Philosophia

Philosophie, spiritualité, sciences
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
AuteurMessage
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mar 27 Nov 2012 - 21:53

Bon je vous ai mis le mode d'emploi de Michel Henry par-ailleurs, alors que je voulais tout simplement vous parler de la joie , de la compréhension intime de ce que signifie la joie .... pour moi

Si je voulais en faire une thèse j'aurais dit pompeusement : "Prolégomène à toute compréhension du sentiment de la joie "
mais bon je veux encore sembler modeste à mon jeune public qui doit s'habituer à mon infatuation glandulaire qui pourrait vite être pris pour du mépris alors qu'en réalité c'est du mépris hihi

Je suis un irrémédiable méprisable moi qui méprise , hhhhhh enfin ceci une fois dit , la joie ....

Ceux qui ont eu le courage d'approcher Michel Henry vont un peu mieux comprendre ce que je veux dire concernant la joie...
la joie , dit Henry, il ne le dit pas mais il le pense certainement , n'est pas un "objet" de la sensation , n'est pas formalisable dans une expérience formelle d'un quelconque "apparaitre" pour , la joie est une prise, la joie nous prend, un affect , tout entier nous même , jamais hors de nous même visible comme telle sinon à faire un post stupide comme celui-ci

Pourtant j'ai envie de parler de la joie, dans une nouvelle perspective anti Henry hihi la remettre dans un contexte phénoménal. La joie comme horizon de l'etre , un etre pour la joie .
La joie est un en soi qui nous saisit, la joie est notre etre , une de ses possibilités une sensation immédiate et à elle même obscure , une prise de soi tout entier

J'aimerais tout au long de ma vie continuer à penser à la joie , à la découvrir, dans son mouvement capricieux d'allées et venues d'une amitié faite de présence et d'abandon Où va la joie quand elle n'est pas là ? qui commande la joie en soi? quel menu ouvre les portes de la joie? Cette question même est elle sensée ? Pouvons nous créer les conditions de possibilités , l'horizon de la joie et la vouloir, l'épouser pour pouvoir la manifester

Voilà un projet qui me plait Et quelque part tant qu'à penser à la joie celà nous changera de la pensée des petits culs et finalement comme nous devenons l'objet de notre contemplation je finirais bien par la rendre ... contagieuse


Dernière édition par Whynot le Mar 27 Nov 2012 - 23:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mar 27 Nov 2012 - 23:01

Petit florilège de ce que je glane sur notre bon vieux maitre Google au niveau historique il y a bien sûr l'indépassable Spinoza et la joie comme au coeur de sa philosophie ici s'arrête sans doute ce post ... la joie est selon lui, un affect qui aide l'esprit à passer à une perfection plus grande O que de chose à penser là dedans , laissons ... temporairement La joie s'oppose à la tristesse comme source de la reconstruction de toute notre existence

Leibniz distingue la joie qui emplit et emporte (gaudia) de celle qui réjouit (laetitia) dans le sens ou l'un emplit tout le champ de la conscience et est sans cause, d'avec l'autre qui vient de la possession de l'objet et donc aussi partielle

Nietzsche associe la joie à la volonté de puissance qui accompagne et transcende toute les manifestations de la vie , la joie augmente la volonté de puissance en soi, hmm que du bon

Bergson fait de la joie une perspective et un aboutissement , celle d'une victoire issue de ce que l'on a créé, joie de la maternité, joie d'avoir fini et réussi quelque chose, une visée en quelque sorte

Deleuze met la joie à la source de tout désir , rien que celà ....

Je ne vais pas continuer ... mais j'aimerais perso chercher à déblayer plutôt que "l'etre" de la joie ,j'aimerais me pencher plus sur son mode d'apparaitre , même si j'ai déjà noté que la joie est un agent qui transporte et amène vers l'euphorie , ce qui est sans doute déjà une piste pour entendre la joie

Perso j'aimerais me pencher sur le mode d'éprouver la joie ...

On y est éprouver , voilà bien comment la joie nous "prend" plus qu'elle ne nous apparait , la joie ne nous apparait pas elle nous prend ! on y est Quelle est donc cette prise que l'on nomme joie

La tristesse nous prend aussi mais pas de la même manière , les autres sentiments, comme la colère nous prend, la prise de la colère est à mon sens déjà plus proche de la prise de la joie sauf que la colère est souvent de beaucoup plus courte durée, hormonale que ne l'est la joie qui peut durer par exemple dans la phase amoureuse de nombreux mois à degré variable certe

Celà aussi est un point de la prise, l'intensité La joie est d'intensité variable et curieusement, en ce qui me concerne, surtout dans l'état amoureux semble se localiser irradier à partir de la région du coeur . La joie semble s'autoréaliser à mesure qu'elle s'éprouve elle s'alimente elle même quand elle se rend compte d'elle même, elle s'auto alimente Ainsi en va t il aussi de la tristesse ou de la colère par-ailleurs

Que veut dire éprouver? l'épreuve du sentiment de la joie se dilue t il dans la seule hormone lulibérine ou tout autre, fi de celà toute hormone est aussi fruit de l'esprit donc je ne veux pas chercher du côté physiologique, celà ne m'intéresse pas ,j'intuitionne que la joie à sa source ailleurs, meme si son substrat est le corps pour sur , mais de quels corps à la fois ?! passons....

