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 Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......

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cébé

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MessageSujet: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 16 Déc 2010 - 8:42

Voilà une affirmation d'une amie.


Citation :
Les Chrétiens tendent à saisir tout avec un peu de la compréhension du Seigneur.
Développons-la, elle nous donnera horreur des jugements hâtifs. Elle ne nous empêchera pas de nous affirmer sereinement en respectant la différence de l'autre mais elle nous évitera de vouloir convaincre et de chercher à "avoir raison".

Parfois, j'ai raison mais je n'argumente plus.


Ma réponse :

J'appelle ça : la paix du ménage
.... bon, je plaisante une chouille ... En fait, j'ai décidé il y a bien longtemps de ne plus faire de reproche à quiconque tant que je ne serai pas paaaaaaarfaite et moi-même sans reproche. Sachant dès le début que je n'atteindrai jamais cet état ... cqfd.

Mettre son imperfection dans la perfection de Notre doux Père ...... c'est parfait! Se développe alors en nous une certaine compassion, une empathie avec notre prochain qui nous le fait aimer comme il doit l'être.




Questions ici :

Comment éviter les jugements hâtifs, les critiques fondées ou non, comment ne pas s'obstiner dans son idée au risque de blesser ou de paraître prétentieux? ... comment est la case " mon frère en humanité" ? .... Comment mettre en actes et en pensées ce que mon amie et moi-même exprimons ci-dessus avec des mots de chrétiennes, quand on ne veut/peut pas avoir recours à cet état de Chrétien ?.... Est-il possible dans la vie courante de s'affirmer sereinement en respectant la différence de l'autre et comment ?

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"Jacques 3:1 Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n’en recevrons qu’un jugement plus sévère"
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Atil

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 16 Déc 2010 - 9:35

S'affirmer devant autrui n'est-il pas la même chose que vouloir avoir raison ?

Ce qui compte c'est la Vérité, pas de savoir quel est celui qui la détient.
Si je défend ce que je pense être la vérité, qu'est-ce que je cherche vraiment à défendre ? La vérité elle-même ou alors Moi-même ?
La Vérité existe, qu'on la connaisse ou pas. Donc elle n'a pas besoin d'être défendue.
Alors pourquoi vouloir la défendre ?
Répendre la vérité peut être utile aux hommes ... mais parfois les hommes lui résistent tellement qu'insister à leurs présenter les indispose et les fait souffrir.
Il faut voir pouquoi on s'obstine à leur parler de la vérité; est-ce dans leur intéret ou dans notre intéret ?
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cébé

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 16 Déc 2010 - 12:33

Cela répond-il à ma question ou est-ce un développement de la question ?

J'ai l'impression de ne pas avancer avec ce que tu dis, Atil.

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Tétraèdre

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 16 Déc 2010 - 14:33

Au départ le mot chrétien ne veut rien dire car les pire anté christ se disent chrétiens et font exactement le contraire de ce qu'enseigne le catholicisme donc le christianisme non hérétique .
les faux chrétiens qui dominentt le monde dans toutes les violences divisent en sectes mensongères (20,000 sectes anglos teutones ) au lieu d'unifier dans la Vérité
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cébé

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 16 Déc 2010 - 15:11

hé ho du calme! .. ce fil n'est pas dédié aux attaques vagues et non fondées.
Le terme "anglos teutones" me déplaît prodigieusement en cette occurrence parce que plus que flou, mais non pas insignifiant.

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Atil

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Ven 17 Déc 2010 - 10:35

C'est l'Ego qui nous entraine à imposer NOTRE vérité aux autres au lieu de chercher simplement la vérité tous ensembles.
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Tétraèdre

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Ven 17 Déc 2010 - 16:39

Les anglos teutons sont les deux pays du protestantisme anti catholiques et de 500 ans de guerres génocidaires contre les catholiques des trois Amériques et de toute l'Europe et contre l'humanité entière
Seulement de 1939-45 = plus de 40 millions de catholiques massacrés
C,est vrai que la Vérité choque et déplaît
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Jean

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Sam 18 Déc 2010 - 17:19

Il s'est évadé de quel asile ce gus.

me rappelle quelqu'un du type....Amon Gaïa !
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Tétraèdre

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Dim 19 Déc 2010 - 16:14

Répare ton cerveau sale ignorant j,ai la certitude que tu ignorait le nombre de mort de 1939 45 = 54 millions dont 40 millions de catholique que tes amis nazis matérialistes ont massacrés
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Atil

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Lun 20 Déc 2010 - 10:04

Le Pape de cette époque avait refusé de condamner les nazis.
Probablement tellement il était raciste anti-Juif et anti-Communiste.
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Tétraèdre

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Lun 20 Déc 2010 - 15:46

Faux il existe des dizaine de bulles papales de Pie 12 condamnant le nazisme mais aussi le bolchéviasme et l'américanisme et bien entendu les violences du protestantisme axé sur les guerres sans fin ( 500 ans de guerres sans fin)
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Jean

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Lun 20 Déc 2010 - 17:55



L’Eglise catholique et le nazisme


L’historien italien Giovanni Miccoli a d’ailleurs montré dans ses travaux que le Vatican savait ce qui se passait.

Le 14 juin 1942, l’archevêque de Fribourg, Mgr Gröber, informa le saint-siège des massacres de juifs dans les pays de l’Est. La même année, l’évêque d’Osnabrück, Mgr Berning, s’exprima ainsi au Pape : "l’élimination totale des juifs subsiste clairement", "que peut-il arriver ? Les évêques peuvent-ils lancer depuis leur chaire une protestation publique ?".

Le nonce apostolique de Suisse, Mgr Bernardini a été contacté par Gerhart Riegner, membre du congrès Juif Mondial, qui avait établi un recensement des persécutions sur les juifs dans toute l’Europe. Le Vatican ne fit rien !

En 1942, un résistant catholique polonais est sollicité par des juifs du ghetto de Varsovie pour témoigner auprès du Vatican. Ces résistants juifs pensent que les autres juifs ne se laisseront pas faire s’ils sont mis au courant, et que l’Eglise catholique est assez influente pour prévenir tout le monde des atrocités commises. Ils veulent aussi que Pie XII "ferme les portes du paradis à ceux qui les persécutent". Le résistant polonais, Jan Karski, est rentré puis reparti clandestinement du ghetto où il a pu voir les conditions dans lesquelles étaient traités les juifs. Ensuite celui-ci a traversé l’Europe pour rejoindre le président polonais exilé à Londres. Ce dernier a prévenu le Pape des barbaries perpétuées sur les juifs en Pologne. Le Pape s’est alors contenté, à Noël 1942, d’exprimer ses "voeux pour ceux qui, pour simple question de race, sont condamnés".Ouah ! quel courage ! On ne se mouille pas de trop…

Le 16 octobre 1943, 1259 juifs de Rome sont déportés sous les fenêtres du Vatican, le Pape n’a même pas tenté d’empêcher, par sa présence, le départ du train. Il s’est contenté de faire ouvrir les portes des couvents de Rome pour sauver, quand même, quelques centaines de juifs.

Le 20 juin 1944, le nonce apostolique de Tchécoslovaquie reçoit Rudolf Vrba, un évadé d’Auschwitz, qui lui décrit la situation dans ce camp et qui lui explique qu’une nouvelle ligne de train vient d’être créée pour augmenter les capacités d’extermination. Ces informations seront conservées par le Vatican.

Malgré toutes les données récoltées par les alliés et l’Eglise catholique, personne n’a bougé. Même les historiens catholiques reconnaissent que Pie XII n’a jamais condamné publiquement la politique antisémite des nazis. Les alliés auraient pu bombarder les lignes de chemin de fer qui conduisaient aux camps ou même les détruire. Le Vatican aurait pu excommunier les nazis et appeler les catholiques à résister.

Un seul nazi a été excommunié, ce fut Léon Degrelle, le chef des fascistes belges, membre des SS. Celui-ci fut excommunié pour avoir porté l’uniforme pendant une messe et pour avoir agressé un prêtre. Ainsi le Pape a excommunié un nazi, non pas parce qu’il était nazi mais parce qu’il avait attaqué un membre du clergé. Les autres chefs nazis ont accepté cette sentence sans rien dire, preuve que le pape avait une marge de manœuvre plus grande qu’il ne voulait le faire croire.

Si le Pape avait excommunié les nazis, de profonds croyants, comme Paul Touvier, les auraient-ils soutenus ? L’Etat nazi aurait eu certainement plus de mal à contrôler l’Europe s’il avait eu les catholiques contre lui. Pourtant il n’en fut rien, pire dans de nombreux pays comme la France, l’Eglise catholique, dans sa grande majorité, a soutenu les gouvernements qui collaboraient avec l’Allemagne nazie. La seule protestation publique de l’Eglise est celle de Pie XII adressée, fin 1944, au président hongrois, Horthy, contre les souffrances infligées aux juifs. Etait-ce une protestation sincère ou un abandon des thèses antisémites à quelques mois de la victoire des alliés ?


Pourquoi cette complicité silencieuse du Vatican ?

Selon les historiens catholiques, le silence du Pape s’explique par la volonté de ne pas aggraver la situation et correspond à une certaine neutralité de l’Eglise catholique. Ceux-ci pensent que le Pape ne voulait pas condamner le nazisme pour protéger les catholiques vivants dans des pays sous domination allemande. En laissant les juifs se faire tuer, le pape protégeait les catholiques ! ! ! Cette version, qui est la plus favorable au Pape, est déjà une preuve totale d’égoïsme. "Je me protège et laisse les autres se faire tuer", c’est une réaction inattendue de la part d’une personne prêchant le sacrifice de soi et la protection des plus faibles !

