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 Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.

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nortex



Nombre de messages : 10
Localisation : Martinique French West Indies
Date d'inscription : 21/01/2009

MessageSujet: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Dim 25 Jan 2009 - 19:06

Quand j'étais môme, ma mère n'avait de cesse de me répéter qu'il ne fallait jamais ouvrir
la porte aux inconnus. Je me souviens, elle le disait sur un ton impérieux, et la moustache brune
au-dessus de sa lèvre supérieure, se mettait alors à perler de sueur.
On ne rigolait pas avec ces choses-là. Aujourd'hui, j'ai trente-huit ans, le coeur bien accroché,
et des poings qui, s'ils n'ont certes pas frappé quiconque depuis longtemps,
conservent malgré tout une certaine vélocité. Alors, en entendant la sonnette chanter,
je ne me suis pas inquiété. J'ai perdu l'habitude pseudo-salvatrice de
jeter un oeil à travers le judas,depuis que le renfort d'une chaise ne
m'est plus nécessaire pour y parvenir.
Comme quoi, la logique, hein...

Ah, maman. Où que tu sois - squelette dégueulasse sous la terre, ou
sainte au paradis, voire suppôt de Satan je t'adresse mes plus plates
excuses : tu avais raison. Ça m'arrache la gueule de l'avouer, mais le
fait est.
Ta voix de mégère m'est revenue, lorsque je me suis retrouvé face à cette rousse saugrenue, sur le pas de la porte.

"N'ouvre jamais aux inconnus!" Ouais, d'accord, sauf que, d'habitude,
aucun inconnu ne vient me rendre visite, encore moins des gamines
pareilles. Ce sont toujours les mêmes potes squatteurs qui se ramènent,
sans prévenir,
des packs de bières greffés au bout des bras, comme une partie intégrante de leur anatomie,
des phalanges supplémentaires, un truc du genre.

- "Bonjour."

J'étais d'une humeur de chien, surpris, vaguement méfiant et agacé par cette intrusion :

- "Hé, la gosse, quand on est polie, on dit 'bonjour, monsieur', O.K.?"

Elle ne s'est pas démontée.

- "C'est vous, en l'occurrence, qui manquez à vos devoirs en matière de politesse.
Vous ne m'avez pas répondu selon la bienséance."

- "..."

- "Et puis, on ne peut pas dire 'bonjour, monsieur' à son propre père, non?"

J'imagine que ma bouche a dû se déformer, mon menton, tendre jusqu'au sol, à l'instar du loup
de Tex Avery, puisqu'elle y a posé la pulpe de ses doigts blancs, histoire de me clouer le bec.
C'était d'ores et déjà fait, après une telle déclaration. Mes dents ont claqué ...
Lui asséner un "qu'est-ce que c'est qu'ces conneries?" autoritaire, en guise de réponse,
et la voir ainsi déguerpir, j'en étais incapable.
En la fixant nettement, tandis qu'elle continuait de mâcher son chewing-gum,
imperméable à la moindre émotion, j'ai su. Elle ne mentait pas.
Aucun canular là-dessous. La girafe déguisée en zèbre anorexique
(elle arborait une espèce de tunique en mauvais état, rayée horizontalement, trop courte
pour être une robe, trop longue pour qu'on la qualifie de ticheurte,
sous laquelle ses jambes maigres s'exhibaient sans pudeur),
était plus pâle qu'un cygne, plus rousse qu'un renard,
elle était le fruit d'une étreinte animale.

- "Je peux entrer? Toi, tu n'as pas demandé l'autorisation à ma mère, il y a dix-neuf ans." …

??? …
Sa mère. Une adolescente, dans mon souvenir. Le même visage.
Les mêmes flammes qui dégoulinent sur ses épaules.
Les mêmes éclats pralinés tavelant sa peau. Sa mère. La mienne m'avait prévenue.
Ne pas ouvrir aux inconnus.