J'aimerais me pencher comme un moinillon sur son calame besogneusement vers l'étymologie comme toujours ... A priori principe historial que j'accepte comme tel , la sagesse de l'homme du commun comme miroir de l'intuition du réel
J'aime beaucoup l'étymologie de bazar car c'est mon tarot à moi, m'ouvre à de la création de type Martinesque Heideggerien ... brouf étymologisons donc

éprouver , é-prouver , é pour ex hors de ou de, et prouver ... experiri forme verbale de expérior en latin .
Ce qui est déjà intéressant dans prouver , c'est que le probare auquel il renvoie a pour signification entre autres le mot prouver, mais aussi juger, essayer, examiner Je reviendrai sur la proximité du joug et de juger
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mar 27 Nov 2012 - 23:30

Je change de fenêtre pour pas abuser, tea time hihi

Experior lui-même est fait de ex- et de perior qui renvoie au grec pairao ou expérimenter, essayer , tenter, qui s'oppose à apeiros inexpérimenté
Expérior c'est tenter, essayer , sentir, mesurer, avoir fait l'essai, savoir par expérience

Ceci m'intéresse déjà beaucoup éprouver est un savoir pratique , un savoir par l'expérience , comment une expérience peut-elle porter du savoir , surtout une expérience, une épreuve d'une émotion comme la joie? Experior c'est bien savoir par l'expérience et mesurer par l'expérience , juger , mettre à l'épreuve Quant au subir de l'épreuve , le subir du sentir , qui rejoint notre "prise" , l'affecte, ce qui nous affecte ou nous emplit , en totalité , ce subir n'est pas sans le ex- c'est à dire sans une extériorité étymologique Nous subissons quelque chose d'étranger , un corps étranger , pas d'ipséité apparemment s'il n'était le savoir auquel le subir renvoie, et compare,et distingue et mesure.

Sinon on plonger dans le peirao de l'ex-perior que trouve t on ? Quand on sort de l'extériorité que trouve t on ? ex-peritus Peritus ou peirao en grec va aussi vers l'expérimenté, le traverser, passer au travers, avec un mot voisin qui est periclitus , le péril, l'expérience, le périlleurs Eprouver pourrait donc aussi signifier la victoire que l'on mesure de passer un péril , l'épreuve , qui se montre déjà sous forme d'un degré de vérité , l'épreuve de vérité
La joie Bergsonnienne trouverait déjà dans l'étymologie de l'éprouver un certain sens , Joie comme aboutissement , mesure du projet à l'horizon et jouissance d'atteindre l'horizon, cette atteinte pourrait déjà faire comprendre la notion d'emplir
Atteindre c'est oui ou c'est non, on n'atteins pas un peu ou à moitié , c'est tout ou rien et la joie est totale ou n'est pas ; je possède ou je ne possède pas , j'ai vaincu ou j'ai perdu un truc comme celà.
Le savoir de la joie , réaliser sa joie vient auto renforcer la joie La joie est aussi spéculaire elle s'éprouve puis s'objective et se rééprouve avec plus d'intensité mais restons dans la "prise" la survenance c'est elle qui m'intéresse , qu'est ce qui survient quand nous éprouvons de la joie ?

J'aimerais m'intéresser un instant à l'apeiros , inexpérimenté l'antonyme curieusement mais là s'arrête ma compétence wiktionnaire étymologique en quelle mesure apeiros se rapproche de l'apeiron, le sans-fond d'Anaximandre?
Si apeiros est une déclinaison ou un singulier d'apeiron , a-peiron, sans le perron sans fond qui est l'infini traduit bêtement
La joie alors serait un fond ! Un fondement ce sur quoi on s'élève peut-etre même si j'intuitionne que la joie se fonde plutôt sur l'a-peiron plutot que l'ex-peritus Aux origines la terre et le ciel étaient mêlés ainsi dans l'indo européen toute racine est une racine de type ambivalente , je soupconne une telle racine pour le mot éprouver en relation avec la joie

Bon joie quelle racine Gaudia et au pluriel gaudium vient d'une racine indo européenne qui veut dire se réjouir zut alors !! SE et puis re- jouir c'est trop spéculaire tout ca , stroumph alors ! cette racine donne agamos en grec digne d'amiration . Gaudia c'est aussi aimer bien. Gaudium vers de l'indo européen joug , d'où dérive d'ailleurs le mot yoga, le lien , ce qui asservit

Bon ben on y est joug de la joie et joug de juger parfaitement joug de juger ! Car si juger vient de ius dicare , dire le droit, une autre racine relie juger à jungo joindre , lier dans le sens de lien de même que lex est apparenté à ligo ( lier)
On y arrive ... que puis-je faire de toute cette soupe?!

Inventer pour la joie , même si déjà vous baillez , sorry d'abaisser le niveau de joie en vous pour rejoindre Raymond Devos et tout ce que j'ois est triste !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mar 27 Nov 2012 - 23:50

Je m'interroge sur la prise du sentiment de la joie sur notre être ?! Ce sentiment est sans doute pas pareil à la prise des autres affects que nous pouvons connaitre , par son intensité, sa durée, son ampleur aussi

Plutôt que de me pencher sur la joie , son essence j'aimerais me pencher sur sa survenue?! sa prise La joie ne survient pas , ne se manifeste pas , la joie s'éprouve elle est une prise entière du sujet quand elle est Gaudia et une prise partielle laetitia quand elle jouit d'un bien souhaité

Qu'est ce donc que l'etre de la joie, sa prise est elle aussi un indice de son etre, son mode d'être n'aurait il pas à voir avec son etre même ?! Qu'est ce que la joie ?! une expérience du sujet comme tel qui vient et qui va s'initie , se développe et s'éteind , un mouvement du sujet lui même, de notre égo affecté , empli . Michel Henry montre donc cet ego comme horizon entier sans extériorité , une prise complète, un emplissement non initialement spéculaire, non réflexif un monde duquel toute extériorité s'origine L'emplissement de la joie évoque aussi déjà cet emplissement de l'ego , une équivalence temporaire entre la joie et l'etre . Si tout l'ego s'emplit et que l'ego est un tout, un fondement d'où vient que s'origine la joie , d'où vient il qu'elle s'éteigne?! Y a t il une sphère de l Joie un champ joyeux auquel le sujet accède en "vibrant" à la juste fréquence de résonnance, La joie est elle du sujet ? Produite par lui?

Si je le regardes avec vous, avec ceux qui reste hm, bien sûr que je "l'objective" et que "ceci n'est pas une pipe" Le dire de la joie est tellement lourd devant la joie elle même La joie ne relève pas du dire pour sûr ... c'est quoi cette prise?

