qui vivaient en Égypte.
C'est lui qui a inventé le concept de Logos (Verbe),
qui sera plus tard repris par Saint Jean.
Pourtant nulle part il ne parle de Jésus qui était
pourtant son contemporain.
- Servilius Nonianus (? +60) :
Il a écrit l' "Histoire romaine" ... ouvrage
dont il ne reste aucune trace.
- Sénèque (-4 +65) :
Il n''a pas écrit une seule ligne sur Jésus
ni sur les Chrétiens et leurs persécutions par
Néron en +64.
- Aufiduius Bassus (+10 +65) :
Il a écrit l' "Histoire générale"
... ouvrage dont il ne reste aucune trace.
- Pline l'Ancien (+23 +79) :
Il parle de la Judée et de la Samarie mais ne dit rien
sur Jésus.
Il parle des Essénien mais ignore les Chrétiens.
Il ne dit rien non plus de leur persécution par Néron
en +64.
- Justin de Tibériade (vers +100) :
Il a écrit écrit l' "Histoire des hébreux",
livre dont tous les exemplaires ont été détruits.
Vers 860, Photios de Constantinople (+810 +895) en disait
cependant : "Dans aucune partie
du livre de Justin de Tibériade je n'ai trouvé
la plus petite référence qui parle de la naissance
de Christ, de ce qui lui arriva ou de ses actes extraordinaires."
- Martial (+40 +103) :
Il n'a rien écrit sur Jésus.
- Pline le Jeune (+63 +114) :
En 112 il écrit une lettre à l’empereur
Trajan (Lettre X, 96) pour demander quelle conduite il doit
tenir à l'égard d'une secte :
"Je me suis fait, Seigneur, une
habitude d'en référer à vous sur toutes
les affaires où j'ai des scrupules : qui pourrait mieux
me diriger quand j'hésite ou m'instruire quand j'ignore
? Je n'ai jamais assisté à aucun procès
contre les chrétiens. Aussi, je ne sais pas ce qu'on
punit d'ordinaire chez eux, sur quoi porte l'enquête,
ni jusqu'où doit porter leur punition. je me demande
non sans perplexité s'il y a des différences
à observer selon les âges, ou si la tendre enfance
est sur le même pied que l'adulte, si l'on pardonne
au repentir ou si qui a été tout à fait
chrétien ne gagne rien à se dédire, si
l'on punit le seul nom de chrétien en l'absence de
crimes ou les crimes qu'implique le nom.
En attendant, voici la règle que j'ai adoptée
à l'égard de ceux qui ont été
déférés devant moi comme chrétiens:
Je leur ai demandé à eux-mêmes s'ils étaient
chrétiens. A ceux qui avouaient, je l'ai demandé
une seconde et une troisième fois en les menaçant
du supplice; ceux qui persévéraient, je les
ai fait exécuter : quoique signifiât leur aveu,
j'étais sûr qu'il fallait punir du moins cet
entêtement et cette obstination inflexibles. D'autres,
possédés de la même folie, je les ai,
en tant que citoyens romains, notés pour être
envoyés à Rome.
Bientôt, comme il arrive en pareil cas, l'accusation
s'étendant avec le progrès de l'enquête,
plusieurs cas différents se sont présentés.
On a affiché un libelle sans signature contenant un
grand nombre de noms. Ceux qui niaient être chrétiens
ou l'avoir été, s'ils invoquaient des dieux
selon la formule que je leur dictais et sacrifiaient par l'encens
et le vin devant ton image que j'avais fait apporter à
cette intention avec les statues des divinités, si
en outre ils blasphémaient le Christ - toutes choses
qu'il est, dit-on, impossible d'obtenir de ceux qui sont vraiment
chrétiens -, j'ai pensé qu'il fallait les relâcher.
D'autres, dont le ton nom avait été donné
par un dénonciateur, dirent qu'ils étaient chrétiens,
puis prétendirent qu'ils ne l'étaient pas, qu'ils
l'avaient été à la vérité,
mais avaient cessé de l'être, les uns depuis
trois ans, d'autres depuis plus d'années encore, quelques-uns
même depuis vingt ans. Tous ceux là aussi ont
adoré ton image ainsi que les statues des dieux et
ont blasphémé le Christ.
Au reste ils assuraient que leur faute ou leur erreur n'avait
jamais consisté qu'en ceci : ils s'assemblaient, à
jour marqué, avant le lever du soleil; ils chantaient
tour à tour des hymnes en l’honneur d’un
certain Khristus qu’ils considèrent presque comme
une divinité; ils s'engageaient par serment, non à
quelque crime, mais à ne point commettre de vol, de
brigandage, d'adultère, à ne point manquer à
leur promesse, à ne point nier un dépôt;
après cela, ils avaient coutume de se séparer,
et se rassemblaient de nouveau pour manger des mets communs
et innocents. Depuis mon édit, ajoutaient-ils, par
lequel, suivant vos ordres, j'avais défendu les associations,
ils avaient renoncé à toutes ces pratiques.
J'ai jugé nécessaire, pour découvrir
la vérité, de soumettre à la torture
deux femmes esclaves qu'on disait diaconesses. Mais je n'ai
rien trouvé qu'une superstition extraordinaire et bizarre.
Aussi ai-je suspendu l'information pour recourir à
ton avis.
L'affaire m'a paru mériter que je prenne ton avis,
surtout à cause du nombre des accusés. Il y
a une foule de personnes de tout âge, de toute condition,
des deux sexes aussi, qui sont ou seront mises en péril.
Cette superstition contagieuse a infecté non seulement
les villes, mais aussi les campagnes et les bourgs. Je crois
qu'on peut l'arrêter et y remédier. Ce qu'il
y a de certain, c'est que les temples qui étaient quasi
déserts, sont de nouveau fréquentés,
que les sacrifices solennels longtemps négligés
ont repris et que partout on vend la viande des victimes qui
ne trouvait que peu d'acheteurs. D'où il est aisé
de penser quelle foule d'hommes pourrait être guérie
si l'on accueillait le repentir. "
On remarquera qu'à cette époque,
les Chrétiens avaient déjà du se répandre
dans l'empire romain. Ce texte ne pourrait donc, tout au plus,
que témoigner des croyances des Chrétiens, mais
il n'indique en rien si Jésus a vraiment existé
presque un siècle plus tôt.
De plus cette lettre est douteuse : Pline était le
conseiller le l'empereur, comment peut-on penser qu'il aurait
eu besoin de demander des instructions sur la manière
de réagir contre une secte ?
D'ailleurs Sidoine Apolinaire, au 4ème siècle,
a déclaré que Pline le jeune n'avait écrit
que neuf livres ... or cette prétendue lettre se trouve
au dixième livre qui lui est attribué.
C'est seulement vers 1500 que cette lettre de Pline aurait
été trouvée (ou fabriquée ?) par
le frère Giocondo de Verone et apportée au pape
vers 1509.
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