Ne surtout pas ouvrir aux inconnues.

- "Je t'en prie..."

- "... Mathilde. Mathilde Melway par la force des choses,
Mathilde Therose si l'on m'avait attribué le nom écrit là."

Elle a désigné la petite plaque sous la sonnette - SIMON THEROSE -,
avant d'avancer vers mon vieux sofa.

- "J'aime les chaises, les sièges, les canapés, les fauteuils, tous les endroits vacants,
j'aime l'idée qu'ils ne sont destinés qu'à moi, à moi seule."

- "Qu'est-ce que...?"

- "Tu ne savais pas, à mon âge, qu'un vagin, aussi vacant soit-il, n'est destiné
qu'à une personne, à la personne que l'on aime?"

Si, je le savais. Justement, l'excitation résultait de la violation.
Et je l'ai compris en taule, quand des brutes abattaient leurs pognes gigantesques
sur mes hanches, l'oeil lubrique à l'idée de perforer mon cul tandis que j'étais sans défense.
Ce que j'ai infligé, je l'ai enduré ensuite. J'ai su. Croyez-le ou non,
je n'ai jamais plus touché un corps dès lors.
Et voilà que soudainement, je me retrouvais avec une fille.
Une fille tout court et une fille au sens filial.
De la chair désirable, MA chair. Désorientante...

- "Papa. Je n'ai jamais prononcé ce mot, 'papa'. 'Père', oui, mais 'papa', non. C'est une grande première, dis donc !"

Il y a eu la souillure, une jouissance criminelle, il y a eu fécondation, il y a eu une grossesse,
il y a eu un accouchement, dans la douleur et la solitude, il y a eu un nourrisson flapi,
il y a eu l'hésitation qui noue le ventre désormais vide :
le garder ou agir sous X? il y a eu LA décision, il y a eu un bébé, un enfant,
une adolescente, et maintenant, une adulte.
Ma progéniture. Ma descendance. La preuve, l'incarnation de ma sauvagerie,
de ma démence impardonnables.

- "Mathilde, mieux vaut que tu rentres chez toi. Maintenant."

Claque !! La bulle de gum rose s'est brisée sur ses lèvres.

- "Lâche. Mon père est un lâche. Mon père n'a pas de couilles.
Sauf lorsqu'il doit les vider parce qu'elles pèsent trop lourd,
et ce au risque de traumatiser une vie et d'en engendrer une autre. C'est ça, hein?"

Chacune de ses paroles me portait un coup plus dur que le précédent.
Chacun de ses mots me secouait, me mettait en ébullition.
Et son flegme, sa totale absence d'expression, d'agitation, ne
faisaient qu'accroître mon désempare ment. Elle est déjà morte.
Emmurée. Glacée. Elle ne ressent rien parce que son existence est
illégitime,
son existence n'en est pas une à part entière, son existence est une tare, une tache de foutre sur une robe noire.
Ma fille, mon unique fille, doit vivre avec de la haine envers les hommes crispée entre ses poings,
si tant est que le moindre sentiment puisse encore l'habiter. Que va t-elle devenir?
Qu'est devenue sa mère?

- "Je vais m'en aller, ne t'inquiète pas, papa."

Ouf!! Il le faut. Il faut qu'elle se volatilise aussi vite qu'elle m'est apparue.
Dans un souffle de soufre. Dans sa tunique élimée.
Que sa culotte blanche ne me fasse plus de clins d'œil obreptices,
collée contre le cuir du canapé. Que ce sosie du passé retourne d'où il vient.
Je ne veux plus jamais revoir de cheveux roux.
Ils ne me rappellent que trop bien le pubis contre lequel j'ai plaqué mon bassin,
vingt ans plus tôt …

- "Mais avant, tu dois m'accorder quelque chose."

Quoi? Tout, je t'accorderais tout, pourvu que tu puisses partir et m'en vouloir un peu moins.
Tout. Je le jure. Mon enfant... Mon sang.
Demande, et tu auras.
Estompons les dégâts.