Dans la même catégorie d’excuses, on prétend que le Pape n’a pas voulu condamner le nazisme pour protéger les catholiques d’Allemagne ainsi que le patrimoine de son Eglise dans ce pays. Le Pape a en effet été pendant plusieurs années le nonce apostolique d’Allemagne c’est à dire l’ambassadeur du Vatican dans ce pays. Il aurait eu une très forte affection pour l’Allemagne, les Allemands et surtout pour les catholiques allemands qu’il protège. Pie XII, nous disent ses défenseurs, avait peur que s’il excommuniait les nazis, les catholiques allemands soient martyrisés. Seulement faut-il rappeler que Himmler et Hitler étaient catholiques, qu’un quart des SS et 22 millions d’allemands l’étaient aussi.

Le silence du Pape aurait donc eu pour finalité la protection des catholiques. Mais n’y avait-il pas d’autres raisons de se taire ? Quel intérêt aurait eu le Vatican à dénoncer les fascistes et les nazis, ceux là même qui combattent les bolcheviques, ces ennemis jurés qui persécutent les religieux en Russie ? Quel intérêt pour l’Eglise de s’opposer à ses alliés anti-communistes ?

Il semble que l’anti-bolchevisme des nazis et des fascistes arrangeait plutôt l’Eglise catholique. Celle ci avait tellement peur des soviétiques qu’elle se sentait protégée par les fascistes et les nazis. On estimait sans doute que le nazisme était un moindre mal. On condamna l’agression de la Finlande par l’URSS, mais on ne dit rien sur les attaques fascistes en Grèce et en Yougoslavie. En 1937, le pape publie deux encycliques : "Divini redemptoris" condamne "le communisme comme intrinsèquement pervers" et "Mit bretender sorge" met en garde contre les "tentations paganistes" qui pourraient voir le jour dans le nazisme. Ainsi l’Eglise n’était pas toujours silencieuse. L’argument de la neutralité de l’Eglise n’est donc pas non plus valide ; le Pape était capable de condamner puisqu’il le fit contre les communistes ! Le Vatican savait également s’exprimer quand il a mis en garde les alliés de bombarder Rome.

Enfin, quel intérêt auraient les catholiques à protéger les juifs, ceux qui ont vendu le Christ ? Rappelons qu’à l’époque, et ce jusqu’à Vatican II, les catholiques priaient pour les "perfides juifs". L’Eglise catholique a bien mené avec succès une campagne contre l’exécution des handicapés pendant l’été 1941. Pourquoi faire campagne contre ces exterminations, malgré les risques de représailles, et ne pas le faire contre l’extermination des juifs ? La vie d’un handicapé chrétien est-elle plus importante que la vie d’un juif ? On prend des risques dans un cas, on n’en prend pas dans l’autre…

Rappelons également que nombre de prélats s’opposèrent à la déportation des juifs convertis au catholicisme. Pourquoi une telle différence de traitement d’affaires pourtant assez proches ? On sauve les handicapés catholiques, on proteste contre la déportation des juifs convertis et on se tait pour les autres ceux qui ne sont pas catholiques…On établit donc une hiérarchie de valeur pour chaque être humain. Le catholique serait-il supérieur au juif ? Ainsi il semblerait que, selon l’Eglise romaine, on n'a pas la même importance selon ses croyances. Pour l’Eglise catholique, un juif converti est un catholique alors que pour un nazi, il reste un juif. Quelques nuances dans les points de vue ce qui n’empêchent pas nos chers prélats d’approuver, et de soutenir la politique antisémite des nazis et de leurs collaborateurs !

Notons, enfin, que les juifs n’étaient pas les seuls à déplaire au Pape puisque à la libération de Rome, Pie XII exprima une requête aux alliés, il leur demanda de ne pas affecter de soldats noirs à la porte du Vatican…


L’Eglise catholique alliée du fascisme et du nazisme ! ? !

Si le Vatican n’a jamais soutenu, officiellement, les régimes nazis et fascistes, certains éléments tendent à prouver que ces régimes exerçaient une certaine séduction sur nombre de clercs ainsi que sur Pie XII. Ainsi les exemples, qui vont suivre dans un ordre chronologique, sont des extraits de la presse catholique française ou des citations de clercs français de l’époque. Ces éléments nous montrent que les soutiens de l’Eglise catholique pour le régime de Vichy, régime de collaboration à l’Allemagne nazie, étaient loin d’être minoritaires et isolés.

Déjà, bien avant la prise du pouvoir d’Hitler en Allemagne, des catholiques français admirent le fascisme et, sans s’avouer être fascistes, ils lui reconnaissent nombre d’avantages comme celui d’écraser leurs adversaires. En effet, une affiche de 1926 de l’Union Républicaine Catholique, affirmait : "Nous sommes une société et le fascisme en est une autre ; mais si le fascisme vous faisait disparaître, ô libres penseurs, que l’humanité serait bien débarrassée... !"

En 1933, le très catholique journal la Croix est satisfait car "le concordat allemand du 20 juillet est le plus grand évènement religieux depuis la réforme", La Croix "se réjouit de ce que le nouveau régime scolaire allemand comporte l’exclusion complète du laïcisme dans l’Ecole".

Ces deux éléments montrent une certaine séduction des idéologies d’extrême droite pour les catholiques, séduction qui vient justement du caractère religieux des régimes fascistes ou nazis.

En 1940, la France perd face aux Allemands, un régime de collaboration se met en place avec à sa tête le Maréchal Pétain. Ce régime demande aux français de ne plus considérer les Allemands en ennemis et de lâcher les armes. Pour être légitime auprès de la population, ce gouvernement dit de "Vichy", a besoin du soutien de l’Eglise catholique. Il obtiendra ce soutien, immédiatement et sans restrictions ; les catholiques appuient ce régime qui s’inspire de la doctrine sociale de l’Eglise et qui veut purger la France des juifs, des communistes, des socialistes, des francs-maçons, des libres penseurs, des athées…Tous ceux à qui on attribue la défaite française.

Le 30 juillet 1940, l’archevêque Salieges affirmait : "le gouvernement légitime de la France a, à sa tête un homme qui a fait don de sa personne à la France. Magnifique exemple de renoncement à tout égoïsme et d’amour généreux de la Patrie".

Le 2 octobre 1940, l’archevêque d’Aix déclare : "Nous devons tous nous serrer, sans hésitation, autour de l’illustre Maréchal".

Le 22 octobre 1940, on pouvait lire dans la Croix : "le chef de l’Etat professe des thèses semblables à celles du Souverain Pontife".

Le 19 novembre 1940, le cardinal Baudrillart, recteur de l’Université Catholique de Paris, déclarait : "Au ciel de la France de 1940, ciel chargé de tempêtes, une bienfaisante lumière s’est manifestée et a réveillé tous les espoirs ! Cette lumière, c’est bien sûr le Maréchal".

Le 16 février 1941, l’évêque Dutoit d’Arras rappelait les devoirs d’un bon catholique : "Le devoir est simple d’autant qu’il est grave : suivre et appuyer de notre confiance le Maréchal Pétain".

Le 3 décembre 1941, l’archevêque Baudrillart écrit : "Contre les puissances démoniaques, l’Archange Gabriel brandit son épée vengeresse, brillante et invisible. Avec lui sont unis et marchent les peuples chrétiens et civilisés qui défendent leur patrie, leur avenir aux côtés des armées allemandes".

En 1942, l’évêque de Marseille déclare : "nous n’ignorons pas que la question juive pose de difficiles problèmes nationaux et internationaux. Nous reconnaissons bien que notre pays a le droit de prendre toutes mesures utiles pour se défendre contre ceux qui, en ces dernières années surtout, lui ont fait tant de mal, et qu’il a le devoir de punir sévèrement tous ceux qui abusent de l’hospitalité qui leur fut si libéralement accordée".

Le 28 janvier 1942, le pape Pie XII envoie sa bénédiction au journal La Croix, en le qualifiant : "d’organe de la pensée pontificale".

Le 4 février 1942, l’évêque Lusaunier, directeur du séminaire des Carmes, déclare : "les français doivent obéir à Pétain, non à De Gaulle".

En mai 1942, dans la brochure " Français ! Vos évêques vous parlent", on pouvait lire : "Nous professons, dans le domaine social et civique, un loyalisme complet envers le pouvoir établi du gouvernement de la France, et nous demandons à nos fidèles d’entretenir cet esprit".

En février 1944, les évêques de France condamnent la Résistance armée, le Cardinal Gerlier déclare : "Pétain, c’est la France, et la France, c’est Pétain !"

On voit bien avec l’exemple de l’Eglise catholique en France, de quel côté elle se plaçait. Bien sûr, il y a eu des curés dans la résistance, au même titre que certains nobles étaient du coté de la révolution française, tout n’est pas blanc ou noir, mais il faut bien se rappeler que les grands pontifes, les "têtes" de l’Eglise, la majorité avait choisi les forces réactionnaires. Aujourd’hui, on nous reproche de remuer le passé. Faudrait-il se taire devant le révisionnisme de l’Eglise qui prétend (16 mars 1998) que : "le régime néo-païen du 3ème Reich a ses racines hors de la chrétienté" ?

Les idéologues et hommes politiques appartenant aux courants nazis ou fascistes se sont toujours appuyés sur les religions pour justifier leurs combats, et ils ont passé des alliances avec ces religions pour rallier les populations :

Le 11 février 1929, les accords de Latran sont signés entre le Vatican et l’Italie fasciste. Le Vatican redevient un Etat, l’Italie le dédommage de 750 millions de lires, la religion catholique devient religion d’Etat en Italie et enfin Mussolini obtient un précieux prestige aux yeux du clergé italien.

