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 question de vigilance

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cébé

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MessageSujet: question de vigilance   Ven 25 Fév 2005 - 22:43

Ayant été confrontée aux souffrances d'une amie transplantée du foie, je me demandais si les spécialistes accordent autant d'importance aux deux aspects de leur domaine :
celui, dans le cas de mon amie, de la greffe en elle-même ou celui de la personne greffée.

Et cette question particulière m'a amenée à me la poser aussi pour le cas de la science en général.

Quelle est encore la part des principaux intéressés, les "utilisateurs" ( nous) dans le domaine de la vigilance en ce qui concerne les sciences ?
Quelles sont les questions que nous avons le devoir moral de nous poser et de poser aux responsables ?

_________________
"Jacques 3:1 Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n’en recevrons qu’un jugement plus sévère"
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1diane3

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 7:33

Je pense effectivement Cébé qu'il y a des questions à se poser à ce niveau.
Cependant, la médecine a la particularité d'être une science qui s'intéresse à l'humain.
Les médecins d'hopitaux ne voient souvent leurs patients que comme des objets.

Je vois exactement la même chose pour mon beau père qui a eu un grave accident de voiture : les médecins parlent de son cas devant lui sans lui parler directement, comme s'il était un objet.
On informe pas le patient en ce qui concerne son avenir et ses soins si on pense que ce serait sujet à discussion.
Lorsqu'une maladie noesocomiale pointe son nez (trsè souvent en cas de grosse intervention car le patient est très faible) tout le monde discute tranquillement et réfléchit au bon traitement pendant des jours, les personnes les plus compétentes ne sont pas forcément consultées en raison de leur place dans la hierarchie (trop haut ou trop bas). Finalement, le médecin prescrit un médicament qui ne se fait plus. Le pharmacien n'a pas le droit de le remplacer par un autre sans l'avis du médecin...qui est parti en vacances. Deux semaines après le probème est réglé, mais il faut modifier les doses car le temps passe.
Si jamais la famille intervient et fait intervenir des personnes de métier, les traitants se scandalisent et changent les ordonnances pour nous faire payer notre prétention.
Mon beau père qui devait avoir accès aux salles de kiné malgré son germe latent se les ai vu refuser pour deux semaines (ça fait plus de 4 mois qu'il attend de commencer, cloué au lit !) parce que nous avons fait intervenir quelqu"un de haut placé pour faire avancer cette histoire de médicament ! Il faut savoir que plus on attend pour la kiné, moins on a de chances de récupérer la totalité de ses capacités physiques....
Et ceci n'est qu'un petit événement parmi notre combat au sein du monde médical français.

A bien des égards, je trouve que ce système ressemble beaucoup à l'éducation nationale.
Est ce donc un problème au niveau de la science ou bien au niveau de la manière dont les institutions publiques gèrent l'humain ?

Diane
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Faith
Invité



MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 7:52

1diane3 a écrit:
On informe pas le patient en ce qui concerne son avenir et ses soins si on pense que ce serait sujet à discussion.
Tu imagines les docteurs qui disent à leur patient... on n'est pas bien sur de ce que vous avez: peut-être une pneumopathie ou un cancer des poumons. Vous en pensez quoi ?

Les médecins sont sencés être des gens compétents, les décisions qu'ils prennent sont pesées et réfléchies. Demander son avis au patient n'apporterait pas grand chose.

Citation :
Lorsqu'une maladie noesocomiale pointe son nez (trsè souvent en cas de grosse intervention car le patient est très faible) tout le monde discute tranquillement et réfléchit au bon traitement pendant des jours
Tu préfèrerais que tout le monde panique et se lance dans des hypothèses gratuites ?
Les maladies noesocomiales sont rarement dangereuses à courte échéance, autant prendre son temps pour éviter une erreur, non ?
Une connaissance a été infectée par des staphilocoques dorés. Les médecins ont pris quelques jours pour réfléchir, ont proposé un traitement, et tout s'est fini pour le mieux...