- "Oui, je t'écoute."

Alors, elle s'est déshabillée d'un geste : les rayures ont volé, le slip de coton, itou, étalés par-terre,
à côté des ballerines encrassées. Nue, nue comme un ver, aussi fine, aussi diaphane que sa mère.
Ma victime trônait au milieu de mon salon, imperturbable, à poil, l'air de rien.

- "Remets ça immédiatement, Mathilde!"

Elle a rit.

- "Ah! Tu crois qu'il est désormais temps de me donner des ordres? Tu
penses peut-être que ton nouveau statut de père, tout beau, tout neuf,
t'assure un pouvoir sur moi? Après ce que tu as fait, tu ne peux que
t'aplatir, fermer ta gueule, et acquiescer à ce que je désire. Ni plus,
ni moins.

La vérité ne blesse pas, elle tue. Elle achève. Elle vous plaque, vous claque, vous braque ; elle vous oblige à raquer.

- "D'accord..."

Les paumes fichées sur les genoux, elle s'est assise et les a écartés, grand angle,
de sorte à mettre sa chatte en évidence.

- "Dis-moi, si tu l'oses, que je ne t'inspire aucune envie. Dis-le-moi."

Un ongle vernis de rouge noir s'est enfoncé doucement dans l'orifice,
et j'ai senti, malgré moi, se dresser l'objet du délit sous le tissu de mon jean.

- "Rien! Tu es ma fille, bon sang!"

- "Je t'interdis de prétendre ça. Menteur."

Je mentais, en effet. Je montais, aussi, en pression. Au sens littéral et au figuré.

- "Mathilde, arrête."

Son index gluant refit surface pour être aussitôt capturé dans sa vraie bouche. En gémissant, langoureuse, elle m'a dit :

- "Et quand ma mère te suppliait d'arrêter de la baiser, tu as obéi?"

- "S'il te plaît..."

- "Il ne me plaît pas. Obéis, aujourd'hui. Rattrape-toi."

- "D'accord..."

- "C'est tout ce que tu sais dire, semble t-il. 'D'accord'. Ma mère ne l'était pas. Pourtant..."

Ne jamais ouvrir la porte aux inconnus. Ne jamais ouvrir d'inconnues nues.
Ne pas revoir les larmes brûlantes qui dévastaient les joues d'Anita.
Ne plus entendre au fond de ma mémoire le craquement de ses sous-vêtements arrachés.
Ne plus sentir en souvenir son hymen en train de se rompre. Oublier.

- "Baise-moi, papa."

Ne pas obéir. Ne pas recommencer. Ne pas succomber à ce délicieux et néanmoins horrible retour en arrière.
Ne pas caresser les tétons si clairs qu'ils se confondent avec le lait de la peau.
Ne pas les lécher.
Ne pas respirer le parfum singulier, l'odeur fauve, plus bas.
Ne pas...

- "Tu entends ce que je te dis? Baise-moi."

Anita Therose. Simon Melway. Mathilde Melway-Therose. J'ai une fille.
Je suis père. Elle est belle comme un coup de poing, et même pire
encore.
Elle a dix-neuf ans. J'en ai trente-huit.
Un jour, elle a porté des couches.
Un jour, elle a pleuré parce qu'elle avait fait un cauchemar.
Un jour, elle a eu un vingt sur vingt en dictée.
Un jour, elle a été amoureuse d'Alexandre Lopez.
Un jour, elle a volé un lipstick chez des homos.
Un jour, elle a demandé à sa maman où était son deuxième parent.
Un jour, elle s'est mis en tête de me retrouver.
Un jour, elle a sonné à ma porte.
Un jour, elle s'est dévêtue sous mes yeux.
Et pour tous ces jours-là, je ne dois pas la prendre, si ce n'est dans mes bras.

- "D'accord..."

Elle a eu un mouvement de recul, déroutée par ma réponse.

