Philosophia

Philosophie, spiritualité, sciences
 
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 Philosophia c'est le désert

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sophie.h

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 17 Juil 2012 - 10:12

De mon côté, je me demande souvent pourquoi j'aime réfléchir et me poser autant de questions existentielles... Enfin bref...
Vous avez eu un parcours très difficile. Vous revenez de loin et vous avez certainement une vision de la vie très intéressante ! Je trouve dommage de ne pas la partager avec les autres. C'est tout.
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Jean

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 17 Juil 2012 - 10:51

Hum ! Je partage, croyez le bien ! Mais, même si je n'ai pas de "complexes", je m'aime "m'étaler".

Juste.......Elu pendant 22 ans, (arrêt pour raison de santé), créateur de deux centres culturels, dont avec d'anciens amis, la bibliothèque Elsa Triolet (elle nous a fourni les fonds pour acheter quelques centaines de livres), puis plus tard dans la Communauté du Terroir de Caux ( 71 Communes), la première dans son genre et parrainée par la Fondation de France.........

Donc... "Ben", la plus part du temps, en effet...je lis. C'est tout !

Bien que.............j'ai déjà eu maille à partir ici.......Mais...moi, je suis toujours là !

J'ai changé de speudo, après un problème "d'ordi", mais je suis là depuis presque le tout début de ce forum. Cébé, peut confirmer si besoin.
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sophie.h

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 17 Juil 2012 - 11:35

Votre parcours est une réussite en soi, qui est encore plus remarquable lorsque l'on sait d'où vous partez.
D'ailleurs, pour donner un exemple, un exploit sportif n'est vraiment impressionnant que lorsque l'on sent que le sportif y met "toutes ses tripes". Peu importe parfois si il gagne ou si il perd même si l'on voudrait bien souvent qu'il gagne. Mais sa façon de se dépasser est remarquable en soi et c'est déjà une belle victoire.
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cébé

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 17 Juil 2012 - 19:23

Citation :
Cébé, peut confirmer ...

Je confirme, même s'il n'y a pas besoin et affirme en toute simplicité que l'amitié de Jean m'est précieuse sunny

.... Et puis, c'est un fidèle sur Phi alors même s'il est devenu un chouilla muet, j'apprécie sa présence silencieuse, vivante et bienveillante Smile


_________________
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Tenzin Dorje

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 4:33

En fait,

Philoforum semble out,

Alors des participants en manque ont cherché d'autres forums de philo.
Ils sont tombés sur digression, ils sont peut-être tombés sur le forum dédié à Spinoza, ils sont même tombés sur philosophia.

Du coup, il y a des occurrences de "jésus schizo" sur tous les forums du même genre

Et il y a aussi sophie.h en recherche de correspondances Smile

Mais je ne crois pas que tu trouveras ton bonheur ici. Philosophia est une vieille maison familiale semi-abandonnée, dans laquelle des bons vieux habitués restent à tirer sur leurs pipes, à savourer leurs thés, à regarder le feu dans la cheminée, sans dire un mot, sans avoir besoin de communiquer pour se comprendre, en toute amitié Smile On y joue même au scrable.
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sophie.h

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 6:31

Alors je vous laisse dans votre télépathie virtuelle et amicale... Ce n'est pas mon délire !
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Tenzin Dorje

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 7:03

sophie.h a écrit:
Alors je vous laisse dans votre télépathie virtuelle et amicale... Ce n'est pas mon délire !

Si vous aviez :

1. patience

2. une vie sociale épanouie en-dehors du net

Je pense que ça le serait davantage.

Ce n'est pas un reproche : j'espère, au contraire, que vous trouverez patience & épanouissement I love you
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sophie.h

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 7:20

Merci Madame la Grande Prêtresse mais vos conseils vous pouvez vous les garder.
Proverbe : "Il ne faut pas montrer les fautes d'autrui avec un doigt sale."
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Shankara

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 9:36

Je ne comprends pas l objet de cette altercation ?!

Si on ecrit, on ecrit, et si on ne fait que lire, on lit, et alors ? Aucune importance et ca ne donne pas d indication sur le participant. Bien sur, un ptit echange de temps en temps, ca fait du bien, y compris au forum...

Bravo Jean, pour tout, votre courage, merci pour les arbres, votre coté actif est plus qu admirable, et comme j adore l histoire, votre parcours m impressionne en plus.
Rien a redire, chapeau !
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Shankara

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 9:39

Sophie,

Pourquoi vous prendre la tête puisqu avec moi, vous avez trouvé un participant regulier ? Et nos discussions attirent les autres, peu a peu...

Bonne journee a tous
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sophie.h

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 10:02

Citation :
Je ne comprends pas l objet de cette altercation ?!
L'objet de cette altercation est simple : Seiya ne participe presque jamais mais se permet de me juger ! Et derrière sa "grande bonté" se cache des attaques ad personam. Aussi avant de juger les autres elle ferait mieux de se regarder en face, parce que comme tout le monde, son "doigt" n'est pas très propre.
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Shankara

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 10:14

Ah ok.