Citation :
les personnes les plus compétentes ne sont pas forcément consultées en raison de leur place dans la hierarchie (trop haut ou trop bas).
A bas la hiérarchie --20

Citation :
Finalement, le médecin prescrit un médicament qui ne se fait plus. Le pharmacien n'a pas le droit de le remplacer par un autre sans l'avis du médecin...qui est parti en vacances. Deux semaines après le probème est réglé, mais il faut modifier les doses car le temps passe.
Evidemmet, ça arrive tous le jours ça...

Citation :
Si jamais la famille intervient et fait intervenir des personnes de métier, les traitants se scandalisent et changent les ordonnances pour nous faire payer notre prétention.
Délire paranoïaque ?

Citation :
Mon beau père qui devait avoir accès aux salles de kiné malgré son germe latent se les ai vu refuser pour deux semaines (ça fait plus de 4 mois qu'il attend de commencer, cloué au lit !) parce que nous avons fait intervenir quelqu"un de haut placé pour faire avancer cette histoire de médicament !
Et bien, si c'est vraiment le cas, il fallait demander à cette personne de vous aider une fois de plus...
Au fait, c'est les médecins qui vous ont dit que c'est pour se venger, ou ils vous ont donné une raison plus valable ? Dans le second cas, qu'est-ce qui vous permet de mettre leur parole en doute ?

Citation :
Est ce donc un problème au niveau de la science ou bien au niveau de la manière dont les institutions publiques gèrent l'humain ?

Quand je vais à l'hopital, je sais que je ne suis pas le seul patient et que les médecins n'ont pas vraiment de temps à passer pour me rassurer et papoter avec moi.
Les médecins font leur boulot du mieux qu'ils peuvent en général et ça me suffit.

SI tout ce que tu as dit est vrai, porte plainte car il s'agit d'actes très graves.
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Atil

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 9:53

Pour travailler dans la médecine il faut avoir le coeur bien accroché et ne pas faire d'excés de sensiblerie ... mais l'ennui c'est que ca va parfois trop loin : on est trop distant des malades, on le sconsidère trop comme des objets à réparer.

Le dilemme est la :
Si on est trop sensible, on ne sait plus soigner le corps.
Si on est trop froid, on ne sait plus soigner l'âme, le psychisme, le moral.


Dans le cas de la personne greffée du fois, citée par Cébé, était-elle soignée car c'était un être vivant à maintenir en vie ... ou n'était-ce qu'un objet de fierté à conserver car elle était la "meilleure transplantée de France" (comme elle m'avait dit).
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1diane3

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 10:08

Quand je vais à l'hopital, je sais que je ne suis pas le seul patient et que les médecins n'ont pas vraiment de temps à passer pour me rassurer et papoter avec moi.
Les médecins font leur boulot du mieux qu'ils peuvent en général et ça me suffit.

--> C'est bien là le problème.
Ma famille est constituée à moitié de médecins, et quand il y a un problème grave, ils pâssent la moitié du temps à se battre car ils ne sont pas d'accord entre eux. Le temps qu'ils statuent, on a le temps de souffrir un moment, crois moi d'expérience.

En ce qui concerne les infos que les médecins ne donnent pas, ce sont celles qui portent à discussion.
Quand on demande au médecin d'arrêter un médicament car il a un effet néfaste sur la patient que l'on caoonait : perte de la mémoire, altération du comportement, le tout soutenu par des confrères, le gars vous répond que c'est lui le spécialiste.
Si on a la chance de tomber sur un gars vraiment compétent, il va se renseigner, mais ce n'est pas toujours le cas.

Diane
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cébé

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 10:09

Maintenir en vie la meilleure greffe de France ou soulager l'être humain ... telle est la question.