En janvier 1933, le NSDAP ( parti social nationaliste d’Hitler) perd 2 millions de voix, ce n’est que grâce au parti catholique, le Zentrum de Von Papen, qu’il devient majoritaire. Rapidement, et sans doute en remerciement, le 3ème Reich conclue un concordat avec le Vatican. Notons aussi que le Vatican interviendra, après la guerre, pour que Von Papen ne soit pas condamné au tribunal de Nuremberg.

Si le 3ème Reich était païen, pourquoi a-t-il bénéficié du soutien des Eglises chrétiennes (à l’exception de quelques protestants minoritaires) ? Pourquoi, en août 1936, les évêques allemands publièrent, à Fulda, une déclaration où "ils implorent la bénédiction du Ciel pour l’œuvre du Führer" ?

Pourquoi, le 17 mars 1933, les nazis prirent d’assaut la Deutscher Freiden Keverband (association allemande des libres penseurs) en lui interdisant "toute visée politique et/ou antireligieuse" ? Pourquoi le président slovaque, Mgr Tiso, pendant la seconde guerre mondiale, soutenait les nazis alors qu’il était prêtre catholique ?

Enfin, pourquoi, sur les ceintures des SS, on pouvait lire "Got mit uns" ("Dieu avec nous" ? Le régime nazi n’était pas un régime païen. Hitler lui-même, dans "Mein Kampf", se déclare être catholique.


Hitler et la religion catholique dans "Mein Kampf"

Hitler est né en 1889, à Branau, en Autriche, pays profondément catholique. Dans son livre " Mein Kampf" (mon combat) il expose ses points de vue et développe son idéologie. A plusieurs reprises, il parle favorablement de la religion chrétienne, et semble s’y retrouver, étrange pour un soi-disant païen !

On peut lire, sur l’enfance du petit Adolf : "j’y trouvais une fréquente occasion de m’enivrer de la pompe magnifique des fêtes religieuses. Quoi de plus naturel que la situation de mon révérend abbé m’apparût alors comme un idéal digne des plus grands efforts". A la page 560, Hitler nous dit que "le protestant le plus croyant pouvait marcher dans nos rangs à côté du catholique le plus croyant, sans que sa conscience dût le moins du monde entrer en conflit avec ses convictions religieuses". Hitler, un œcuménique avant l’heure ?

Hitler semble proposer une alliance des protestants et des catholiques contre les juifs, (page 557), "le juif a atteint son but : catholiques et protestants se combattent à cœur joie et l’ennemi mortel de l’humanité aryenne et de toute la chrétienté rit sous cape…".

Pire ce "païen", décidément très croyant, s’inspire de l’Eglise catholique : "Ici encore, il nous faut prendre des leçons de l’Eglise catholique. Bien que son édifice doctrinal, sur plus d’un point- et souvent d’ailleurs d’une manière surtout apparente- heurte la science exacte et l’observation, elle se refuse pourtant à sacrifier la plus petite syllabe des termes de sa doctrine. Elle a reconnu très justement que sa force de résistance ne réside pas dans un accord plus ou moins parfait avec les résultats scientifiques du moment, résultats d’ailleurs jamais définitifs, mais dans son attachement inébranlable à des dogmes établis une fois pour toutes, et qui seuls confèrent à l’ensemble le caractère d’une foi" (p456-457). On voit d’où les nazis tirent leur obstination, leur pensée dogmatique et bornée…

Enfin, dans les pages 306 et 307, Hitler justifie son antisémitisme par le christianisme : "Mais la meilleure définition en est fournie par le produit de cette éducation religieuse : par le juif lui-même. Sa vie n’est que de ce monde et son esprit est aussi profondément étranger au vrai christianisme que son caractère l’était, il y a deux mille ans, au grand fondateur de la nouvelle doctrine. Il faut reconnaître que celui-ci n’a jamais fait mystère de l’opinion qu’il avait du peuple juif, qu’il a usé, lorsqu’il le fallut, même du fouet pour chasser du temple du seigneur cet adversaire de toute humanité, qui, alors comme il le fit toujours, ne voyait dans la religion qu’un moyen de faire des affaires". Hitler s’il n’était pas croyant, comme l’affirment aujourd’hui les catholiques, s’est quand même étrangement bien inspiré de certaines valeurs chrétiennes ! ! !
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cébé

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Lun 20 Déc 2010 - 20:37

"Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme."


"Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme."


"Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique."


"Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé."


"L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement."


"la principale activité des curés consiste à saper la politique nationale-socialiste."


"Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat. Je me réserve le plaisir de rappeler moi-même à l’Église les nombreux cas où elle l’a violé. Qu’on songe, par exemple, à la collusion de l’Église avec les meurtriers de Heydrich. Non seulement des prêtres leur ont permis de se cacher dans une église de la banlieue de Prague. Mais ils leur ont permis de se terrer dans le sanctuaire de cette église.
"



citations extraites des Libres Propos d'Adolf Hitler.


**********************************************************



Le Cardinal catholique des Pays-Bas envoya une lettre dans chaque paroisse qui fût lue lors de la Messe du Dimanche. Cette lettre disait, entre autres, que « les Juifs n’étaient pas des animaux, que les femmes n’avaient pas à être séparées de leur(s) enfant(s), (…), que chacun devait garder espoir mais surtout garder la tête haute. »

Résultat : Le Cardinal a été honoré aux Pays-Bas mais Hitler se mit dans une rage folle == > 95% des Juifs Hollandais ont été tués (dont Anne Frank).

Pie XII est le Pape de la seconde guerre mondiale.

On peut décrire son action en trois points :

1° Avant la seconde guerre, en 1938, il parle. Il publie avec Pie XI une encyclique en Allemand « Mit brennender Sorge » où la théorie Nazie de la race est condamnée.

2° Pendant la guerre, de 1940 à 1945, voyant l’attitude d’Hitler en Hollande, il choisit de ne plus parler. Il estime que cela ne fera qu’exciter Hitler contre les victimes innocentes.

Mais il agit. Il envoie des messagers secrets à tous les couvents et évêchés d’Europe occupée pour que ceux-ci cachent les fugitifs, Juifs et autres et échappent aux autorités allemandes.
Les services du Vatican informent le pape du sort des Juifs, mais aussi d'autres horreurs nazies en Pologne, puis Russie. Pie XII fait un devoir moral, à travers la parole de ses nonces apostoliques envoyés partout, aux monastères, aux écoles chrétiennes, aux évêché, de reccueillir discrètement les réfugiers. Partout, des fillières sont organisées sous l'impulsion de la diplomatie Vaticane. On estime à 950 000 le nombre de Juifs qui en bénéficient, sans oublier les pourchassés de toute sorte. Ces filières sont mises au service d'autres pourchassés, venant de l'autre camp, lors des épurations à la fin de la guerre.




Problème:

lABSENCE DE COURRIERS OFFICIELS.

La raison en est simple : l'armée Allemande pouvait envahir le Vatican en franchissant, en 10 minutes, une simple ligne blanche tracée sur le sol de Rome. Pie XII et les cardinaux du Vatican, qui n'étaient pas idiots, firent tout par voie d'AMBASSADES ORALES.
Pie XII s'attendait à tout moment à être arrêté et le Vatican fouillé, d'où la décision de ne rien mettre par écrit.

Par contre, il existe des milliers de témoignages venant des messagers ORAUX que Pie XII a envoyé vers TOUS LES MONASTÈRES, TOUS LES ÉVÊCHÉS d'Europe.
Exemple: Le Père Emmanuel de Floris, alors Cellérier (= économe) de l'Abbaye bénédictine D'Ancalcat à la frontière espagnole. Les ordres venaient du Vatican. Leurs caves étaient à ce point ouvertes aux réfugiés (dont beaucoup de Juifs), qu'il a dû acheter de ses propres fonds (pour éviter la classique voie de l'obéissance) une colline entière et y planter des pommes de terre.

20 ANS APRES LA GUERRE, la mémoire de Pie XII est salie dans le grand mouvement libertaire qui s'attaque aux institutions de l'époque.
La controverse née au cours des années soixante avec la pièce de théâtre Le Vicaire, accusant le Pape Pie XII de son « silence » à propos des atrocités commises contre les Juifs, a repris en vigueur, surtout chez des hommes et des femmes qui n'ont pas connu ni vécu les persécutions nazies.

Tout de suite après la guerre, de nombreuses autorités juives se sont succédées devant le tribunal de l'Histoire pour témoigner de l'aide, des bienfaits et du soutien de l'Eglise auprès des victimes de la Shoah. Tous les historiens sérieux s'accordent maintenant à dire que ce « silence » apparent du Vatican agit la plupart du temps comme une couverture efficace pour sauver des vies.

Le film Amen, de Costa-Gavras, qui met en scène des hommes tourmentés entre le Bien et le Mal, doutant de leurs institutions respectives, l'Eglise catholique et le régime nazi, projette les fantasmes de ses réalisateurs qui n'ont pas pris part, eux non plus, à ce conflit, et qui se permettent de juger, voire de condamner les vrais protagonistes.

Pie XII fut acclamé par une foule en liesse à la libération de Rome. Un témoin de ce temps-là est Eugenio Zolli, le grand rabbin de Rome qui se convertit en 1945 pour l'amour de Dieu et de son Eglise, en prenant comme prénom chrétien celui du pape Pie XII.