Mais j espere que vous n allez pas partir a cause de ca...
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Tenzin Dorje

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 16:02

Pas d'inquiétude, il n'y a pas d'altercation Smile

Je me suis mal exprimé, et sophie.h l'a mal pris.

Après, que Sophie ne me voie pas comme quelqu'un de "tout blanc, tout parfait", c'est très bien parce que c'est vrai que je ne le suis pas Smile
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Shankara

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 18:39

Oui, comme nous tous... ;-))

Et le mot altercation etait un peu fort, en effet ;-)
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sophie.h

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 18 Juil 2012 - 21:49

Citation :
Je me suis mal exprimé, et sophie.h l'a mal pris.
Bin voyons ! Le smiley tordu de rire pour se moquer de mes topiques, c'était une erreur involontaire !
Si visiblement il me manque patience et épanouissement, à vous il vous manque un peu d'honnêteté envers les autres et surtout envers vous-même.
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Shankara

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Jeu 19 Juil 2012 - 1:34

Se moquer ?? Ah non non, evitons ca... On ecrit tous ce qu on peut et on fait des erreurs...

Bisous, tiens ! Pour apaiser l affaire.
Coeur_baveu
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cébé

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Jeu 19 Juil 2012 - 8:36

Seiya a écrit:
En fait,

Philoforum semble out,

Alors des participants en manque ont cherché d'autres forums de philo.
Ils sont tombés sur digression, ils sont peut-être tombés sur le forum dédié à Spinoza, ils sont même tombés sur philosophia.

Du coup, il y a des occurrences de "jésus schizo" sur tous les forums du même genre

Et il y a aussi sophie.h en recherche de correspondances Smile

Mais je ne crois pas que tu trouveras ton bonheur ici. Philosophia est une vieille maison familiale semi-abandonnée, dans laquelle des bons vieux habitués restent à tirer sur leurs pipes, à savourer leurs thés, à regarder le feu dans la cheminée, sans dire un mot, sans avoir besoin de communiquer pour se comprendre, en toute amitié Smile On y joue même au scrable.

Jean? ... je crois qu'"on" nous considère comme des vieux croulants heuu


chinois = que du bonheur en chinois, traduit du sanskri Wink

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Jean

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Jeu 19 Juil 2012 - 10:02


Oui, j'ai lu, et......J'ai beaucoup ri
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Tenzin Dorje

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Jeu 19 Juil 2012 - 16:20

cébé a écrit:
Jean? ... je crois qu'"on" nous considère comme des vieux croulants heuu


chinois = que du bonheur en chinois, traduit du sanskri Wink
Mais non... et d'ailleurs, je m'étais inclus ^^
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cébé

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Jeu 19 Juil 2012 - 18:28

Very Happy

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l-@nge

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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Sam 6 Oct 2012 - 10:36

C'est à nouveau très calme ici...
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poisson pilote



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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 3 Juin 2014 - 21:18

Théorie du genre et mariage « pour tous »

L’identité

A chaque seconde de mon existence, je sais et je sens que je suis. Ceci est tellement consubstantiel à ma personne qu’il n’est nul besoin de me poser de question à ce sujet.
Le « je suis » est antérieur à toute autre manifestation psychologique; il en est même le substrat, la cause de toute mes volontés, sentiments, perceptions et réflexions. D’abord je suis.
En lui-même « je suis »  est asexué. L’être est être et rien d’autre ;  c’est un absolu inconditionnel, irréductible, intemporel ;  l’essence de ce que nous sommes.
Ce n’est que dans un second mouvement intérieur qu’une précision vient se glisser; je suis « qui» ? ou  je suis « quoi » ? A partir de là l’être qui est l’essence entre dans l’existence et devient le moi  empirique.                                    
Être c’est être; redisons-le ceci est absolu, inconditionnel, irréductible, intemporel.
Être quelque chose ou quelqu’un de particulier c’est exister, entrer dans les vicissitudes du temps et de la vie, se positionner, s’identifier à un contexte naturel, social ou culturel. Le sentiment du « je suis » (absolu) précède le sentiment du je suis « qui » ou « quoi »,  tout prédicat susceptible de prendre une couleur ou une autre.
Ce moi est temporel, conditionnel et relatif mais reste dans un rapport naturel avec « je suis ». Autrement dit on ne peut pas affubler ce dernier de n’importe quel prédicat. On ne peut pas dire je suis une enclume, je suis un pneu de vélo, je suis translucide….

Revenons à notre sujet : avant d'être qui ou quoi que ce soit, je suis. Avant d'être qui ou quoi que ce soit, nous sommes; avant d'être qui ou quoi que ce soit, vous êtes. Que pourriez-vous être de petit, de gros, de maigre, de grand, de fort, de rusé, de blanc, de noir, de masculin, de féminin ou tout ce que vous voulez si d'abord vous n'étiez pas ? Ce qui n'est pas n'est rien. pas de prédicat possible.
C’est pourquoi j’affirme envers et contre J.P.Sartre :  l’essence (l’être ou sujet hors de tout contexte) précède l’existence (le moi pratique ou sujet en situation) .