Je crois que nous avons tous des histoires médicales dans nos familles, parfois elles sont banales et parfois tragiques ou lourdes de conséquences (ma famille n'y a pas échappé)...
... si nous voulons transformer ce fil en fil chirurgical ou carrément en corde pour pendre les médecins, il n'est pas prêt à apporter des réponses à mes questions de bases qui sont parties du cas particulier de la science médicales pour arriver à celles plus générales qui concernent toutes les sciences :

Quelle est encore la part des principaux intéressés, les "utilisateurs" ( nous) dans le domaine de la vigilance en ce qui concerne les sciences ?
Quelles sont les questions que nous avons le devoir moral de nous poser et de poser aux responsables ?

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Doumik

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 10:48

Depuis 12 ans, je suis suivie dans un hôpital à Strasbourg, le mot d'ordre dans cet hôpital est de prendre soin de la personne autant que de la maladie. Surtout que le moral est à 50% dans la guérison de cette maladie. De l'accueil aux dames de service, tout le monde vous considère avec humanité, pas seulement les psychologues, d'ailleurs je n'ai jamais eu besoin de faire appel àeux, puisque ce rôle était rempli par tous les autres intervenants. Quand je vais à des contrôles, j'arrive toujours vers midi chez le médecin référent, mais il trouve toujours le temps de me parler, deplaisanteravec moi,de medemander des nouvelles du mari, des enfants, des cultures, alors qu'il va devoir déjeuner sur le pouce pour reprendre ses consultations à 13h.
Alors qu'à Mulhouse où mon beau-père était soigné pour un cancerdu colon, le médecin lui a dit toutà trac qu'elle ne savait plusquoi faire avec lui et qu'elle arrêtait tous les traitements! ça lui a donné un coup au moral! Quandil était auxsoinspaliatifs, son serviceétait au même étage et elle n'est jamais venue le voir. Par contre au soins palliatifs, le personnel était super, à l'écoute des malades et des familles, on pouvait venir le voir à n'importe quelle heure.
Je crois que les médecins, sur tout leur cursus n'ont que quelques heures de psychologie au programme. Cela dépend aussi beaucoup du chef deservice et de ce qu'il attend de son personnel. Un sourire et un mot aimable sont pour beaucoup dans la guérison.
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Atil

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 12:32

Et je pense que les médecins ont de moins en moins de temps à consacrer aux gens. ca devient du travail à la chaine.

L'ennui avec toutes le sciences c'est quand on passe de la théorie au l'application avec les humains.
Car l'homme n'a pas la simplicité, la perfection, la pureté de fonctionnement d'une machine oud'une équation.
L'homme est un bidule abominablement complexe car complètement détraqué par ce qu'on appelle le psychisme : un amas incohérent de faiblesses, de sensibleries, d'habitudes, de croyances, de complications mentales, etc...

Le sage est celui qui maitrise son mental, apaise l'agitation de ses pensées, réduit sa nervosité, endort son émotivité ... et devient ainsi serein et fort, indestructible psychologiquement.

Mais 99% des gens sont faibles, enfantins, instables. Ils ont le sentiment d'avoir besoin d'amour , de considération, etc.. pour vivre , alors qu'en fait ils n'ont besoin de rien : tout est en eux.

A cause de cela, la technique ne pourra jamais être directement applicable à l'homme sans une aide psychologique.
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Doumik

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MessageSujet: Re: question de vigilance   Sam 26 Fév 2005 - 12:41

Quand on est malade, on est beaucoup plus vulnérable non seulement aux germes pathogènes mais aussi face aux réactions de l'entourage. Tant qu'on n'est pas passé par le même chemin, on ne peut pas comprendre les angoisses et les questionnements d'un malade. On lui dit de prendre sur lui, de faire un effort...
Les groupes de paroles d'anciens malades sont pour cela utiles car chacun ressent ou a ressenti les mêmes choses et est en mesure d'aider le malade sans que celui-ci soit gêné de faire partager ses sentiments et inquiétudes. On peut aussi y mettre de l'humour, ça fait du bien au moral et relativise les petits désagréments.
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