D'autres témoignages :

1.1 Golda Meir, ministre des Affaires Etrangères d'Israël
"Nous partageons la douleur de l'humanité (...). Pendant la décennie de la terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du Pape s'est élevée pour condamner les persécuteurs et pour invoquer la pitié envers leurs victimes."
(Condoléances de Mme Golda Meir, ministre des Affaires Etrangères d'Israël, à la mort de Pie XII en 1958. Cité in "Itinéraires" n° 306)


1.2 Albert Einstein
"L'Eglise Catholique a été la seule à élever la voix contre l'assaut mené par Hitler contre la liberté.
Jusqu'à cette époque, l'Eglise n'avait jamais retenu mon attention, mais aujourd'hui, j'exprime ma grande admiration et mon profond attachement envers cette Eglise qui, seule, a eu l'inébranlable courage de lutter pour les libertés morales et spirituelles."
(Albert Einstein, cité par Mgr Roche et St Germain, in "Pie XII devant l'Histoire", avant-propos, ed. Laffont, p.14)


1.3 Pinhas Lapid, consul d'Israël
"Je peux affirmer que le pape personnellement, le Saint-Siège, les nonces et toute l'Eglise Catholique ont sauvé de 150.000 à 400.000 juifs d'une mort certaine.
Lorsque j'ai été reçu à Venise par Mgr Roncalli, qui devait devenir Jean XXIII, et que je lui exprimai la reconnaissance de mon pays pour son action en faveur des juifs alors qu'il était nonce à Istanbul, il m'interrompit à plusieurs reprises pour me rappeler qu'il avait à chaque fois agi sur l'ordre précis de Pie XII."
(Pinhas Lapid, consul d'Israël à Milan du vivant de Pie XII. Déclaration dans "Le Monde" du 13 décembre 1963. Cité in "Itinéraires" n°306, p.48)


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"Je comprend très mal d'ailleurs que l'on s'en prenne maintenant à Pie XII, alors que pendant de nombreuses années on s'est plu ici à lui rendre hommage.
Au lendemain de la libération de Rome, j'ai appartenu à une délégation de soldats de la brigade palestinienne qui a été reçue par le Pape, et qui lui a transmis la gratitude de l'Agence juive, qui était l'organisme dirigeant du mouvement sioniste mondial, pour ce qu'il avait fait en faveur des juifs."
(Id, déclaration in id.)


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"Les alliés, en juin 1944, entrèrent à Rome, et sur le bulletin de la brigade juive, qui combattait dans la VIIème Armée, on lit dans l'article de fond de première page :
"A l'honneur éternel du peuple de Rome et de l'Eglise catholique romaine, le sort des juifs a été rendu moins pénible grâce à leur offre, vraiment chrétienne, d'aide et d'abri. Aujourd'hui encore, beaucoup sont les hôtes des Maisons de Dieu qui avaient ouvert leurs portes pour les protéger contre la menace de déportation, qui pour eux était la mort certaine. (...)
Pour des raisons évidentes [1944], le moment n'est pas encore venu de raconter toute l'histoire des secours apportés par l'Eglise à notre peuple." "
(Lettre de Mr Pinhas Lapid à l'Osservatore Romano, édition hebdomadaire en langue française du 10 avril 1964)


1.4 Maurice Edelman, président de l'association anglo-juive
"L'intervention du pape Pie XII a permis de sauver des dizaines de milliers de Juifs pendant la guerre, a déclaré le président de l'association anglo-juive, Mr Maurice Edelman, député travailliste."
("La Gazette de Liège" du 23 avril 1964)

1.5 Rabin David Dalin
"Pie XII fut l'une des personnalités les plus critiques envers le nazisme. Sur 44 discours que Mgr Pacelli a prononcés en Allemagne [où il était Nonce Apostolique] entre 1917 et 1929, 40 dénoncent les dangers imminents de l'idéologie nazie. En mars 1935, dans une lettre ouverte à l'évêque de Cologne, il appelle les nazis "faux prophètes à l'orgueil de Lucifer". La même année, dans un discours à Lourdes, il dénonçait "les idéologies possédées par la superstition de la race et du sang". Sa première encyclique en tant que pape, Summi pontificatus, de 1939, était si clairement anti-raciste que les avions alliés en lâchèrent des milliers de copies sur l'Allemagne pour y nourrir un sentiment anti-raciste. (...)
Au cours des mois où Rome a été occupée par les nazis, Pie XII a donné pour instruction au clergé de sauver les Juifs par tous les moyens. Le cardinal Boetto de Gênes en sauva à lui seul au moins 800, l'évêque d'Assise, 300. Lorsqu'on remis au cardinal Palazzini la médaille des "justes" pour avoir sauvé des Juifs au séminaire romain, il affirmait : "le mérite en revient entrièrement à Pie XII qui a ordonné de faire tout ce qui était possible pour sauver les Juifs de la persécution." (...)

Dans le talmud, il est écrit : "Qui sauve une vie sauve le monde entier". Eh bien, plus que tout autre au XXème siècle, Pie XII a respecté ce principe. Aucun autre pape n'a été aussi magnanime avec les Juifs. Toute la génération des survivants de l'Holocauste témoigne que Pie XII a été authentiquement et profondément un juste. (...)
Je crois que le pape Pacelli a été le plus grand soutien des Juifs."
(Rabin David Dalin, "The Weekly Standard" du 21 février 2001)


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Citation :
Les révélations sur qui fut réellement Pie XII

Le 08 juin 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde -

À l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort du pape Pie XII (1939-1958) en octobre dernier, des voix se sont à nouveau élevées dans les media allemands pour prétendre que le Vatican ne se serait pas engagé en faveur des Juifs persécutés et que le pape aurait gardé le silence face au massacre de millions de Juifs européens pendant la Seconde Guerre mondiale. La grossière falsification historique de l’écrivain allemand Rolf Hochhuth continue, en effet, à jeter de l’ombre sur la figure de Pie XII. Sa pièce Le Vicaire (1963), qui fit scandale, donne l’image d’un pape aidant complaisamment le national-socialisme. La recherche historique internationale arrive cependant à une autre conclusion. Les faits historiques – que l’ouverture partielle des archives secrètes du Vatican permet d’établir plus précisément – livrent, en effet, un tout autre message. En soi, il n’a jamais été mis en doute qu’Eugenio Pacelli avait rejeté catégoriquement le national-socialisme, que ce soit en tant que nonce dans le Reich allemand (1917-1929), dans les années suivantes en tant que cardinal Secrétaire d’État, ou bien enfin en tant que pape. Thomas Brechenmacher, professeur d’histoire moderne à l’université de Potsdam et disciple de l’historien juif Michael Wolff sohn, a mis au clair récemment, dans le cadre d’une série de conférences sur ce thème organisées par les archives archiépiscopales de Munich, que Pacelli, déjà pendant sa nonciature à Berlin, s’était opposé à l’antisémitisme populaire et s’était engagé en faveur d’intérêts sionistes. Thomas Brechenmacher est l’un des spécialistes mondiaux de la recherche historique autour de Pacelli. Il a rappelé que ce pape italien avait œuvré en Allemagne après la Première Guerre mondiale, ce qui marqua profondément le reste de sa vie.

Un pape prudent

Brechenbacher a montré également comment l’attitude de la théologie vis-à-vis des Juifs avait évolué sous les papes Pie XI (1922-1939) et Pie XII. Comme cardinal Secrétaire d’État, Pacelli eut dès les années trente une conscience de plus en plus aiguë de ces questions théologiques : il saisit la nécessité d’une nouvelle théologie du judaïsme, se trouvant ainsi dans le mouvement qui conduirait à la Constitution « Nostra Aetate ». Pacelli rejeta, à cause de leur insuffisance théologique, les projets d’une encyclique sur les Juifs préparés par les jésuites Gustav Gundlach et Gustave Desbuquois. Ceux-ci s ’ appuyaient sur le principe du « double protectorat » - établi par le IVe concile du Latran (1215) - selon lequel l’Église devrait protéger à la fois les chrétiens face à « l'influence corruptrice » des Juifs, et les Juifs face aux actes de violence des chrétiens. Le refus par Pacelli d’une telle argumentation montre qu’il savait aussi agir avec circonspection dans le domaine politique, compétence qu’il avait acquise et développée en se confrontant aux idées allemandes. Il savait en effet que cette argumentation théologique aurait donné aux national-socialistes une occasion rêvée pour attiser la haine contre les Juifs.

Dans l’histoire de l’Église, ce n’est pas l’'hostilité qui est le motif dominant de attitude envers les Juifs. Le IVe concile du Latran avait réprouvé à leur égard toute forme de violence et d’expulsion. L’Église catholique combattit au cours de son histoire l’antisémitisme populaire et condamna clairement le racisme. Dès 1928, Pie XI fit condamner l’antisémitisme raciste dans un décret du Saint-Office : c’est aux Juifs qu’a été adressée la promesse divine, et, malgré ou à cause de leur aveuglement, l’Église prie pour eux.

(...)

Salué par les Juifs

Des Juifs eux-mêmes rendirent hommage à l’attitude de refus du Saint-Siège face au national-socialisme. Moshe Waldmann, homme politique sioniste, souligna que Pie XI et son cardinal Secrétaire d’État Pacelli étaient positivement disposés à l’égard des Juifs. (Waldmann rapportait par là un entretien qu’il avait eu en 1938 avec le Grand Rabbin de Rome.) L’entrepreneur juif de Rotterdam Joseph Salomon, conscient de la menace qui pesait à la fois sur les Juifs et sur les catholiques, soumit à Pie IX dès 1936 la proposition d’une action conjointe des deux « Églises » contre le régime de terreur. Et quelques années auparavant, en 1933, le nonce à Berlin, Cesare Orsenigo, avait reçu de Pie XI par l’intermédiaire de son Secrétaire d’État la directive de s’engager en faveur des Juifs opprimés – à cause de la mission universelle de l’Église envers tous les hommes, quelle que soit la religion à laquelle ils appartiennent. Les messages des publications et communiqués du Vatican dans le sens d’un antagonisme radical avec le national-socialisme furent reçus, comme le montre par exemple le rapport de l’Office central de la sécurité du Reich à Berlin après l’analyse de l’allocution de Noël du pape Pie XII en 1942. Dans la propagande nazie des années précédentes, il avait été déjà question du « Judaïsme mondial avec ses confédérés rouges et noirs ». Quand Pie XII, enfin, parla en faveur des Polonais et des Juifs, le ministre allemand des Affaires étrangères, Joachim Ribbentrop, brandit la menace de mesures de représailles au cas où le Vatican abandonnerait dans les affaires de politique étrangère la neutralité à laquelle l’obligeaient les Accords du Latran. Il est vrai que le Saint-Siège ne protesta pas contre les lois raciales de 1935 et la Nuit de Cristal de 1938 ; il les commenta cependant comme une injustice criante.