Pour les croyants "Je suis" s'est adressé à Moïse ; mais ils savent cela. Faisons plutôt signe aux non-croyants et proposons-leur de s'arrêter deux minutes pour réfléchir.
La question des écritures bibliques ne se pose pas seulement en terme de Dieu. On peut se demander aussi d'où vient se concept "Je suis" (sans aucun prédicat). S'il s'agit d'une pure invention populaire ou de scribe, comment cette idée est-t-elle apparue ?
N'est-ce pas tout simplement parce que l'homme a en lui de façon innée ce sentiment du je suis, qu'il sait et sent que "Je suis" (sans aucun prédicat) est à la base de tout ce qu’il pourra énoncer de lui-même ?
Partant de là il lui est naturel de désigner par "Je suis" un être conçu comme son dieu antérieur à toute création et manifestation. Car si l'homme se peut dire "je suis" combien à plus forte raison est-ce concevable pour Dieu.
Ceci n'est donc pas nouveau. Il est naturel depuis que l'homme respire, sent et pense, de penser ainsi et contre nature de penser autrement (contre culture également) .
Pour les croyants eh bien Dieu s'est adressé à Moïse en un langage et à l'aide de concepts que Moïse pouvait comprendre. Se serait-il adressé à lui en le sachant dans l’incapacité de recevoir le message  ? Autant parler à un mur.  Si Dieu existe il sait que l'homme comprend "Je suis" (sans aucun prédicat) il sait que ce concept est présent chez lui, puisqu'il est la condition première de toutes nos manifestations qu'elles soient psychiques, psychologiques ou pratiques.

Néanmoins dans le vécu de la plupart d’entre nous, être et moi se confondent. Les deux coïncident. Les individus que nous sommes s’identifient à leur sexe, chose élémentaire et normale. Nous nous identifions aussi à notre couleur de peau (on se sent noir blanc ou jaune…) à notre origine sociale, à la culture à laquelle nous appartenons, à notre profession, etc.… Bref à notre condition existentielle (le moi est conditionnel). Cette identification est de nature affective. Certains sont très réactifs sur ces questions.  Cela s’appelle : avoir l’esprit chevillé au corps. Un tel esprit a des difficultés à « sortir du cadre » comme disent les psychologues d‘entreprises.
Il y a en fait plusieurs niveaux d’identification possibles dont le plus fondamental, le premier niveau est celui du genre sexué. Car le sexe est en lui-même, c’est-à-dire au niveau animal, sans couleur, ni culture, bien qu’il soit entouré de toute une symbolique comme les valeurs masculines et féminines, les codes sociétaux, les tabous, etc.…. On se sent d’abord homme ou femme et c’est tout, quelque soient nos autres paramètres d’existence. Un homme chinois  et un européen se sentent d’abord hommes avant que de se sentir chinois, français ou quoi que ce soit d‘autre. D’ailleurs les débats sur la parité, le féminisme, les petites plaisanteries quotidiennes et la théorie du genre elle-même montrent l’importance de cette question vieille comme le monde. Être un homme ou être une femme est la base de notre personne, le niveau d’identification le plus proche de « je suis » sans prédicat.

Paul

Dans ces considérations nous ne pouvons passer sous silence l’épître de Paul aux Galates (3:28) « il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, IL N’Y A PLUS NI HOMME NI FEMME, car tous vous êtes un en Jésus-Christ ».  
Ce « un en Jésus-Christ » n’est plus le moi mais l’être, débarrassé de ses oripeaux humains, de son identification à la chair, à sa condition sociale, etc.…

Alors dirons-nous, ceci est peut-être intéressant mais nous ne sommes pas des Saints ni « un en Jésus-Christ » en tout cas pas encore. Faux argument ! Il ne s’agit pas d’être Saint, je ne le suis pas, car vous traduisez Saint par « sans péché » (et qu‘est-ce que le péché ?) or Saint se traduit par sain. Il s’agit d’être sain, de corps et d’esprit, péché ou pas (bien qu’en dernière analyse un être véritablement sain soit « Saint » et c’est d’ailleurs en quoi consiste la vraie sainteté)