Bon dodo la suite au prochain numéro sorry de vous laisser ici mon petit chaton réclame ses caresses du soir , o joie !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sophie.h

avatar

Nombre de messages : 557
Date d'inscription : 08/07/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 14:34

Whynot a écrit:
Je suis un irrémédiable méprisable moi qui méprise
Tu as en effet, l'esprit mordant, piquant et un brin moqueur. J'ai l'impression que tu éprouves une certaine joie, voire de l'excitation, à mépriser les autres... Pourquoi ?
Whynot a écrit:
celà nous changera de la pensée des petits culs
C'est quoi la pensée des petits culs ?
Whynot a écrit:
je ne veux pas chercher du côté physiologique, celà ne m'intéresse pas ,j'intuitionne que la joie à sa source ailleurs
C'est très joli ton approche intuitive, mais soyons honnêtes... philosopher, écrire, lire, etc. ça nous procure de la joie, ça augmente notre volonté de puissance... mais surtout notre dopamine ! C'est bien la chimie de notre corps tout entier qui parle. Cette chimie, c'est notre carburant, l'essence même de cette joie profonde et intense. Plus on l'éprouve et plus on la recherche. Elle remplit le vide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 14:51

Grrrr
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sophie.h

avatar

Nombre de messages : 557
Date d'inscription : 08/07/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 15:34

Pourquoi as-tu effacé ? Pourquoi ce Grrrr ? J'aime bien ton côté moqueur...ça permet de prendre conscience de ses limites. Ahhh les limites... Bah oui, on a tous ce penchant à vouloir tout cloisonner, à réduire la réalité à nos connaissance, c'est à dire à peu de chose. Récuser la chimie de notre corps, c'est aussi cloisonner... Considérer que seule, la philosophie peut expliquer notre joie, ce que je ne crois pas ! Mais l'approche philosophique est moins froide que la science. C'est peut-être pour ça que je me suis jetée dans cette fange. Peut-être considéreras-tu ma philosophie comme la pensée des petits culs, peu m'importe. J'adooore et je suis heureuse de partager avec toi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 17:28

Ah Sophie Sophie ce langage ce langage cachez moi ce langage que je ne saurais voir hips
Ma ptite philosophe chérie que pouwis je te dire , la philosophie peut donner un horizon encore faut-il lever les yeux ...
Je crois que la joie relève ni de la philosophie, ni de la science , ni de la linguistique, la joie relève d'elle-même , elle se partage dans le monde de la grâce, et elle concède à nous toucher de temps en temps
Mais pas de problèmes tu auras droit à ta fessée philosophique , y a pas de problèmes j'ai la main leste et le vocabulaire assez bien étendu pour faire bien mouche quelque part
Continues à m'asticoter j'adoore la répartie, celle qui s'envole sans se contrôler et qui fait zou des convenances à peluche cat



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 18:06

« Soli Invicto Comiti », « Au Soleil Invaincu qui m'accompagne » voilà une maxime qui était inscrite sur la monnaie par Constantin I de Rome Je pense que Constantin effleure une certaine compréhension de l'intimité de la Joie .
Sol Invictus était le dieu solaire qui était fêté le Dies Natalis Solis, le jour de la naissance du Soleil ; Natilis qui a donné Natale qui est devenu notre Noel le jour de la renaissance de la lumière.

Ce qui est "chouette" dans cette devise est que le Soleil Invaincu et celui qui m'accompagne ! La Joie à mon sens peut avoir affaire à ce retour de l'invaincu solaire. J'ai lu récemment et c'est très intéressant que pour les bouddhiste, la vie ne s'oppose pas à la mort comme principalement en occident, non la vie s'oppose à la naissance !! On vit , on nait, on nait, on vit incessemment .... éternellement. Nietzsche réévoque ce mythe de l'éternel retour alors que l'Eternel Retour a été LA fête par excellence des hommes de l'antiquité. La nouvelle année et il suffit de lire Mircea Ileade pour s'en convaincre était la fête que l'on placait au printemps, au retour de la vie sur le cycle des saisons ... L'angoisse de la perte du retour était tel que l'on a créé un dieu pour s'en protéger.

La joie du retour, il est de retour est à mon avis une bonne piste pour comprendre la joie.
Le retour est le premier concept de la Raison. Le bébé qui vient de naitre , qui est revenu à la vie connait par sa naissance même un premier retour . Puis , la tapette sur les fesses, il inspire dans un cri , il mourra un jour dans un expir sur un cri. Entre les deux il éprouve comme nous tous cette chose la plus intime , cette expérience proprioceptive la plus immédiate qui est le retour de l'inspir et de l'expir, la suspension n'est que le moment d'une paix instable , une tension, l'attente du retour. La respiration est la première matrice du concept du retour. Le contact avec la peau maternelle et le premier sein , va forger dès le suivant , le premier retour , et se percevoir? comme sein mais surtout comme retour du sein. Première nuit, premier jour et voilà le retour astronomique, qui est notre expérience du retour la plus forte dans la nature Nous naissons à la pensée par la pensée du retour. Le retour rassure , il est l'antidote à l'angoisse, l'angoisse de l'absence.
La régularité du tableau polysensoriel chez le nourrisson va construire le cadre dans lequel sa vie humaine va pouvoir prendre un sens et une certaine paix ...

La joie intimement est d'abord la joie du retour . Mais la joie et là je vais rejoindre Bergson, c'est aussi le retour de l'Invictus, de l'invaincu . Nous vérifions dans le retour que nous sommes, que nous survivons au plus intime, dépassant l'angoisse de la mort et la mort elle même Dans tout retour c'est d'abord l'égo qui subsiste et le percoit L'immédiaté de l'égo c'est l'intuition de sa durée de sa permance de son retour
Le retour perçu de l'ego est la piste pour comprendre la prise de la joie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
k.ludd

avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 10/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 18:36

Citation :
Perso j'aimerais me pencher sur le mode d'éprouver la joie ...


prend 1 plomb, de la psilo, de la C: tu éprouveras de la joie

J'approuve sophie: DOPAMINE, circuit récompense

Je ne vois aucun intérêt à en faire un bouquin. La joie est une conséquence, une résonnance cérébrale de l'aboutissement d'une action entreprise, qui renforcera sa mise en mémoire.

point barre
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/kludd
sophie.h

avatar

Nombre de messages : 557
Date d'inscription : 08/07/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 18:39