Protéger les catholiques

L’action du Vatican était guidée par plusieurs questions : Comment pouvait-on protéger les catholiques en Allemagne ? Une prise de parti en faveur des Alliés aurait-elle rendu impossible une mission en faveur de la paix ? Est-ce qu’une protestation publique aurait aggravé le sort des Juifs ? Pendant l’été 1942, en effet, après des protestations catholiques et protestantes aux Pays-Bas, les Juifs qui devaient être épargnés furent eux aussi emprisonnés. L’expérience montrait que les mesures de répression ne visaient pas les courageux évêques tels que von Galen (Munster), Faulhaber (Munich) et von Preysing (Berlin), mais leurs subordonnés. C’est ainsi qu’à la suite de déclarations de Mgr von Galen contre le programme d’euthanasie des personnes handicapées, 30 prêtres furent arrêtés, dont plusieurs moururent en camp de concentration. Récemment, la découverte dans les archives du Vatican de documents selon lesquels une campagne internationale d’information contre le national-socialisme avait été prévue dès 1937 a fait sensation. Ce fut le cardinal Faulhaber, de Munich, qui déconseilla la mise en œuvre de cette action – par crainte de nouveaux procès spectaculaires contre des prêtres et religieux, ainsi que de nouvelles fermetures d’écoles. Au-delà des déclarations et publications, il y eut beaucoup d’initiatives d’aide concrète : le bureau d’information pour les prisonniers de guerre, faisant partie de la Secrétairerie d’État du Vatican, ne se contenta pas de recueillir des informations, il aida aussi matériellement. À Rome, la moitié des 8 000 Juifs vivant dans la ville furent cachés plusieurs mois durant dans des couvents, séminaires et jardins d’enfants, ainsi qu’au sein même du Vatican. On estime réaliste le chiffre de 100 000 Juifs qui auraient été sauvés par l’action du Vatican. Le Vatican réussit également en intervenant auprès du président slovaque Jozef Tiso, lui-même prêtre catholique, à retarder des déportations, ce qui sauva la vie de nombreux Juifs slovaques. Le Rafaelswerk (1) aida l’émigration vers les USA et l’Amérique latine en finançant les voyages. Et avant tout, de faux certificats de baptêmes furent distribués en très grand nombre. « Le dogme et le national-socialisme se tenaient inconciliables l’un en face de l’autre », disait récemment Brechenma-cher. Le poids moral du Vatican ne lui fut pas suffisant pour pouvoir s’élever contre les puissances réelles et leur action. On ne peut cependant mettre en doute le sérieux et la sincérité de l’action du Vatican face à la persécution des Juifs. La question de savoir si l’on a toujours agi à temps et avec assez d’énergie reste à poser. Mais jamais il n’y eut d’affinité entre l’Église catholique et le national-socialisme.

Dr. Veit NEUMANN

1. Le Rafaelswerk est une œuvre de bienfaisance qui vient en aide aux personnes voulant émigrer. Dans les années 1940 c’était souvent l’unique recours pour émigrer et se sauver

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0806096_pie_xii


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http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2009/12/pour-servir-à-la-mémoire-de-pie-xii.html




La fondation « Pave the way » cherche la vérité sur Pie XII
Réflexions de son président, M. Krupp

Citation :
ROME, Jeudi 18 septembre 2008 (ZENIT.org) - La fondation « Pave the way » vient d'organiser un symposium pour rétablir la vérité historique sur l'engagement de Pie XII en faveur des juifs : son président, juif, M. Gary Krupp, a confié à ZENIT ses impressions à l'issue de l'audience accordée par Benoît XVI aux participants au congrès.

Il a souligné que les préjugés contre Pie XII ont la vie dure et qu'il sera difficile de dissiper la « légende noire » (née notamment après la pièce de l'Allemand de l'Est, Rolf Hochhuth : « Le Vicaire » en 1963) : « Notre symposium, a expliqué M. Krupp à ZENIT ce jeudi matin, a été très significatif puisque la fondation ‘Pave the way' croit que ce problème ne disparaîtra jamais même avec l'ouverture des archives du Vatican sur la période de la guerre ».

Il explique que les travaux de la fondation ont montré que « de nombreux messages et ordres ont été donnés oralement et cryptés ».

Or, déplore M. Krupp, « les chercheurs qui examinent les archives semblent croire que du moment que cela n'a pas été écrit, ce n'est pas arrivé, et le manque de découverte de documents ne produira que des accusations de destruction volontaire de documents ».

Face à ces résistances, la fondation a recueilli des dépositions de témoins, d'acteurs ou d'historiens. « Ces témoignages vidéo et notre livre de documents sont disponibles pour un examen dans le monde entier sur notre site Internet », a souligné M. Krupp.

On y trouve notamment l'intervention de Mgr Giovanni Ferrofino sur les directives reçues de Pie XII en faveur des juifs sauvés à travers le Portugal et l'Espagne, de Sir Martin Gilbert, historien de la seconde guerre mondiale, du jésuite Peter Gumpel, historien du Vatican spécialiste de Pie XII, de Mgr Sergio Pagano, préfet des Archives secrètes du Vatican, ou de survivants juifs au micro de Radio Vatican.

Enfin, M. Krupp a confié à ZENIT que « l'audience papale a été très gratifiante parce que le pape a été si aimable à l'égard de la fondation ‘Pave the way' et pour nos efforts en vue de commencer à apporter des preuves concrètes à l'avant-plan ».



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Un rabbin français remercie Pie XII et des prêtres catholiques de leur aideLettre du rabbin Zaoui au pape en 1944

Citation :
ROME, Lundi 3 novembre 2008 (ZENIT.org) - Un rabbin français remercie Pie XII et des prêtres catholiques de l'aide apportée aux juifs persécutés pendant la Shoah. Cette
lettre du rabbin André Zaoui, aumônier capitaine du Corps
expéditionnaire français, adressée à Pie XII le 22 juin 1944, se trouve
parmi les pièces les plus intéressantes de l'exposition sur la
biographie de Pie XII présentée aujourd'hui au Vatican. Une
pièce d'autant plus intéressante que l'exposition ne cherche pas à
faire le point sur les faits et gestes et les paroles de Pie XII en
faveur des juifs persécutés, mais à retracer l'itinéraire du pape
Pacelli de son enfance à sa mort en 1958, il y a cinquante ans. Elle
met en évidence
les facettes de sa personnalité, depuis son amour des animaux (on le
voit photographié avec un canari ou des agneaux), sa fascination pour
toutes les inventions modernes (son rasoir électrique et sa machine à
écrire, sa présence sur les ondes de Radio Vatican), son souci constant
des plus démunis (les matelas installés jusque dans les escaliers du
Palais apostolique ou à Castel Gandolfo pour accueillir les réfugiés,
sans distinction), son amour des arts (et son sauvetage des œuvres
d'art pendant la guerre, ou le concert de l'orchestre philharmonique
d'Israël, le 25 mai 1955, en signe de « gratitude pour son œuvre en
faveur des juifs persécutés pendant la guerre »), ses interventions
répétées contre la guerre, et son activité diplomatique, etc . Le rabbin Zaoui rappelle qu'il a pu assister à une audience
publique du pape « le 6 juin 1944 (sic !) à 12 h 20 », avec de « nombreux officiers et soldats alliés ». Il
mentionne aussi sa visite à l'Institut Pie XI « qui a protégé pendant
plus de six mois une soixantaine d'enfants juifs dont quelques petits
réfugiés de France ». Il dit avoir été frappé par la
« sollicitude paternelle de tous les maîtres » et il cite cette phrase
du préfet d'étude : « Nous n'avons fait que notre devoir ». Le
8 juin 1944, le rabbin Zaoui rapporte un autre événement auquel il a
participé : la réouverture de la synagogue de Rome fermée par les nazis
en octobre 1943. Il signale la présence d'un prêtre français,
le P. Benoît
« évadé de France » et qui s'est dévoué « au service des familles
juives de Rome ». Le rabbin rapporte ces paroles du prêtre et
l'impression forte qu'elles ont eues sur l'assemblée qui l'a reconnu et
acclamé : « J'aime les juifs de tout mon cœur ». Cette parole rappelle
au rabbin celle de Pie XI, qu'il rapporte ainsi : « Nous sommes
spirituellement des sémites ». André
Zaoui dit sa reconnaissance en ces termes: « Israël n'oubliera
jamais ». La lettre se trouve aussi reproduite dans le très beau et
très complet catalogue de l'exposition publié sous l'autorité du Comité
pontifical des sciences historiques (« L'Uomo e il pontificato
1876-1958 », « L'homme et le pontificat 1876-1958 », 238
pages, Libreria Editrice Vaticana, p. 157). Une lettre du
cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat, reproduite en fac similé
(pp. 13-14) souligne l'importance de ce catalogue et de l'exposition
qui aide à « faire mieux connaître un Pontife qui est reconnu à juste
titre comme l'un des plus grands personnages du XXe siècle ». Il
remercie vivement tous ceux qui ont participé à cette entreprise et
souhaite qu'elle contribuera « à faire apprécier, spécialement des
nouvelles générations, l'extraordinaire figure de ce pape, qui a su
préparer, avec une intuition prophétique des signes des temps, le
chemin de l'Eglise à l'époque contemporaine ». L'exposition
qui est organisée dans le « Bras de Charlemagne », soit le côté gauche
de la
colonnade du Bernin, lorsque l'on regarde la basilique Saint-Pierre,
ouvre à partir de demain, 4 novembre 2008, et ce jusqu'au 6 janvier
2009. Elle doit ensuite partir à Berlin et à Munich. Elle
a été présentée par le président du Comité pontifical des sciences
historique, le prof. Mgr Walter Brandmüller, par M. Giovanni Morello
(de la Fondation pour les Biens et les Activités culturelles de
l'Eglise), le journaliste spécialiste du Vatican du quotidien « Il
Giornale », Andrea Tornielli, les prof. Matteo Luigi Napolitano
(Université du Molise) et Philippe Chenaux (Université pontificale du
Latran), en présence du prof. Don Cosimo Semeraro, SDB, secrétaire du
Comité pontifical