Pour la théorie du genre, l’église avec Paul, nous montre que l’accomplissement humain est d’être ni juif, ni grec, ni homme, ni femme, dans ce cas il importe peu que nous soyons l’un ou l’autre, chacun est donc libre de choisir son sexe en outrepassant ce que la nature a fait de lui.  
Il n’y a plus ni homme ni femme, non pas « en Jésus-Christ » non pas au niveau de l’être, non pas « au ciel » mais dans la nature.  
Inutile de lever la tête ; ce "ciel" n'est pas un lieu, c'est une réalité ontologique supérieure, c'est un état de conscience. Pour être "un en Jésus Christ" il faut se dépasser soi même en esprit. "Un" signifie non seulement "tous réunis mais aussi et surtout avoir une personnalité unifiée, ne plus être celui qui tantôt veut une chose tantôt une autre tout en voulant le contraire; avoir l'esprit aussi limpide poli immobile qu'un miroir qui est UN et cependant reflète le multiple. Celui ou celle qui peut réaliser cet état n'est plus alors ni homme, ni femme, ni quoi que ce soit, il EST un point c'est tout (ce qu’il a toujours été consciemment ou pas)
Ainsi avant Nietzsche Paul nous a invité à devenir ce que nous sommes et ce que nous sommes en réalité, est "UN en Jésus Christ" et non homme, femme, Juif ou Grec. J'ai expliqué le "un" quant à "Jésus- Christ " je n'en dirai pas davantage si ce n'est que ce nom possède un sens ignoré par le catéchisme et ses représentants.

Sur un plan plus prosaïque, nous n’ignorons pas que lorsque nous sommes absorbés dans un travail, dans les mathématiques par exemple, ou dans de simples calculs, lorsque nous échafaudons des plans et des idées, nous nous oublions nous-même. Seul compte la pensée de ce que nous sommes en train de faire. L’homme ou la femme que nous sommes s’effacent devant l’esprit. Voilà un cas de figure où « Il n’y a plus ni homme ni femme ».
Ce sont donc les arguments dont peut se prévaloir la théorie du genre. Reconnaissons d’abord que sa démarche n’est pas dénuée de fondement. Ensuite démontons le mécanisme des raccourcis et des caricatures qui à partir de là mènent à cette  fausse liberté de pouvoir choisir son sexe.  
Le soi qui est la réalité supérieure du moi n’est ni homme ni femme, certes, mais dans l’expérience de la vie relationnelle, il prend une connotation, une existence particulière à laquelle l’individu doit peu ou prou s’identifier.
Il est naturel dans un corps d’homme, de se sentir homme et femme dans un corps de femme, tout comme il est naturel (et inévitable) de sentir le gas-oil si on a trempé ses mains ou ses vêtements dans ce liquide.
Ce serait un délire que d’affirmer « puisque je ne suis pas gas-oil, mais moi, je décide de sentir le Chanel même si c’est de ga-soil dont je suis couvert. Un tel raisonnement relèverait de la psychopathologie, d’obsessions, de troubles dissociatifs ou de déstructuration de la personne, sinon peut-être d’une forme particulière d’humour.

Un homme n’est pas une femme comme une autre.

La biologie nous enseigne qu’un homme sécrète des hormones masculines (la testostérone en particulier) et une femme des hormones typiquement féminines, lesquelles conditionnent non seulement notre morphologie mais aussi notre psychologie. Il existe toute une littérature scientifique et de vulgarisation (dont certains best -sellers) parlant de ces questions.
Hommes et femmes sont biologiquement, morphologiquement et psychologiquement différents. Ceci est une réalité scientifique et non une vue de l’esprit, ou je ne sais quelle production culturelle.  Il est temps d’arrêter de vouloir tout égaliser, tout uniformiser en niant les réalités les plus évidentes.

Maintenant comment se fait-il que certains hommes se sentent femmes et inversement ? Réponse : de la même façon qu’un bâton plongé dans l’eau nous apparaît cassé, ou courbé. Ces gens sont victimes d’une aberration ou dit autrement il y a chez eux une erreur d’aiguillage qu’ils sont impuissants à redresser. (à supposer qu’ils le veuillent) Cette aberration peut d’ailleurs être de nature biologique. Certains hommes sécrètent plus d’hormones féminines que la normale chez un homme et inversement pour les femmes. N’oublions pas que nous avons tous les potentialité des deux sexes, avec une dominance homme ou femme. Un embryon au départ est asexué, ce n’est qu’à partir de je ne sais plus quel stade qu’une différentiation s’opère.
D’ailleurs ces dernières considérations, savamment remaniées et biseautées peuvent aussi apporter de l’eau au moulin de la mauvaise foi des tenants de la théorie du genre.
Il faut y veiller et travailler là-dessus.

Un proverbe chinois dit : ce n’est pas la queue qui remue le chien, c’est le chien qui remue la queue. Dans la vie, il y a une logique, il y a un ordre, il y a un bon sens.