Whynot a écrit:
Ah Sophie Sophie ce langage ce langage cachez moi ce langage que je ne saurais voir hips
Ma ptite philosophe chérie que pouwis je te dire , la philosophie peut donner un horizon encore faut-il lever les yeux ...
Je crois que la joie relève ni de la philosophie, ni de la science , ni de la linguistique, la joie relève d'elle-même , elle se partage dans le monde de la grâce, et elle concède à nous toucher de temps en temps
Mais pas de problèmes tu auras droit à ta fessée philosophique , y a pas de problèmes j'ai la main leste et le vocabulaire assez bien étendu pour faire bien mouche quelque part
Continues à m'asticoter j'adoore la répartie, celle qui s'envole sans se contrôler et qui fait zou des convenances à peluche cat
J'aimais bien ce que tu avais écrit... Bon, tu me diras que c'est bien là le problème ! (Je ne lis pas du Heidegger avant de me coucher, moi. Mr. Green )
Pour la philosophie, la science, la linguistique, c'est vrai que je confonds plaisir et joie. La joie, c'est le contentement de l'âme. Elle se passe de causes et s'éprouve à chaque seconde mais le plaisir provoque cet état. Quelle joie devant un clair de lune à écouter "la jeune fille et la mort" ! Non ? Il me semble donc que la joie est intimement liée au plaisir.

Pour la fessée philosophique, j'attends. Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 19:00

Le désert croit ... heureusement que je me sens d'humeur hebdromadaire et que j'ai l'âme du bédouin
Là où le péril croit, croit aussi ce qui sauve ... je vous répondrai à la bonne heure , laissez mon âme divaguer encore un peu, chut elle se grise et s'étourdit mais croit moi Sophie tu ne seras pas assez gourmande et toi Ludd au masque rouge tu m'entendras résonner crois-le assez bientôt !! Ta nonchalence bien assise va connaitre le feu de la question , prends ton souffle ami, tu ne sais pas à qui tu causes scrouitch scrouitch mais pour l'instant j'attends mon heure et je retourne à mon trip philococaïne qui m'appelle et m'enfume si délicieusement do not disturb concept is ongoing to born or maybe to burn
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 19:16

Alors une première confirmation naïve du retour comme piste de la Joie est la parole , la dernière parole de la Traviata, rinasce rinasce o goia !! et puis elle meurt Elle meurt sur la joie de se sentir renaitre la fin de son mal et la vie est là et elle meurt Ecoutez ce goia chanté par Callas rien que ça vaut la peine d'être né!

La joie et le retour de la vie, du vivant Si je vais un instant du côté du vécu de la joie, sa manifestation on peut dire que retrouver quelqu'un de perdu est parmi les joies les plus fortes que peut ressentir un être humain. L'enfant n'est pas rentré de la nuit, il ne répond pas à son gsm et ses amis ne l'ont pas vu , l'angoisse terrible et puis l'appel maman je suis chez Papy Marcel, le retour de l'enfant et la joie impressionnante qui prend , celle de la re-trouvaille.

Je pense qu'on pourrait envisager le retour comme préconcept , matrice de tout concept celui par qui l'espace du logique comme horizon peut se faire jour
A=A, le principe d'identité.
Le principe d'identité pourrait peut-être se fonder dans cette intuition immédiate de l'ego comme durée , ce qui revient le même, finalement ce qui dure c'est à dire ce qui vainc !

Le péril que l'on avait dans périclitus de l'experitus, Hors du péril, l'expérience l'éprouvé de la sensation est d'abord , dans le retour, le salut , la victoire
Si l'égo est dans son ensoi d'abord expérience ipséite de sa permanence alors la joie qui est le signe et le sentiment du retour , de la victoire alors la joie est consubstantielle à l'ego, peut-être aussi l'affect egotique par excellence j'éprouve de la joie donc je suis , je suis d'etre durée, joie en permanence mais comme le dis Husserl ou Heidegger , l'ego est ce qui montre en se cachant

La joie égotique serait le sentiment qui appartiendrait à son etre le plus en propre simplement d'une manière diffuse à la manière de notre horizon qui nous permet de voir sans que nous ayons conscience de l'horizon lui même comme condition de possibilité de tout voir

La joie pourrait être l'horizon de l'ame , son retour et l'identification, le jugement de son retour L'ame dure de cette sensation de joie permanente qui nous accompagne en tant que vivants !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 19:31

Si la joie est con-substantielle à l'Etre alors tout vient de la joie ?! Comment la joie s'amplifie disparait de notre horizon? Pourquoi la tristesse, la colère et les autres émotions? s'il n'y avait que la joie

Bergson le montre la joie accompagne souvent le sentiment de victoire dans nos événements quotidiens... J'ai gagné au lotto et la joie qui en découle peut venir de cette victoire perçue contre l'adversité, je suis à l'abri de l'adversité à jamais, un retour éternel plutot qu'un eternel retour
La joie qui accompagne les supporters qui ont gagnés au foot et qui les transit, le cri de Goooooaaaaaallllllll ! La prise violente de l'etre soi bien sûr nait de l'angoisse de la lutte à l'issue incertaine et soudain victoire , nous gagnons , victoire , joie!
La joie de la retrouvaille aussi se fonderait sur ce modèle du retour, victoire contre l'absence , l'absence du retour, du familier
La joie de la naissance, est cette joie de sa perpétuation , la perpétuation de soi et là j'en viens à un autre thème, la joie du devoir accompli ! La mort triomphée dans la progéniture ainsi que dans l'accomplissement de l'attente sociale , j'ai vaincu , j'ai réussi socialement j'ai l'enfant signe d'intégration dans la communauté

Maintenant il est vrai que la joie prend d'autres visages que le retour si on analyse le vécu . La joie du partage, le partage , la fête Le laetare
et puis il y a la joie du don , du don de soi qui sont deux modalités de la joie
Au delà de ces deux joies que j'aimerais examiner il y a la joie , sans doute la plus profonde, celle du devoir accomplit , l'apaisement de l'âme , de son joug , de son juger

Il y a enfin une autre catégorie de la joie à mes yeux qui est la joie par surcroit , la joie de la Grâce, joie mystique , joie qui survient inopinément sans autre raison que de se manifester elle-meme
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 19:53