Un autre document atteste l’action de Pie XII en faveur des juifs
Révélations de l’historien Peter Gumpel

Citation :
ROME, Mercredi 4 mars 2009 (ZENIT.org) - Un nouveau document atteste l'action de Pie XII en faveur des juifs, révèle aujourd'hui au micro de Radio Vatican l'historien Peter Gumpel, sj, relateur de la cause de béatification du pape Pacelli.

Il s'agit d'une Note extraite du « Mémorial des religieuses Augustines du Monastère de Quatre Saints Couronnés » de Rome, le fameux monastère qui a accueilli des juifs persécutés pendant l'occupation nazie, non loin du Latran, dont le séminaire était aussi plein de réfugiés.

On y lit ceci :

« Le Saint-Père veut sauver ses Enfants, y compris les Juifs, et ordonne aux monastères d'accorder l'hospitalité aux persécutés ».

La note date de novembre 1943. Elle comporte une liste de 24 personnes accueillies par le monastère, conformément à la volonté du pape.

Ce genre de témoignage est « rare » commente le P. Gumpel : la clandestinité et le danger impliquait la plupart du temps la destruction de toute trace, ce qui rend difficile la tâche des historiens. Ils doivent, comme le fait Yad Vashem interroger les survivants et enregistrer leurs témoignages.

L'historien ajoute :

« Il s'agit d'un document que j'ai moi-même obtenu des sœurs augustines, un document écrit, et important pour cette raison. Ce n'est pas le seul témoignage que l'on ait dans ce sens. Il y a de nombreux témoignages oraux, de religieuses et de prêtres mais aussi d'autres personnes mais souvent on manque de témoignages contemporains écrits, et cela a donné à certains - qui continuent d'attaquer Pie XII - de contester et de dire : « Il n'y a pas de documents attestant qu'il ait jamais fait quelque chose durant la rafle des juifs du 16 octobre 1942. C'est d'une fausseté totale. La seule chose à relever c'est qu'en temps de persécution et dans des situations comme celles dans lesquelles on vivait alors à Rome, quelqu'un de prudent ne mettait pas beaucoup de choses « noir sur blanc », parce qu'il y avait le danger que celles-ci tombent aux mains des ennemis et qu'ils ne prennent des mesures encore plus hostiles contre l'Eglise catholique ».


Le père Gumpel explique comment opérait le pape dans ces conditions :

« L'œuvre de sauvetage de Pie XII - par ailleurs attestée aussi par de nombreuses sources juives - a été faite à travers des messagers personnels - des prêtres - qui étaient envoyés à différentes institutions et à des maisons catholiques de Rome - universités, séminaires, paroisses, convents de sœurs, maisons de religieux - avec toujours ce même message : ‘Ouvrez vos portes à tous ceux qui sont persécutés par les nazis', et naturellement, cela valait en premier lieu pour les juifs ».

Pour ce qui est de la « résistance » à accepter ces témoignages, le P. Gumpel explique : « Nous avons affaire à des personnes qui disent en quelque sorte : ‘Nous croirons à l'œuvre de Pie XII en faveur des juifs seulement si nous avons un document écrit'. Nous avons maintenant deux documents écrits : l'un envoyé à l'évêque d'Assise, Mgr Nicolini, qui l'a fait voir à son collaborateur, le Révérend Brugnazzi. Ils ont ensuite été décorés tous les deux par Yad Vashem comme des ‘Justes parmi les Nations' ».

Le site de Yad Vashem consacre en effet toute une section au « réseau d'Assise » et à l'équipe de Mgr Giuseppe Placido Nicolini.


« Ici, à Rome, continue le P. Gumpel, nous avons maintenant ce document de la chronique des Sœurs Augustines cloîtrées. Je le répète : c'est une nouvelle confirmation qui peut être utile pour ceux qui veulent persister à dénigrer Pie XII et ce faisant attaquer l'Eglise catholique ».


Enfin, pour ce qui concerne la cause de béatification, le P. Gumpel précise : « La cause de canonisation de Pie XII a eu un verdict le 9 mai 2007 : 13 cardinaux et évêques du tribunal le plus haut de la Congrégation pour les causes des saints se sont prononcés à l'unanimité positivement en faveur des vertus du pape Pie XII. On attend la signature du décret par le pape » sur « l'héroïcité » des vertus du pape Pacelli.

Avant une béatification (étape précédant la canonisation), l'enquête de cette congrégation doit établir, rappelons-le, si le baptisé a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon héroïque. Ensuite, pour la béatification, il faut l'authentification d'un miracle dû à l'intercession du candidat à la gloire des autels. Il faudra un nouveau miracle pour que la canonisation aboutisse ensuite : le processus prend des années et parfois des siècles.

Rappelons aussi que l'image de Pie XII était très positive à sa mort, et il a reçu un hommage unanime en particulier dans la communauté juive, comme en témoignage le message de Mme Golda Meir. Cette image a ensuite été brouillée à partir de la publication de la pièce de théâtre « Le Vicaire », dont la documentation est très contestée par une nouvelle génération d'historiens.

Elle était due à l'auteur d'Allemagne de l'Est Rolf Hochhuth. L'œuvre originale, qui durait huit heures, avait été, selon les critiques de théâtre, « manifestement écrite par un débutant ».

Pour améliorer la pièce et faire en sorte qu'elle puisse être jouée, Erwin Piscator, un habile metteur en scène et producteur, est venu en aide à Hochhuth. Selon le père Gumpel, Erwin Piscator était « manifestement communiste. Réfugié en Union soviétique pendant la Deuxième guerre mondiale, il avait travaillé en Allemagne et aux Etats-Unis auprès de bureaux et d'universités notoirement procommunistes ».

Il est évident pour le père Gumpel que « la réduction de la pièce à deux heures et le montage du texte avec les calomnies contre Pie XII sont dus à l'influence de Piscator » (cf. Zenit du 19 février 2007).

Quant à la responsabilité de l'Union soviétique dans cette opération, l'historien explique qu' « au Vatican on savait depuis longtemps que la Russie bolchevique était à l'origine de cette campagne de discrédit contre Pie XII ».

Et de préciser que

« dans les pays occupés par les communistes après la seconde guerre mondiale, « Le Vicaire » de Hochhuth était obligatoirement représenté au moins une fois par an dans toutes les grandes villes ».

Il cite:

« les quotidiens et les revues communistes comme l'Unità en Italie et l'Humanité en France, qui ont fait une grande propagande à l'œuvre de Hochhuth : aucun doute donc quant à son influence communiste ».

« Je ne peux affirmer que Hochhuth était un agent des russes, affirme le père Gumpel, mais il est évident que son œuvre a été fortement influencée par l'appareil communiste »

Anita S. Bourdin

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Jean

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mar 21 Déc 2010 - 7:51


Très enrichissantes ces infos supplémentaires. Peut être qu’en faisant tranquillement une « correspondance » avec celles que j’ai (copié – collé) précédemment, donner un éclairage sur cette époque qui a dévasté l’Europe, au nom d’une vision très particulière.

Pour éventuellement « recentrer » ma « vision ».

La Foi, ne peut être à mon avis qu’une appréciation personnelle. Je ne porte pas d’attaque contre le Christianisme en général, ni contre le catholicisme en particulier. Je ne peux m’appuyer que sur des écrits, à la condition qu’ils soient crédibles, quel que soit le plateau de la balance où ils se trouvent.

Il est cependant indéniable sur le plan historique, que la Chrétienté, sous le couvert de l’église est responsable de la mort de nombre d’humains, et la liste est longue.

On ne peut qu’en faire le constat. Nier ce fait, est une preuve d’aberration mentale
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Tétraèdre

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mar 21 Déc 2010 - 14:58

Concordat irrespecté par Hitler et concordat contre le bolchéviste avant les massacres .
et vous confondez malicieusement les catholique et les papes avec les rois des pays catholiques .
L,Église catholique n"a jamais eu d'armées ni d'armes en 2000 ans. et les seuls violences des catholiques par les rois catholiques furent toujours de la légitime défenses contre les impérialistes romains islamiques et protestants.
Les catholiques furent attaqués par les barbares islamiques jihadistes puis par les protestants nazis et ce ne sont pas les catholiques qui ont attaqués . Légitime défense
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Atil

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mar 21 Déc 2010 - 17:01

Tétraèdre a écrit:
Concordat irrespecté par Hitler et concordat contre le bolchéviste avant les massacres .
et vous confondez malicieusement les catholique et les papes avec les rois des pays catholiques .
L,Église catholique n"a jamais eu d'armées ni d'armes en 2000 ans. et les seuls violences des catholiques par les rois catholiques furent toujours de la légitime défenses contre les impérialistes romains islamiques et protestants.
Les catholiques furent attaqués par les barbares islamiques jihadistes puis par les protestants nazis et ce ne sont pas les catholiques qui ont attaqués . Légitime défense

Le chef des catholiques c'est le Pape.
Et le Pape a toujours eu une armée (actuellement ce sont les gardes suisses).
La Pape était aussi un prince régnant sur un état, et plusieurs fois il a fait la guerre, à l'époque de la renaissance, pour agrandir ses possessions territoriales.
A l'époque carolingienne, les Papes étaient même des princes cruels et matérialistes qui se préoccupaient plus de faire la guerre que de s'occuper de choses spirituelles.