Je ne considère pas l’homosexualité comme une anormalité au sens péjoratif, mais je la considère tout de même comme une anomalie. Ceci n’est pas de l’homophobie mais la vérité. Vouloir faire reconnaître une anomalie comme chose normale est psychologiquement compréhensible, mais n’en demeure pas moins inacceptable.
Je reconnais aux homos les mêmes droits et leur accorde la même respectabilité qu’à n’importe qui, à condition qu’ils ne fassent pas de militantisme, de lobbying et choses de ce genre. Il n’y a qu’un droit que je ne leur accorde pas : celui de se marier. (et ce qui en découle pour les enfants)
Pour la raison que le mariage qu’il soit civil ou religieux est une institution et une institution n’est pas n’importe quoi. C’est l’émanation de notre histoire, de nos traditions, de nos valeurs; le point d’orgue du vivre ensemble selon un code reconnu et accepté par tous. Les institutions sont les repères et le ciment de notre société. Il y a du sacré là dedans même dans une version profane comme le mariage républicain. C’est pourquoi j’ai envie de dire « touche pas à mon mariage ».

En quoi cela me dérange-t-il puisque cela ne change rien pour les hétéros ? Eh bien je regrette cela me dérange quand même d’un point de vue moral, éthique et intellectuel, il n’y a pas que des considérations d’ordre pratique dans la vie !
Reconnaître le mariage dit « pour tous »  c’est officialiser l’homosexualité, lui donner ses lettres de noblesse, faire entrer dans la norme, dans le « comme tout le monde » ce qui désolé, ne l’est pas et c’est par là même rabaisser l’institution du mariage. Il ne s’agit de rien moins qu’une mascarade.

Qu’en est-il de l’éducation ? D’abord je nie le fait que telle ou telle éducation puisse modeler quelqu’un au point de déterminer ses tendances sexuelles. Vous pouvez élever une fillette comme un garçon et inversement, leur propre personnalité reprendra toujours le dessus.
Parmi les homos et trans. d’aujourd’hui  beaucoup ont reçu une éducation tout à fait classique (d’avant 2013) certains même, religieuse, cela ne les a pas empêché d’être homo.
La non théorie du genre de Madame Belkacem  qui comme nous le savons, vise à l’égalité homme femme ne va en réalité rien égaliser du tout. Encore une mascarade dont des millions d’enfants pourraient pâtir. Il y aura toujours des forts des faibles, des premiers, des derniers, des hétéros, des homos, des sexistes et tout ce que vous voulez. On aura beau gommer, niveler, fût-ce à coup de cravache, les différences, elles ressortiront un jour ou l’autre, car « la vie (et le naturel galopant) trouve toujours un chemin » comme le dit cette réplique du film Jurassic Parc.  
Faudra-t-il bientôt supprimer les prénom sexués, plus de Zoé, ni Chantal, plus de Norbert ou Fabien ? Alors tout le monde va s’appeler pareil car le choix de prénoms neutres est plutôt limité. Je suggère un numéro matricule, pour la neutralité on ne fait pas mieux.
Tous habillés pareil aussi mais en quoi ? Qu’est-ce qu’une tenue asexuée ? Un short peut être à la place du pantalon ou de la jupe ? Et les cheveux ? Longs ou courts ? Ni l’un ni l’autre puisque long c’est plutôt fille et court plutôt garçon ; donc tous coiffés pareils aussi ?
J’ai pris mes renseignements auprès de certains parents. Les établissements, en tout cas ceux que fréquentent leurs rejetons, ont abandonné le nivellement, car trop compliqué et cela ne fonctionne pas.
Mr Aldous Hollande* avec son meilleur des mondes socialistes ne nous fera pas entrer dans le moule à gaufres qu'il nous tend.
Je ne verrais pas d'objection à ce que notre président, plutôt que de nous bâtir un meilleur des mondes, nous quitte pour un monde meilleur. Quant à ses corelégionnaires et autres émules, s'ils avaient la bonne idée de vouloir le suivre, je saluerais leur décision.


Patrick GUILLAUME

* allusion à l'écrivain Aldous Huxley et son livre : "Le meilleur des mondes"


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poisson pilote



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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 3 Juin 2014 - 21:24

Théorie du genre et mariage « pour tous »

L’identité

A chaque seconde de mon existence, je sais et je sens que je suis. Ceci est tellement consubstantiel à ma personne qu’il n’est nul besoin de me poser de question à ce sujet.
Le « je suis » est antérieur à toute autre manifestation psychologique; il en est même le substrat, la cause de toute mes volontés, sentiments, perceptions et réflexions. D’abord je suis.
En lui-même « je suis »  est asexué. L’être est être et rien d’autre ;  c’est un absolu inconditionnel, irréductible, intemporel ;  l’essence de ce que nous sommes.
Ce n’est que dans un second mouvement intérieur qu’une précision vient se glisser; je suis « qui» ? ou  je suis « quoi » ? A partir de là l’être qui est l’essence entre dans l’existence et devient le moi  empirique.                                    
Être c’est être; redisons-le ceci est absolu, inconditionnel, irréductible, intemporel.
Être quelque chose ou quelqu’un de particulier c’est exister, entrer dans les vicissitudes du temps et de la vie, se positionner, s’identifier à un contexte naturel, social ou culturel. Le sentiment du « je suis » (absolu) précède le sentiment du je suis « qui » ou « quoi »,  tout prédicat susceptible de prendre une couleur ou une autre.
Ce moi est temporel, conditionnel et relatif mais reste dans un rapport naturel avec « je suis ». Autrement dit on ne peut pas affubler ce dernier de n’importe quel prédicat. On ne peut pas dire je suis une enclume, je suis un pneu de vélo, je suis translucide….