Mana vous connaissez, c'est l'excès de la joie, la joie qui brûle, la folie
La création puise dans la Mana son ouverture , création et joie. La création bien sûr repose sur la durée de l'ego, sans ego pas de monde et pas de création mais au delà , les dérivées essentielles de la joie , la création en est une intime
Mana La mana est l'enthousiasme de la joie La maladie Maniaque qui d'ailleurs alterne avec la dépression est une maladie de la joie qui porte l'exaltation du moi audelà du pouvoir de la cocaïne, et la dépression réduit le moi à tellement peu de joie que l'ego cherche à se retrouver dans le suicide, se coincider , retrouver la joie dans la disparition de soi A=A

L'intensité de la joie a un principe lui-même cyclique La joie nait, arrive à la conscience comme manifestation, et puis s'amplifie par la résonance de la Mana, et puis s'éteinds par la raison, la régulation raisonnante , le retour en tant qu'acté c'est à dire qui retrouve sa durée et non plus sa retrouvaille

Si Gaudia est se ré-jouir d'où vient le mot joie de quel retour du jouïr s'agit il , Gaudia se réjouit du retour à jouïr de soi et de l'autre étayé sur le modèle du retour de soi La retrouvaille de l'objet permet à l'égo à soi de re-jouir , retrouver son unité , sa durée! L'Objet devient l'autre de soi, l'autre de la durée de soi, l'autre comme retour identifié, l'autre comme identique . La joie de l'autre c'est qu'il est identique en tant qu'autre , c'est le même autre sans quoi je ne le reconnaitrait pas
Notre joie au monde vient de la retrouvaille permanente avec le monde et nos objets familiers, un cartable, une pancarte chez le légumier, un chemin creux abordé au quotidien etc...

D'où vient que la joie ne nous envahit alors pas tant , ne soyons pas en joie permanente? La joie c'est la re-trouvaille , la durée de la retrouvaille de l'objet est diffuse et ne s'oppose pas en intensité à toutes les autres émotions qui elles aussi sont reconnues comme telle par la joie

O joie ma colère, o joie ma tristesse , o joie

Cocasse non un monde basé sur la joie L'identité celle recherchée par Kant et par tant d'auteur rassurez vous on vient de la trouver hihi Ce qui relie l'objet au sujet c'est le sentiment de joie de notre être Rien n'est hors la joie sinon une seule chose : ach jusqu'ici tout allait bien
Ce qui interrompt la joie en soi ce n'est pas la tristesse mais c'est l'angoisse
L'angoisse est interruption de la joie en soi L'angoisse est la fin du moi comme source du monde , disparition de soi la plus pure et aussi la plus grande liberté , la liberté toute pure inhumaine la plus folle , la plus terrible
La joie devient alors signal d'attachement et de servitude Nous sommes condamnés à la joie , sous peine de liberté , d'envol hors du lien de l'humanité

Le laetare est la fête d'abord du lien social comme ce qui triomphe de l'angoisse , fin de soi L'Autrui est à la fois source d'angoisse et réparation dans la fête réparation du lien , chemin du retour à soi par l'attachement au lien social
La joie porte donc son principe d'aliénation , de non-liberté en elle En elle est la loi et le droit qui s'impose à l'âme . Le droit, et la loi, la lex, le ligo , le lien est d'abord ce qui lie à la communauté et à soi Accomplir son devoir devient source d'une plus grande et plus profonde joie , la joie de la joie
La joie de la joie serait le droit, l'accomplissement de la loi du devoir et là je retrouve mon Emmanuel favori

En voilà du mouron n'est ce pas miaouw j'arrête là , j'ai la soupe et les haricots sur le feu et maintenant gare à vous , la joie fondra sur vous ami, la joie arrive , elle est là geek
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 20:38

Bon Ludd à nous deux mon gaillard , tu l'auras voulu hop hop esquive, esquive, mandale, mandale zut mandala

Bon tu m'as l'air d'en savoir un bout sur certaines choses , mais tu t'assois tellement dessus que c'est tout fripé , de la légèreté mon garçon danse , danse, allez souplesse dans les genoux , là , là hihi

Sorry je suis dans ma phase coach, il faut que je redescende un peu sur terre
Bon LUDDDD , que me racontes-tuuuuu

Dopamine circuit récompense point barre Enooormme !! Point barre .... __________

Tu es sur un site de philo mon gars alors point barre tu comprends celà la fout mal, tu vois ce que je veux dire point barre, philo, barre point barre , tu vois , hein dis Point barre mais casses-toi !!!!!

Dopamine regardes-moi ça mot magique du style abracadabra Tu fais ta divine hein?! Bon circuit récompense ,brouf dopamine, joie et c'est du tout cuit !!

Mais où vas-tu chercher celà , t'es biologiste au moins?! non ?!
Je l'ai dis à Sophie le problème des scientifiques, c'est qu'un scientifique celà ne sait fondamentalement pas penser et toi tu répètes les leçons de ces ignares ... C'est quoi un scientifique?! C'est un éleveur de lapins marié à un fabricant de chapeaux Tout le problème du scientifique c'est de produire autant de lapins qu'il ne fabrique de chapeau ... un miroir aux alouettes ...

Quelles sont les réponses du biologiste au mystère du monde, tu vas pas me croire elles sonts biologiques, quelles sont les réponses du physicien des particules sur le mystère du monde, les réponses sont physiques et le biochimiste, biochimique et le mathématicien, mathématique et le philosophe, philosophique bande de noeuds gastriques ne voyez vous pas le jeu de dupe , ce que l'on nous porte à croire Non mais Tu crois en la science comme n'importe quel etre humain, n'importe quel dadais !! La science ne dit sur le monde rien d'autre que ce qu'elle y met , une entreprise à lapins et à chapeaux POINT BARRE