- "Quoi?"

De la vie, dans son regard, de la vie, enfin!
Elle devait s'attendre à ce que je la saisisse faiblement pour m'effondrer en sanglots une fois qu'elle serait à ma merci.
C'était ça, son plan. Voir jusqu'où j'irai, quitte à risquer
l'inimaginable, avec au cœur le fol espoir de m'émietter au final, de
me foutre le nez dans ma propre merde.
Elle était persuadée, depuis le début, que ma faiblesse, mes torts,
prendraient le dessus sur l'éventuel désir qu'elle susciterait.

- "Je vais te baiser, ma chérie."

- "..."

L'indicible peur qui sculpte ses traits. Pour un peu, je l'aurais violée, oui, à cet instant précis,
à cause de ce voile de mort tombé sur elle. Mais, un jour, aile...

- "Je vais te baiser. Te couvrir de baisers. Dès que tu te seras rhabillée."

J'ai laissé mes paupières descendre.
J'ai repris mon souffle.
J'ai retenu mes pleurs.

Mais je n'ai pas pu m'empêcher de bander en voyant sa culotte mouler
la courbe opale de ses fesses.

Je ne sais plus où j'en suis,
ni quel jour nous sommes…

nOrTeX
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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Lun 26 Jan 2009 - 18:35

humm humm ... t'es vachement inspiré on dirait.

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nortex



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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Mer 28 Jan 2009 - 12:57

(sourire)
Je te rassure, ce n'est qu'une fiction ...
Bousculé?
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cébé

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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Mer 28 Jan 2009 - 16:50

nortex a écrit:
...

Bousculé?

C'est le but ?

Appréciation personnelle : conte très moral.

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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Mer 28 Jan 2009 - 22:54

bousculé...bof non, il y a des choses encore plus graves qui se passent dans la vie réelle.Enfin ce je veux dire c'est que voir le mal à l'action me dérange infiniment plus qu'un mal décrit par des mots comme par exemple : l'hypocrisie, le mensonge, la lâcheté, ou un simple silence.
Ce ne sont de petits exemples qui dépendent du contexte aussi.

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nortex



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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Mer 28 Jan 2009 - 23:18

cébé a écrit:
nortex a écrit:
...

Bousculé?

C'est le but ?

Non non, mais j'ai eu pas mal de retour de premier degré ...

Appréciation personnelle : conte très moral.

(sourire) oui hein? Il me semble aussi ...
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cébé

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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Jeu 29 Jan 2009 - 8:39

T'étonnas-tu des retours au premier degré ? rires

.... Certaines lectures auront pu se faire en surface et rester moulées au string et au slip kangourou ...

Selon le vécu du lecteur, peut-être.


Disciple, je ne sais pas ce que tu en penses, mais si ce conte s'était terminé autrement (en classe X), la modération aurait édulcoré pour cause de trop de lemon zeste dans la salade.
.... Ce qui revient à dire que le mal par les mots est aussi fort qu'en action. Parfois. Selon le contexte.

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Pizza Man



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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Jeu 29 Jan 2009 - 13:44

Qu'est-ce qui peut encore choquer de nos jours, de toute façon..

J'ai assisté aux pires horreurs rien qu'en matant la TV.
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nortex



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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   Jeu 29 Jan 2009 - 15:16

Pizza Man a écrit:
Qu'est-ce qui peut encore choquer de nos jours, de toute façon..

J'ai assisté aux pires horreurs rien qu'en matant la TV.

C'est sur, pas plus tard qu'hier je suis tombé sur Lara Fabian en train de chanter,
si si c'est comme ca que l'on dit (personnellement j'ai cru qu'elle s'etait coinçée les
orteilles dans une moissonneuse batteuse mais bon)

Si on resiste à ça, tout est possible effectivement.
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MessageSujet: Re: Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.   

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Quand J'etais môme ... Âmes sensibles s'abstenir.
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