Revenons à notre sujet : avant d'être qui ou quoi que ce soit, je suis. Avant d'être qui ou quoi que ce soit, nous sommes; avant d'être qui ou quoi que ce soit, vous êtes. Que pourriez-vous être de petit, de gros, de maigre, de grand, de fort, de rusé, de blanc, de noir, de masculin, de féminin ou tout ce que vous voulez si d'abord vous n'étiez pas ? Ce qui n'est pas n'est rien. pas de prédicat possible.
C’est pourquoi j’affirme envers et contre J.P.Sartre :  l’essence (l’être ou sujet hors de tout contexte) précède l’existence (le moi pratique ou sujet en situation) .

Pour les croyants "Je suis" s'est adressé à Moïse ; mais ils savent cela. Faisons plutôt signe aux non-croyants et proposons-leur de s'arrêter deux minutes pour réfléchir.
La question des écritures bibliques ne se pose pas seulement en terme de Dieu. On peut se demander aussi d'où vient se concept "Je suis" (sans aucun prédicat). S'il s'agit d'une pure invention populaire ou de scribe, comment cette idée est-t-elle apparue ?
N'est-ce pas tout simplement parce que l'homme a en lui de façon innée ce sentiment du je suis, qu'il sait et sent que "Je suis" (sans aucun prédicat) est à la base de tout ce qu’il pourra énoncer de lui-même ?
Partant de là il lui est naturel de désigner par "Je suis" un être conçu comme son dieu antérieur à toute création et manifestation. Car si l'homme se peut dire "je suis" combien à plus forte raison est-ce concevable pour Dieu.
Ceci n'est donc pas nouveau. Il est naturel depuis que l'homme respire, sent et pense, de penser ainsi et contre nature de penser autrement (contre culture également) .
Pour les croyants eh bien Dieu s'est adressé à Moïse en un langage et à l'aide de concepts que Moïse pouvait comprendre. Se serait-il adressé à lui en le sachant dans l’incapacité de recevoir le message  ? Autant parler à un mur.  Si Dieu existe il sait que l'homme comprend "Je suis" (sans aucun prédicat) il sait que ce concept est présent chez lui, puisqu'il est la condition première de toutes nos manifestations qu'elles soient psychiques, psychologiques ou pratiques.

Néanmoins dans le vécu de la plupart d’entre nous, être et moi se confondent. Les deux coïncident. Les individus que nous sommes s’identifient à leur sexe, chose élémentaire et normale. Nous nous identifions aussi à notre couleur de peau (on se sent noir blanc ou jaune…) à notre origine sociale, à la culture à laquelle nous appartenons, à notre profession, etc.… Bref à notre condition existentielle (le moi est conditionnel). Cette identification est de nature affective. Certains sont très réactifs sur ces questions.  Cela s’appelle : avoir l’esprit chevillé au corps. Un tel esprit a des difficultés à « sortir du cadre » comme disent les psychologues d‘entreprises.
Il y a en fait plusieurs niveaux d’identification possibles dont le plus fondamental, le premier niveau est celui du genre sexué. Car le sexe est en lui-même, c’est-à-dire au niveau animal, sans couleur, ni culture, bien qu’il soit entouré de toute une symbolique comme les valeurs masculines et féminines, les codes sociétaux, les tabous, etc.…. On se sent d’abord homme ou femme et c’est tout, quelque soient nos autres paramètres d’existence. Un homme chinois  et un européen se sentent d’abord hommes avant que de se sentir chinois, français ou quoi que ce soit d‘autre. D’ailleurs les débats sur la parité, le féminisme, les petites plaisanteries quotidiennes et la théorie du genre elle-même montrent l’importance de cette question vieille comme le monde. Être un homme ou être une femme est la base de notre personne, le niveau d’identification le plus proche de « je suis » sans prédicat.

Paul

Dans ces considérations nous ne pouvons passer sous silence l’épître de Paul aux Galates (3:28) « il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, IL N’Y A PLUS NI HOMME NI FEMME, car tous vous êtes un en Jésus-Christ ».  
Ce « un en Jésus-Christ » n’est plus le moi mais l’être, débarrassé de ses oripeaux humains, de son identification à la chair, à sa condition sociale, etc.…

Alors dirons-nous, ceci est peut-être intéressant mais nous ne sommes pas des Saints ni « un en Jésus-Christ » en tout cas pas encore. Faux argument ! Il ne s’agit pas d’être Saint, je ne le suis pas, car vous traduisez Saint par « sans péché » (et qu‘est-ce que le péché ?) or Saint se traduit par sain. Il s’agit d’être sain, de corps et d’esprit, péché ou pas (bien qu’en dernière analyse un être véritablement sain soit « Saint » et c’est d’ailleurs en quoi consiste la vraie sainteté)