Déjà croire , rien que le mot croire et tu crois peut-etre ne pas croire ?! Ah voilà parole sensée de sage tout rouge que tu es ! Tu es perclus de croyances , de fond en comble tu n'es que croyance, tonneau vide qui fait du bruit comme beaucoup d'entre nous ceci dit Tu crois que quand tu vas pousser sur l'interrupteur la lumière va s'allumer ?! Et ca c'est pas une croyance?! Que quand tu vas poser le pied sur le tapis de la salle de bain , il va rester bien poliment sous tes pieds ce n'est pas une croyance?! tout est croyance mon cher Einstein, tout! L'interrupteur pourrait ne rien enclencher du tout , donc croire que l'on va allumer la lumière est une croyance habituelle , croire qu'il n'y a pas de trou sous son tapis de salle de bain est lié à ta bonne fortune mon cher plumeplume Et oui mon gars nous sommes des croyants de la plus belle eau et heureusement

Alors ton histoire de Dopamine, je m'en tamponne le coquillard . Tu sais pourquoi ?! Parce qu'un scientifique ça ne sait pas penser la chose élémentaire qu'on appelle le principe d'identité A=A
Le scientifique est l'halluciné par excellence , le mad man et nous croyons en ces blouses blanches ?! Chaque fois que j'ai de la Dopamine j'ai de la joie ? chaque fois que j'ai de la joie j'ai de la Dopamine est la condition élémentaire de l'identité Or chaque fois que j'ai de la joie, j'ai peut être de la dopamine, chaque fois que j'ai la dopamine j'ai de la joie ?! Qui a mesuré la joie , comment , par quel protocole la joie a t elle été définie Dans quel bouquin de philo ce sacré père fouettard a définit ce qu'il étudie de la joie? Ah de l'euphorie, ah du plaisir? De la joie ?! mon cuuuuuuul !!

Euh je t'avais prévenu et je tiens toujours mes promesses, tu peux te recoiffer maintenant , pas de problèmes Sandy vient juste de passer et n'oublies pas de fermer l'interrupteur ... sans rancune mon bouddha !!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
k.ludd

avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 10/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 21:40

Ecoute moi, je ne suis ni scientoloque ni scientiste, ni scientifique (ou disons un peu, juste ce qui faut). Mais crois moi si tu prends de la dope à mine, t'as de la joie c'est comme ça. De la vraie joie. Une bouffée qui te monte par partout, les choses sont belles, neuves, brillantes, elles ont du sens. T'as envie d'embrasser les gens, t'as envie de crier: qu'est ce que j'ai de la joie! Voilà, pour le point barre (à mine).

La science, on en a déjà parlé dans le sujet Amour avec un grand A. ça ne montre effectivement rien, mais ça confirme des intuitions vieilles comme Homo sapiens. Notamment que la joie, c'est l'emballement (très positif) d'un système de protection de l'individualité. Le cerveau est fait pour oublier autant que pour mémoriser: il garde ce qui est bon, rejette ce qui est mauvais pour avancer, vivre.

Pour moi, la joie est tout juste à qualifier de sentiment. Ce n'est qu'un symptôme physiologique de la partie la plus basse de notre conscience (l'âme). En cela elle n'est pas opposable à la tristesse, qui est un symptôme de l'Amour (le plus haut niveau de conscience)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/kludd
k.ludd

avatar

Nombre de messages : 86
Date d'inscription : 10/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 22:13

Mais d'accord avec toi, la joie est l'un des carburants de l'ego. Disons qu'elle est son coach, comme la douleur (physique) est son père fouettard. Les 2 maintiennent tant bien que mal cette individualité cohérente, en adéquation avec son environnement. L'égo n'est pas con-substantielle à la joie, il l'utilise seulement. Dans la manie, je pense que l'égo s'oublie, s'aveugle tellement qu'il s'effondre sur lui-même, preuve que la joie n'est rien d'autre qu'une sensation, une chimère.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.myspace.com/kludd
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 22:19

Mon cher Ludd,

Tu fais bien de venir chez les philosophes c'est à dire chez les êtres humains et je te remercies de mettre en évidence l'ombre de la lumière ...

Prenons un exemple , j'ai un steak bien vivant dans mon éprouvette, une culture de cellules si tu veux, je mets dans son petit circuit sanguin, de la méga-dopamine crois tu un seul instant que le steak va éprouver de la joie?!

Le problème de la science et des hallucinés que nous sommes c'est qu'elle nous inféode à ses croyances , à son discours et à son vocabulaire, à sa vision du monde, alors que ce n'est qu'une croyance, un discours, et un vocabulaire
Il est majoritaire soit , il est efficace soit, mais il n'est pas VRAI

Le problème c'est que l'on croit que la science parle du vrai, parce qu'elle parle de l'observable réitérable C est du foin de nounours que tout celà malheureusement
Est ce que je jette l'opprobre sur la science que nenni je jette l'opprobre sur nos facultés à sagesse étroite limitées à nos horizons riquiqui canari cui cui

Je vais t'expliquer ce que je veux te dire mon boudhinet , tout est une question liée à la cause, j'ai pas dit la sauce mais la cause Un scientifique croit savoir ce que c'est qu'une cause , il ne parle en réalité que d'effets et encore de théorie de la cause, mais les causes ?! voilà bien un mot réellement étranger à la science

La cause d'un effet n'est pas la cause mais son horizon Ce qui cause un accident de voiture ce n'est pas deux voitures entremêlées et fumantes, c'est l'horizon "accident" sans lequel nous verrions sinon autre chose qu'un accident, du fer mêlé , un avant un après ou tout ce que tu voudras mais pas un accident Sans horizon de la cause pas de cause digne de ce nom

A toute cause sa condition de possibilité ! Alors voilà ce que ces big noses nous proposent L'avion qui vole vole parce qu'il est aspiré par l'effet Coenda en l'air et de nous décrire l'effet aérodynamique, le scientifique va dire que la cause du vol est son aspiration par tel mécanisme des fluides aérien

Tu veux mon avis, il ne parle que des effets , il analyse un effet et il déclare ceci comme cause Une aile placée à telle vitesse dans un flux aérien a pour EFFET d'etre aspiré par lui et non pas cause .