Le Protestantisme ne peut pas posséder d'armée (bien que des princes protestants puissent en avoir, personellement).
par contre l'église catholique étant représentée par un homme, celui-ci peut trés bien posséder des armées et en user pour massacrer des gens.
L'histoire le montre.
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cébé

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mar 21 Déc 2010 - 18:29

Atil a écrit:


Le chef des catholiques c'est le Pape.
Et le Pape a toujours eu une armée (actuellement ce sont les gardes suisses).

La Pape était aussi un prince régnant sur un état, et plusieurs fois il a fait la guerre, à l'époque de la renaissance, pour agrandir ses possessions territoriales.
A l'époque carolingienne, les Papes étaient même des princes cruels et matérialistes qui se préoccupaient plus de faire la guerre que de s'occuper de choses spirituelles.

Le Protestantisme ne peut pas posséder d'armée (bien que des princes protestants puissent en avoir, personellement).
par contre l'église catholique étant représentée par un homme, celui-ci peut trés bien posséder des armées et en user pour massacrer des gens.
L'histoire le montre.

Depuis le milieu du XIX siècle, plus aucun Pape n'a de pouvoir temporel. Bien entendu le Vatican reste un pays avec le Pape à sa tête, mais s'il y a encore une seule personne qui croit au pouvoir militaire du Pape, je vais étouffer de rire. Ses gardes suisses, même bien entraînés, ne servent qu'à sa protection .....


... Atil tu vis trop dans le passé ! cite-moi un seul Prince qui se reconnaît, se déclare protestant actuellement ( puisque tu mets ta phrase au présent).


Ce qui est remarquable, c'est que depuis que la papauté n'a plus de pouvoir temporel, les Papes font enfin leur travail de Pape! .... Par exemple, il n'y a jamais eu autant d'encycliques, de lettres et autres écrits sur le Salut des Hommes de leur part que depuis ce temps-là ( mi 19ème siècle).





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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mar 21 Déc 2010 - 19:02

Nous sommes malheureusement confrontés à un intervenant qui :
- Soit il joue…. Et doit rire gentiment de nos interventions
- Soit Il est sincère

Si, c’est de 2ème cas qui est une réalité…..

....Cet intervenant fait montre alors d’une inculture crasse, d’un sectarisme hallucinant, déformant, mentant d’une façon éhontée sur des faits historiques.

L’église de Rome, n’a pas eu d’armée, pas besoin ; mais par son autorité, en faisant miroiter des royaumes ou des puissances,absolvant crimes, viols et vols, elle s’est attachée les services des princes et des rois, allant jusqu'à l'excommunication, s'ils ne se pliaient pas aux directives de l'église de Rome

St. Rémi s’est illustré en Gaule en la faisant envahir par les Francs, pour soumettre les Gaulois à l’autorité de Rome. Pour cela, il a promit la Royauté à un petit chef de tribu,un germain du nom de Clovis.

Charlemagne a massacré, dans son propre royaume (ne pas oublier qu’il n’est pas Gaulois, mais Germain, né à Aix la Chapelle),au nom de Dieu et de l'eglise,(plus de 4000 soldats "païens" en une seule journée) puis a tenté la même chose en Espagne (où il a pris une "fessée) pour soumettre les Comtés Catalans, ou fleurissait l'Arianisme gothique…Sous la promesse d’être sacré empereur de Droit Divin

C’est Innocent III, je crois qui déclare l’Occitanie « Terre de chasse » et par ce fait permet à tout « chrétien » de tuer, voler, piller en pays Occitan
Un peu de croisades….entre deux....Godefroy de Bouillon était évêque non ?
N’oublions pas l’Inquisition....Torquemada....St. Ignace de Loyola.....St. Dominique.
Ni la destruction, ordonnée par les prêtres (pour voler leur terres, leurs métaux, esclavager) de l’empire Aztèque et de l’Empire Inca.





Dernière édition par Jean le Mer 22 Déc 2010 - 11:55, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mer 22 Déc 2010 - 9:30

N'oublions pas une chose :
Jamais le pape n'a abandonné le pouvoir temporel sur Rome.
Ce sont les armées d'unification de l'Italie qui le lui ont enlevé de force.
Le Pape est actuellement pacifique parcequ'on l'a privé de ses forces armées.
Pour prétendre qu'un homme est vraiment de nature pacifique, il faut voir comment il se comporte quand il a des hommes armés jusqu'aux dents prets à lui obéir aveuglément.
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Tétraèdre

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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Mer 22 Déc 2010 - 14:22

Les papes n'ont jamais eu d'armées ni d'armes pouvant faire quelque guerre que ce soit, Vous mentez
Et l'Église catholique livrés les criminels aux pouvoirs civil comme tous les citoyens ont le devoir de le faire
Votre ignorance concernant tous les sujets fait peur . Vous êtes des véritables monstres pro morts
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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 23 Déc 2010 - 9:30

Tétraèdre a écrit:
Les papes n'ont jamais eu d'armées ni d'armes pouvant faire quelque guerre que ce soit, Vous mentez

Quelle ignorance !
Le Pape étant un chef d'étaut, il possède forcément une armée. Actuellement celle-ci est réduite à quelques gardes suisses.



Citation :
Et l'Église catholique livrés les criminels aux pouvoirs civil comme tous les citoyens ont le devoir de le faire
Votre ignorance concernant tous les sujets fait peur . Vous êtes des véritables monstres pro morts

Quelle ignorance !
Certains papes se sont comportés comme des criminels. C'est pourtant trés bien connu.
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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 23 Déc 2010 - 9:31

Les Papes n'ont pas toujours été
un exemple de conduite dans le monde catholique, loin de la.

Il leurs faudra plusieurs siècles avant d'acquérir
un semblant de dignité à la hauteur de leur
fonction.

Au début du Moyen Âge, les Papes
étaient élus par le peuple de Rome en tant qu'évêques
de la Ville éternelle. Ces élections se déroulaient
sous la pression des grandes familles qui se partageaient
le territoire de la ville.

Dans les dernières décennies de l'ère
carolingienne se succèdent des papes qui n'ont rien
des qualités spirituelles qu'on leur prête.
Brigands, jouisseurs, voleurs, guerriers, ils se comportent
en chefs de gang, accumulant richesses sur richesses dans
leur résidence officielle du Latran.

Le pape Formose, fils du prêtre Léon, avait été
à la tête d’une faction contre le Pape
Jean VIII et fut deux fois excommunié par celui-ci.
Mais il fut quand même élu Pape en 890.

En 896, le chef de la maison de Spolète qui était
alors une femme, Agiltrude, s’empare de Rome et prend
le contrôle de la Papauté. Vindicative, elle
n’avait pas oublié la trahison du Pape Formose
à l’égard de son fils Lambert.
Benoît / Etienne VI ou VII (896) devient alors le nouveau
Pape. Sous l'influence d'Agiltrude, il fait exhumer le cadavre
de son prédécesseur Formose, lui fait un procès
et le jette dans le Tibre. Ce concile dit "cadavérique"
choqua une bonne partie de la noblesse romaine qui fomenta
une émeute pour le renverser en 897; on le jeta bas
du trône pontifical; on le déshabilla vivant
pour le vêtir d'un froc de moine, on l'emprisonna puis
on l'étrangla, ce fut le deuxième pape assassiné.

En moins de huit ans, de 896 à 904, neuf papes se succédèrent.
Tous mécontentèrent une partie de l’aristocratie,
soit en essayant de réhabiliter Formose, soit en salissant
davantage sa mémoire. Le parti des ducs de Spolète
était antiformosien et celui des allemands était
formosien.

Léon V est alors élu pour trois mois en 903,
mais Il sera emprisonné et étranglé,
à la suite d'une révolte, par l'antipape Christophore.
Celui-ci sera également arrêté et étranglé
en 904 sur l'ordre de son successeur, Serge III (904 - 911)
du parti des antiformosiens et assisté par le comte
Théophylacte de Tusculum (haut fonctionnaire du Palais
pontifical et duc de la milice romaine). Ce dernier prend
ainsi le contrôle de la papauté romaine. Il est
assisté de sa femme Théodora I, et de ses filles
: Théodora II la jeune et Marouzie.
Avec Serge III commence la période dite de la pornocratie
(ou de l'influence des femmes débauchées) qui
durera jusqu'en 963. D'ailleurs il eut un fils, le futur Jean
XI, avec Marouzie Théophylacte, qui était sa
maitresse dés l'age de 13 ou 15 ans).

Jean X, ancien archevêque de Ravenne, et amant de Théodora
II sera ensuite pape de 914 à 928. En 924 il poussera
le peuple à tuer Albéric 1er, roi d'Italie et
mari de Marozie, qui avait tenté de le renverser avec
une armée de barbares hongrois. Il sera ensuite renversé,
emprisonné et assassiné (étouffé
sous un oreiller) par Marouzie, remariée avec Guido
de Toscane qui s'était emparé de Rome.