Pour la théorie du genre, l’église avec Paul, nous montre que l’accomplissement humain est d’être ni juif, ni grec, ni homme, ni femme, dans ce cas il importe peu que nous soyons l’un ou l’autre, chacun est donc libre de choisir son sexe en outrepassant ce que la nature a fait de lui.  
Il n’y a plus ni homme ni femme, non pas « en Jésus-Christ » non pas au niveau de l’être, non pas « au ciel » mais dans la nature.  
Inutile de lever la tête ; ce "ciel" n'est pas un lieu, c'est une réalité ontologique supérieure, c'est un état de conscience. Pour être "un en Jésus Christ" il faut se dépasser soi même en esprit. "Un" signifie non seulement "tous réunis mais aussi et surtout avoir une personnalité unifiée, ne plus être celui qui tantôt veut une chose tantôt une autre tout en voulant le contraire; avoir l'esprit aussi limpide poli immobile qu'un miroir qui est UN et cependant reflète le multiple. Celui ou celle qui peut réaliser cet état n'est plus alors ni homme, ni femme, ni quoi que ce soit, il EST un point c'est tout (ce qu’il a toujours été consciemment ou pas)
Ainsi avant Nietzsche Paul nous a invité à devenir ce que nous sommes et ce que nous sommes en réalité, est "UN en Jésus Christ" et non homme, femme, Juif ou Grec. J'ai expliqué le "un" quant à "Jésus- Christ " je n'en dirai pas davantage si ce n'est que ce nom possède un sens ignoré par le catéchisme et ses représentants.

Sur un plan plus prosaïque, nous n’ignorons pas que lorsque nous sommes absorbés dans un travail, dans les mathématiques par exemple, ou dans de simples calculs, lorsque nous échafaudons des plans et des idées, nous nous oublions nous-même. Seul compte la pensée de ce que nous sommes en train de faire. L’homme ou la femme que nous sommes s’effacent devant l’esprit. Voilà un cas de figure où « Il n’y a plus ni homme ni femme ».
Ce sont donc les arguments dont peut se prévaloir la théorie du genre. Reconnaissons d’abord que sa démarche n’est pas dénuée de fondement. Ensuite démontons le mécanisme des raccourcis et des caricatures qui à partir de là mènent à cette  fausse liberté de pouvoir choisir son sexe.  
Le soi qui est la réalité supérieure du moi n’est ni homme ni femme, certes, mais dans l’expérience de la vie relationnelle, il prend une connotation, une existence particulière à laquelle l’individu doit peu ou prou s’identifier.
Il est naturel dans un corps d’homme, de se sentir homme et femme dans un corps de femme, tout comme il est naturel (et inévitable) de sentir le gas-oil si on a trempé ses mains ou ses vêtements dans ce liquide.
Ce serait un délire que d’affirmer « puisque je ne suis pas gas-oil, mais moi, je décide de sentir le Chanel même si c’est de ga-soil dont je suis couvert. Un tel raisonnement relèverait de la psychopathologie, d’obsessions, de troubles dissociatifs ou de déstructuration de la personne, sinon peut-être d’une forme particulière d’humour.

Un homme n’est pas une femme comme une autre.

La biologie nous enseigne qu’un homme sécrète des hormones masculines (la testostérone en particulier) et une femme des hormones typiquement féminines, lesquelles conditionnent non seulement notre morphologie mais aussi notre psychologie. Il existe toute une littérature scientifique et de vulgarisation (dont certains best -sellers) parlant de ces questions.
Hommes et femmes sont biologiquement, morphologiquement et psychologiquement différents. Ceci est une réalité scientifique et non une vue de l’esprit, ou je ne sais quelle production culturelle.  Il est temps d’arrêter de vouloir tout égaliser, tout uniformiser en niant les réalités les plus évidentes.

Maintenant comment se fait-il que certains hommes se sentent femmes et inversement ? Réponse : de la même façon qu’un bâton plongé dans l’eau nous apparaît cassé, ou courbé. Ces gens sont victimes d’une aberration ou dit autrement il y a chez eux une erreur d’aiguillage qu’ils sont impuissants à redresser. (à supposer qu’ils le veuillent) Cette aberration peut d’ailleurs être de nature biologique. Certains hommes sécrètent plus d’hormones féminines que la normale chez un homme et inversement pour les femmes. N’oublions pas que nous avons tous les potentialité des deux sexes, avec une dominance homme ou femme. Un embryon au départ est asexué, ce n’est qu’à partir de je ne sais plus quel stade qu’une différentiation s’opère.
D’ailleurs ces dernières considérations, savamment remaniées et biseautées peuvent aussi apporter de l’eau au moulin de la mauvaise foi des tenants de la théorie du genre.
Il faut y veiller et travailler là-dessus.

Un proverbe chinois dit : ce n’est pas la queue qui remue le chien, c’est le chien qui remue la queue. Dans la vie, il y a une logique, il y a un ordre, il y a un bon sens.

Je ne considère pas l’homosexualité comme une anormalité au sens péjoratif, mais je la considère tout de même comme une anomalie. Ceci n’est pas de l’homophobie mais la vérité. Vouloir faire reconnaître une anomalie comme chose normale est psychologiquement compréhensible, mais n’en demeure pas moins inacceptable.
Je reconnais aux homos les mêmes droits et leur accorde la même respectabilité qu’à n’importe qui, à condition qu’ils ne fassent pas de militantisme, de lobbying et choses de ce genre. Il n’y a qu’un droit que je ne leur accorde pas : celui de se marier. (et ce qui en découle pour les enfants)
Pour la raison que le mariage qu’il soit civil ou religieux est une institution et une institution n’est pas n’importe quoi. C’est l’émanation de notre histoire, de nos traditions, de nos valeurs; le point d’orgue du vivre ensemble selon un code reconnu et accepté par tous. Les institutions sont les repères et le ciment de notre société. Il y a du sacré là dedans même dans une version profane comme le mariage républicain. C’est pourquoi j’ai envie de dire « touche pas à mon mariage ».

En quoi cela me dérange-t-il puisque cela ne change rien pour les hétéros ? Eh bien je regrette cela me dérange quand même d’un point de vue moral, éthique et intellectuel, il n’y a pas que des considérations d’ordre pratique dans la vie !
Reconnaître le mariage dit « pour tous »  c’est officialiser l’homosexualité, lui donner ses lettres de noblesse, faire entrer dans la norme, dans le « comme tout le monde » ce qui désolé, ne l’est pas et c’est par là même rabaisser l’institution du mariage. Il ne s’agit de rien moins qu’une mascarade.

Qu’en est-il de l’éducation ? D’abord je nie le fait que telle ou telle éducation puisse modeler quelqu’un au point de déterminer ses tendances sexuelles. Vous pouvez élever une fillette comme un garçon et inversement, leur propre personnalité reprendra toujours le dessus.
Parmi les homos et trans. d’aujourd’hui  beaucoup ont reçu une éducation tout à fait classique (d’avant 2013) certains même, religieuse, cela ne les a pas empêché d’être homo.
La non théorie du genre de Madame Belkacem  qui comme nous le savons, vise à l’égalité homme femme ne va en réalité rien égaliser du tout. Encore une mascarade dont des millions d’enfants pourraient pâtir. Il y aura toujours des forts des faibles, des premiers, des derniers, des hétéros, des homos, des sexistes et tout ce que vous voulez. On aura beau gommer, niveler, fût-ce à coup de cravache, les différences, elles ressortiront un jour ou l’autre, car « la vie (et le naturel galopant) trouve toujours un chemin » comme le dit cette réplique du film Jurassic Parc.  
Faudra-t-il bientôt supprimer les prénom sexués, plus de Zoé, ni Chantal, plus de Norbert ou Fabien ? Alors tout le monde va s’appeler pareil car le choix de prénoms neutres est plutôt limité. Je suggère un numéro matricule, pour la neutralité on ne fait pas mieux.
Tous habillés pareil aussi mais en quoi ? Qu’est-ce qu’une tenue asexuée ? Un short peut être à la place du pantalon ou de la jupe ? Et les cheveux ? Longs ou courts ? Ni l’un ni l’autre puisque long c’est plutôt fille et court plutôt garçon ; donc tous coiffés pareils aussi ?
J’ai pris mes renseignements auprès de certains parents. Les établissements, en tout cas ceux que fréquentent leurs rejetons, ont abandonné le nivellement, car trop compliqué et cela ne fonctionne pas.
Mr Aldous Hollande* avec son meilleur des mondes socialistes ne nous fera pas entrer dans le moule à gaufres qu'il nous tend.
Je ne verrais pas d'objection à ce que notre président, plutôt que de nous bâtir un meilleur des mondes, nous quitte pour un monde meilleur. Quant à ses corelégionnaires et autres émules, s'ils avaient la bonne idée de vouloir le suivre, je saluerais leur décision.


Patrick GUILLAUME

* allusion à l'écrivain Aldous Huxley et son livre : "Le meilleur des mondes"
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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mar 3 Juin 2014 - 21:30

Un philosophe a le droit et même le devoir, d'être en colère. Une colère contrôlée permet de garder toute sa lucidité.

Eh les gars arrêtez d'être "calme", pour moi ça veut dire "mou" !
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MessageSujet: Re: Philosophia c'est le désert    Mer 16 Juil 2014 - 2:30

Tenzin Dorje a écrit:
Tout comme je respecte votre participation. Mais ne vous essouflez pas, ne tirez pas trop sur votre corde Smile

Une autre tasse de thé ? Smile

Merci pour le thé tire_langue 
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Philosophia c'est le désert
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