Donc la dopamine sur le cerveau est un EFFET et pas une cause ! Quand il y a de la dopamine alors on a l'EFFET de la joie D'abord la joie dont tu parles est plutôt de l'euphorie , admettons un instant que l'on appelle celà de la joie?! Aucune dopamine ne va créer de la joie, la dopamine va créer l'effet de la joie qui est justement de créer de la dopamine ?! Le problème est la définition de l'horizon de la cause
Devant le spectacle d'une montagne Zen , la montagne Zen va créer le ravissement qui a pour effet de se manifester par de la création de dopamine mais de dopamine seule?! Qu'est ce qui construit le ravissement en dehors de la dopamine présente? Il y a un sujet qui est son corps en tant qu'il l'incarne et l'anime, Mais le corps n'est pas le sujet ni le sujet le corps Le sujet est l'horizon du corps

Je termine par une petite histoire dans un monde à deux dimensions des scientifiques marqués par des points sur la feuille plane du monde, voient un cercle évoluer dans leur monde Et ce cercle bouge Les points que sont les scientifiques vont commencer à analyser les mouvements du cercle tantot à gauche tantot à droite Un peu devant un peu derrière etc .. Ils font un nombre impressionnant de mesures et appliquent leurs calculs de probabilités. Ils en déduisent des lois qui se rapprochent assez du mouvement vu une alternance gauche droite , et la distance qui diminue en une belle fonction régulière Ils savent même prédire les prochains mouvements du cercle dans le temps tout le temps

Mais voilà qu'un point génie invente la troisième dimension, un nouvel horizon et à la confusion des scientifiques ils virent en réalité un globe pendulaire animé d'un mouvement de pendule qui périodiquement traversait la feuille plane laissant son ombre circulaire

Je te l'accorde , que ce n'est pas joyeux joyeux et que je me demande si je ne vais pas aller me prendre un petit coup de dopamine histoire de me faire de l'effet I don't want that
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Mer 28 Nov 2012 - 23:31

Ma petite Sophie voici ta fessée cul cul tout nu sans petites culottes philosophiques

La joie esthétique est un ravissement , le sentiment du beauté de la beauté qui est effectivement un plaisir
Que la joie soit le contentement de l'âme est une tautologie qui me plait ma foi assez bien ... le plaisir et la joie sont liés ?! Oui mais achtung ne sont pas confondus !
La première raison est une raison linguistique, je l'aime bien car la linguiste ou la philologie étudie le bon sens populaire qui rejoint souvent le bon sens tout court ! On peut dire le plaisir de la joie La joie procure du plaisir
On ne dira pas la joie du plaisir? ou la plaisir procure de la joie ?!

Le fait que nous ayons deux mots est un indice déjà pour montrer deux horizons, deux concepts ou entités distincts ... Le plaisir là pour le coup je rejoins Ludd est une prime hormonale , une décharge d'une tension neuronale , donc le plaisir de la joie est sans doute la dopamine dont parle Ludd c'est à dire le mécanisme biochimique procuré par la joie

Ludd confond joie et plaisir dans leur mécanisme , l'un est égotique l'autre est biochimique ...
Le cerveau évite la douleur et recherche le plaisir mais pas la joie qui n'a rien à voir avec le cerveau Sans cerveau pas de joie pour sûr mais pas d'égo non plus ceci dit
Descartes était du temps où l'on s'intéressait beaucoup à la glande pinéale , la glande du cerveau qui serait le "lieu" le lien entre le corps et l'âme ... on a beaucoup glosé sur ce sujet depuis lors

Comment peut-on dire alors que le cerveau n'à rien à voir avec la joie ?! La joie est un effet de sens et non pas un effet biologique Le sentiment joyeux est la perception , l'intuition immanente d'une situation de type symbolique qui déclenche les mécanismes sans doute dopaminergiques mais sans doute aussi pas que ceux là
La joie emplit tout l'horizon de l'etre mais pas à la manière d'un orgasme , pas à la manière de la décharge de plaisir.

ETre pardonné par sa victime sincèrement est sans doute une forme de libération de joie en l'etre parmi les plus profondes. La reconnaissance de soi par celui que l'on reconnait aussi Ce sont deux situations profondément symboliques . La situation amoureuse produit profondément de la joie au-delà du plaisir
La situation amoureuse est l'expérience habituelle paroxystique de la joie , l'expérience mystique en est le versant inhabituel non commun
IL faut voir décrit par Sainte Thérèse d'Avilà et traduit dans la statue de Le Bernin l'exstase de Sainte Thérèse qui faisait dire à Lacan : Encore, on voit bien , dit il qu'elle jouit !!
C'est vrai l'attitude est celle de la jouissance mais l'origine de cette joie est de nature symbolique la dépossession de soi au profit du Divin , du tout
Ce qui est intéressant dans le plaisir , c'est que le destin du plaisir est l'oubli ! Le destin de la joie est le souvenir ravi ! Pour moi la cause en est que la joie est de nature symbolique et donc engrammable Le plaisir est une décharge hormonale un principe d'homéostasie sans , en lui même, posséder de forme engrammable comme telle . Donc plaisir de la joie mais y a t il de la joie sans plaisir?! sans doute pas mais y a t il du plaisir sans de la joie assurément , la plupart du temps Le plaisir est une entité différente de la joie

T'as vu j'ai pas tapé trop fort , tu peux remettre tes chaussettes va ! Et ne recommences plus batman



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cébé

avatar

Nombre de messages : 4416
Date d'inscription : 30/11/2004

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Jeu 29 Nov 2012 - 7:04

C'est la Joie que l'on peut ressentir même devant le lit de mort de sa maman, par exemple.

Je parle en Chrétienne accompagnée par sa mère et l'accompagnant dans ce passage à première vue difficile ....

.... hmmmm ... dans cette occasion, il y a eu ( et il y a toujours) de la Joie, mais sans plaisir .....

_________________
"Jacques 3:1 Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n’en recevrons qu’un jugement plus sévère"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
sophie.h

avatar

Nombre de messages : 557
Date d'inscription : 08/07/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Jeu 29 Nov 2012 - 9:11

Whynot a écrit:
Ma petite Sophie voici ta fessée cul cul tout nu sans petites culottes philosophiques

La joie esthétique est un ravissement , le sentiment du beauté de la beauté qui est effectivement un plaisir
Que la joie soit le contentement de l'âme est une tautologie qui me plait ma foi assez bien ... le plaisir et la joie sont liés ?! Oui mais achtung ne sont pas confondus !
La première raison est une raison linguistique, je l'aime bien car la linguiste ou la philologie étudie le bon sens populaire qui rejoint souvent le bon sens tout court ! On peut dire le plaisir de la joie La joie procure du plaisir
On ne dira pas la joie du plaisir? ou la plaisir procure de la joie ?!