On appelle cette période très sombre de la papauté
"L'âge de fer". A cette époque, la
papauté tomba entre les mains de Marouzie. Celle-ci
s'ingéra directement dans les affaires romaines et
sut tellement intriguer qu'elle dirigea la papauté
pendant quarante ans.
C'est elle qui fera monter sur le trône pontifical son
fils illégitime Jean XI (931-936) qu'elle avait eu
du pape Serge III. (Marozie aurait même eu des relations
incestueuses avec son propre fils).
Elle empoisonera ensuite son mari Guido de Toscane en 929,
et elle épousera le demi-frère de celui-ci,
Hugo, roi de Provence puis d'Italie, aprés l'avoir
fait divorcer.

Alors Albéric II, fils de Guido et Patrice de Rome,
la renversera alors (lors de la cérémonie de
maripuis la jettera en prison où elle demeurera jusqu’à
sa mort. Albéric fera aussi empoisonner Jean XI.(son
demi-frêre) et nommera un pape-fantoche : Leon VII (936-939).
Puis Étienne VIII, un Allemand, sera élu Pape
en 939, mais il sera défiguré par le peuple
lors d'une révolte en 942.
Lui succéderont deux papes-fantoches nommés
par Albéric II : marin II (942-946) puis Agapet II
(946-955).

Puis viendra Jean XII, batard d'Albéric II, qui sera
Pape de 955 à 963. On l'appelait l'«enfant Pape»
parce qu'il fut élu souverain pontife à 16 (ou
18) ans. Il fit du palais de Latran un bordel, il nourrissait
ses 2000 chevaux avec des amandes et des figues trempées
dans du vin, il pillait les offrandes des pèlerins,
violait les étrangères dans la basilique Saint-Pierre
et buvait à la santé du Diable pendant les orgies
offertes au palais de Latran. Il fit aussi castrer ou crever
les yeux de ses opposants.
Il sera déposé par l'empereur germanique Othon
I le Grand qui désapprouvait ses moeurs et avait décidé
de le sanctionner pour son attitude immorale.

En présence de tout le peuple, on accusa le saint père
d’avoir joui de plusieurs femmes, et surtout d’une
nommée Étiennette, qui était morte en
couche. Les autres chefs d’accusation étaient
:"d’avoir fait évêque de Todi un enfant
de dix ans, d’avoir vendu les ordinations et les bénéfices,
d’avoir fait crever les yeux à son parrain, d’avoir
châtré un cardinal, puis ensuite de l’avoir
fait mourir; enfin de ne pas croire en Jésus-Christ,
et d’avoir invoqué le diable".

Il mourra assassiné par un mari jaloux qui l'avait
trouvé dans un lit avec sa femme Stefanetta.
On a écrit que ne croyant pas à la religion
dont il était pontife, il ne voulut pas recevoir le
viatique en mourant.

Jean XII était mort sans héritier direct mais
la famille Théophylacte n’était pas abattue
pour autant. Deux branches cadettes mais rivales n’allaient
pas tarder à s’emparer du pouvoir à Rome
: les Crescentis (descendants directs de Théodora II)
et les Albericis.(descendants directs d’Albéric).
L'empereur germanique Othon I imposa d'abord un Crescenti
comme pape : Jean XIII (965-972), fils de Théodora
II (sœur de la terrible Marouzie).

La mort du puissant Otton I en 973 permit à un autre
fils de Théodora II, Crescentius , de prendre le pouvoir
à Rome. Il fera étrangler le Pape Benoît
VI (973-974), imposé par l'empereur, et installera
son ami Franco à sa place sous le nom de Boniface VII
(974 puis 984-985). Lors de son deuxième règne
Boniface VII fera emprisonner le pape Jean XIV (nouveau pape
allemand nommé par l'empereur Otton II) et le laissera
mourir de faim.
Ensuite Otton III désignera un allemand, son propre
cousin Bruno, comme pape sous le nom de Grégoire V
en 996. Ce dernier sera chassé de Rome par Crescentius
II (fils de Crescentius ou frère de Jean XIII) qui
nommera Jean XV comme nouveau Pape.

Mais en 998, l'empereur germanique Otton III parut à
la tête d’une puissante armée et fit décapiter
Cerscentius II. Jean XV eut les yeux et la langues arrachés,
le nez et les oreilles coupés. On le jeta en cet état
du haut du château saint Ange dans la place. Il continua
pourtant de survivre jusqu'en 1013 à l'abbaye de Fulda.

Grégoire V fut rétabli comme Pape mais, l'année
d'après, il mourait, empoisonné.

Otton III imposa alors Gerbert d'Aurillac (Sylvestre II :
999-1003).
Crescentius III, le fils de Crescentius II, pris le controle
de Rome et en garda le contrôle jusqu’à
sa mort en 1012. Il disposa de la Papauté à
trois reprises, en élevant successivement Jean XVII
(1003), Jean XVIII (1004-1009) et Serge IV (1009-1012).

En 1012, la maison de Tusculum, acheta le pouvoir au nouvel
empereur germanique Henri II dont elle se reconnaissait vassale.
Benoït VIII Théophylacte (1012-1024) devenait
ainsi Pape et les derniers Albericis et Crescentis, ses cousins,
furent éliminés.

A sa mort son frère prit sa place sous le nom de Jean
XIX : il vivra dans la débauche, jusqu'en 1032.
Avec le décès de celui-ci, le troisième
frère, Albéric III, confiera la papauté
à son fils Benoît IX Théophylacte (1032-1048)
: élu pape vers l'âge de 12 ou 14 ans, ce dernier
récupéra le siège papal deux fois. Deux
autres papes furent élus à prix d’argent
et s'opposèrent à lui. Mais, par une conciliation
heureuse, ces trois papes s’accordèrent à
partager les revenus de l’église, et à
vivre en paix chacun avec sa maîtresse. Finalement Benoît
IX Théophylacte revendra sa charge pontificale à
son propre parrain, qui prit le nom de Grégoire VI
(1045-1046).

Appelé par l’aristocratie romaine, l'empereur
germanique Henri III réunit alors un grand Concile
à Pavie en 1046, qui condamna sévèrement
la simonie de Grégoire VI et l'exila.
Un nouveau pape allemand fut nommé : Clément
II .... qui sera empoisonné en 1041 par Benoît
IX, qui reprendra ainsi sa place..
La période de la pornocratie ne prit réellement
fin qu’avec sa chute en 1048 devant l'armée de
l'empereur Henri III.

A considérer ce scandale permanent, on pourrait penser
que c'en était fini de l'Église catholique et
de la papauté ! Mais le salut va venir du clergé
régulier, celui qui vit selon une règle monastique.
Henri III, le plus énergique de tous les empereurs
germaniques, va en effet imposer Bruno de Toul comme Pape
en 1049. Sous le nom de Léon IX (1049-1054) il formera
le collège réformateur de la papauté

. Pour réussir dans son entreprise, le Pape, qui, au
début du Moyen Âge, était simplement considéré
comme l'évêque de Rome, voudra imposer sa prééminence
sur les autres évêques.
C'est sous son pontificat, en 1054, que se confirme la rupture
définitive entre l'église romaine, qui prétend
au qualificatif de catholique, c'est-à-dire universelle,
et l'église byzantine, qui se qualifie d'orthodoxe
(en grec : conforme à la vraie Foi).

Ensuite viendra Grégoire VII (1073-1085) : Il était
l'amant de Mathilda, duchesse de Toscane. Mais il continuera
la réforme (qui sera appelé la réforme
grégorienne).
L'évêque Yves de Chartres et les moines de Cluny
furent les principaux inspirateurs de cette réforme,
qui visait à instaurer l'autorité du Pape sur
la chrétienté.
Grégoire VII commenca par proscrire le mariage et le
concubinage des prêtres; il condamna également
la simonie.
Enfin, par vingt-sept propositions célèbres
de 1075 (le Dictatus papae), il réserva au collège
des cardinaux l'élection des papes.
Il condamna les investitures laïques, c'est-à-dire
le droit qu'avaient les souverains de nommer les évêques.
L'Église sorti considérablement rajeunie de
cette réforme grégorienne.
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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 23 Déc 2010 - 9:38

Extrait d'un article de Wikipedia montrant que le Pape a augmenté l'étendue des états pontificaux en annexant d'autres états, ainsi que le ferait un simple roi :

... Pendant les guerres d'Italie, le pape Jules II prend possession des villes que César Borgia avait conquises en Romagne et dans les Marches. Léon X y ajoute les villes d'Émilie : Modène, Parme, Plaisance et Reggio.
En 1598, Clément VIII annexe Ferrare et Comacchio.
En 1631, Urbino est intégré aux États pontificaux, puis Castro et Ronciglione en 1649.
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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 23 Déc 2010 - 9:47

Le Pape n'a jamais eu d'armée ?
Voici un extrait parlant de l'armée pontificale et des zouaves pontificaux :

...En 1860 le sort de l'État pontifical paraît critique. Les puissances catholiques se désintéressent de la question, aussi le camérier secret du pape Pie IX, Mgr Xavier de Mérode, ancien militaire devenu pro-ministre des armes, décide de faire appel au général de Lamoricière
pour réorganiser et commander l'armée pontificale. Pour augmenter les
effectifs, Lamoricière recourt à l'enrôlement volontaire et fait appel
aux
états catholiques. Belges et Français constituent un bataillon des
tirailleurs franco-belges sous les ordres du vicomte Louis de
Becdelièvre.
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MessageSujet: Re: Jugements hâtifs, avoir raison, s'affirmer sereinement......   Jeu 23 Déc 2010 - 13:32

1860



réveille-toi Atil, nous sommes en 2010!


Zzzz

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