Le fait que nous ayons deux mots est un indice déjà pour montrer deux horizons, deux concepts ou entités distincts ... Le plaisir là pour le coup je rejoins Ludd est une prime hormonale , une décharge d'une tension neuronale , donc le plaisir de la joie est sans doute la dopamine dont parle Ludd c'est à dire le mécanisme biochimique procuré par la joie

Ludd confond joie et plaisir dans leur mécanisme , l'un est égotique l'autre est biochimique ...
Le cerveau évite la douleur et recherche le plaisir mais pas la joie qui n'a rien à voir avec le cerveau Sans cerveau pas de joie pour sûr mais pas d'égo non plus ceci dit
Descartes était du temps où l'on s'intéressait beaucoup à la glande pinéale , la glande du cerveau qui serait le "lieu" le lien entre le corps et l'âme ... on a beaucoup glosé sur ce sujet depuis lors

Comment peut-on dire alors que le cerveau n'à rien à voir avec la joie ?! La joie est un effet de sens et non pas un effet biologique Le sentiment joyeux est la perception , l'intuition immanente d'une situation de type symbolique qui déclenche les mécanismes sans doute dopaminergiques mais sans doute aussi pas que ceux là
La joie emplit tout l'horizon de l'etre mais pas à la manière d'un orgasme , pas à la manière de la décharge de plaisir.

ETre pardonné par sa victime sincèrement est sans doute une forme de libération de joie en l'etre parmi les plus profondes. La reconnaissance de soi par celui que l'on reconnait aussi Ce sont deux situations profondément symboliques . La situation amoureuse produit profondément de la joie au-delà du plaisir
La situation amoureuse est l'expérience habituelle paroxystique de la joie , l'expérience mystique en est le versant inhabituel non commun
IL faut voir décrit par Sainte Thérèse d'Avilà et traduit dans la statue de Le Bernin l'exstase de Sainte Thérèse qui faisait dire à Lacan : Encore, on voit bien , dit il qu'elle jouit !!
C'est vrai l'attitude est celle de la jouissance mais l'origine de cette joie est de nature symbolique la dépossession de soi au profit du Divin , du tout
Ce qui est intéressant dans le plaisir , c'est que le destin du plaisir est l'oubli ! Le destin de la joie est le souvenir ravi ! Pour moi la cause en est que la joie est de nature symbolique et donc engrammable Le plaisir est une décharge hormonale un principe d'homéostasie sans , en lui même, posséder de forme engrammable comme telle . Donc plaisir de la joie mais y a t il de la joie sans plaisir?! sans doute pas mais y a t il du plaisir sans de la joie assurément , la plupart du temps Le plaisir est une entité différente de la joie

T'as vu j'ai pas tapé trop fort , tu peux remettre tes chaussettes va ! Et ne recommences plus batman

Bahhhh, t'appelles ça une fessée ? Franchement, peux mieux faire...
Incontestablement, le plaisir ne procure pas les mêmes sensations que la joie. Mais le plaisir peut participer à cette sensation de plénitude de l'âme. (Moi, les Nymphéas de Monet, ça me procure du plaisir et une immense joie !). La joie est bien sûr au-delà du plaisir. Le plaisir est bien dérisoire face à la joie qu'éprouve une mère à la venue de son enfant. C'est la joie à l'idée de l'autre sans aucune raison. Elle est un souffle précieux qui fait rayonner notre Être tout entier. C'est magique... c'est chimique... La dopamine irradie notre corps jusqu'à notre âme. La chimie est parfaite... le corps réagit et l'âme exulte. Vois dans cette chimie, une expérience mystique ou une simple réaction hormonale... quoiqu'il en soit, la création est parfaite !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
cébé

avatar

Nombre de messages : 4416
Date d'inscription : 30/11/2004

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Jeu 29 Nov 2012 - 16:26

On peut confondre cette joie avec l'amour, tout simplement .....

_________________
"Jacques 3:1 Ne soyez pas nombreux, mes frères, à devenir docteurs. Vous le savez, nous n’en recevrons qu’un jugement plus sévère"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Ven 30 Nov 2012 - 23:13

Je ne vais pas te raconter les malheurs de Sophie, je ne te ferai pas le coup de la Comtesse de Ségur ça c'est vrai mais que tu sois une goulue qui veut encore des coups de baguettes philosophiques, tu me dégoûtes tiens si déjà je ne te tenais par la tranche de l'esprit lubrique des pensées nobles qui nous habitent Nous sommes des tourmentés de la vertu, Du vice bon dieu, du vice!!

Ma petite Sophie sors un peu de tes truismes et de ta philosophie béate et circoncise fais moi un peu ta chienne, et mords un coup très fort dans un vrai os Dégage!!

Ton ravissement est de la mièvrerie de crotte de biques As tu seulement déjà trait une chèvre au lieu de brouter du bien penser philosophiques, inventes , sans te laver pendant deux jours et cours sur la colline toute nue en criant Dieu est une PUTE sois originale ma tendre tendresse incarnée et fais voir tes griffes

Je te protèges donc je t'escogriffes, ah que de concept ne faudra t il pas chercher au forceps pour te fouetter les méninges rabougries d'un centenaire de pensées confites ...

Ca te va mieux comme ca hein contente?!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    Ven 30 Nov 2012 - 23:38

Rassures-toi ma douce pupuce j'ai autant de plaisir que toi à voir les Nymphéas si chers à mon portefeuille menu.
Mais quelle joie que de pouvoir partager ce plaisir avec toi dwarf
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie    

Revenir en haut Aller en bas
 
Prolégomène à une compréhension du sentiment de la joie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 7Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7  Suivant
 Sujets similaires
-
» DS la critique sociale compréhension de texte
» difficulté de compréhension
» Une meilleure compréhension du système immunitaire.
» Mauvaise compréhension
» Le Coeur de la Compréhension parfaite

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Philosophia :: PHILOSOPHIA :: Philosophie-
Sauter vers: