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 Deux questions... Une sur ROUSSEAU et une sur KANT

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Yppi



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Date d'inscription : 24/12/2012

MessageSujet: Deux questions... Une sur ROUSSEAU et une sur KANT   Lun 24 Déc 2012 - 20:04

1) Un canot de sauvetage est pris dans une tempête en pleine mer. À son bord, il y a
quatre hommes et un chien. Tous les cinq vont mourir si aucun homme n’accepte d’être
sacrifié, ou si le chien n’est pas jeté par-dessus bord. Que ferait Emmanuel KANT?


2) Une jeune femme de vingt-trois ans a trois enfants. Elle vit dans la misère, car elle n’a
pas de conjoint stable et ne peut espérer gagner beaucoup plus que le salaire minimum en
raison de son faible niveau de scolarité. D’après Jean-Jacques ROUSSEAU, un
gouvernement qui rend possible ce genre de situation est-il juste?
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Date d'inscription : 30/11/2012

MessageSujet: Re: Deux questions... Une sur ROUSSEAU et une sur KANT   Mar 25 Déc 2012 - 8:23

Citation :
1) Un canot de sauvetage est pris dans une tempête en pleine mer. À son bord, il y a
quatre hommes et un chien. Tous les cinq vont mourir si aucun homme n’accepte d’être
sacrifié, ou si le chien n’est pas jeté par-dessus bord. Que ferait Emmanuel KANT?

Rien! puisqu'il n'a jamais quitté sa ville natale.
Mais plus sérieusement, on peut imaginer qu'idéologiquement , il jetterait le chien par dessus bord et éventuellement se jetterait à l'eau lui-même si cela ne suffit pas; mais côté instinct de survie: il faudra le pousser un peu.




2) Une jeune femme de vingt-trois ans a trois enfants. Elle vit dans la misère, car elle n’a
pas de conjoint stable et ne peut espérer gagner beaucoup plus que le salaire minimum en
raison de son faible niveau de scolarité. D’après Jean-Jacques ROUSSEAU, un
gouvernement qui rend possible ce genre de situation est-il juste?[/quote]

Il nous dirait que nul ne doit être assez pauvre pour se vendre; et nul ne doit être assez riche pour acheter celui qui est prêt à se vendre.
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Whynot



Nombre de messages : 272
Date d'inscription : 23/11/2012

MessageSujet: Re: Deux questions... Une sur ROUSSEAU et une sur KANT   Mer 26 Déc 2012 - 21:16

Oui moi aussi je crois que Kant jetterais d'abord par dessus bord tous les exemplaires de la Critique de la Raison Pure histoire d'alléger un peu le bateau et puis pour une question d'honneur chacun devra considérer la chose suivante: chacun doit faire son devoir à savoir considérer les autres dont le chien non comme des moyens pour (sur)vivre mais comme des fins en soi. Mais le paradoxe se pose du fait que se sacrifier reviendrait à ne pas se considérer soi-même comme une fin en soi mais comme un moyen pour sauver d'autres donc le sacrifice de soi chez Kant est une question paradoxale, comment se respecter soi en tant que fin et non pas comme moyen dans le sacrifice de soi pour les autres?

Le paradoxe se résoud très facilement puisqu' à la fin en soi que je représente , il y a une valeur supérieure qui est le salut d'autres fins en soi que sont mes compagnons de bateau et qui sont plus que moi seul. Le sacrifice de ma fin en soi au profit d'autres fins en tant que fins en soi est donc licite Toute la question est donc vu la réciprocité du geste possible par tous sauf par le chien que pour trouver une solution et du fait qu'il est licite que chacun en miroir se trouve dans la même position initiale il faut résoudre le dilemne dans la question du temps à savoir celui qui sera le plus rapide pour se jeter à l'eau tout de suite , Mais la rapidité du geste pose en lui-même un autre paradoxe d'ailleurs posé par Kant à savoir en quelle mesure y compris le sacrifice de soi ne serait pas la trace d'un orgueil caché à se procurer la plus grande valeur morale dans le sacrifice de soi comme geste absolu et donc, par ce vice d'orgueil caché , de chercher à être le plus grand de tous ce qui reviendrait à ravaler les autres au niveau de moyens pour ma propre gloire fut-elle post-mortem ce qui ne serait pas sans ruiner et ma vie et mon geste! Ce paradoxe lui aussi se résoud dans le fait que l'honneur , le don infini reçu par les 4 autres consciences devra être restitués par eux comme dette à leur tour envers les autres de la communauté plus tard dans le temps afin que ce sacrifice porte ses fruits davoir réellement contribué à la constitution effective du royaume de la communauté des Biens Mais le don d'une pareille dette fait que les compagnons auront une charge encore bien plus lourde pour faire leur devoir eu égard à la dette contractée par le geste du sacrifié . Le paradoxe alors pour ces autres s'il veulent faire honneur au sacrifié c'est de lui enlever la part d'orgueil qu'ils ont perçu pouvoir y être attaché et qu'ils nepourront résoudre qu'en devenant eux-même imparfait En ne devenant pas parfait mais imparfait dans la réalisation de leur devoir moral , le sacrifice alors aura été fait non plus comme moyen pour sa gloriole mais comme pure gratuité puisqu'il n'aura servi à rien d'autre que chacun exerce sa liberté comme bon leur semble c'est à dire en les respectants eux en tant que fin en soi ,libre d'exercer ou non leur devoir ...

Le paradoxe consiste donc qu'en créant une dette infinie aux compagnons, le sacrifié trouve justice non pas dans l'exercice et l'accomplissement par ces autres de leur devoir mais plutôt par leur défaut à pouvoir l'exercer d'une manière parfaite tout en l'exercant en bonne partie afin de se défaire de la charge de la dette contractée mais s'en défaire par chacun librement et non pas d'une manière subie en tant que dette reçue En choisissant la dette en ne la respectant qu'en partie, les autres rendent honneur à la gratuité du geste du sacrifié tout en eux retrouvant la pleine liberté d'exercer eux même librement ou non - ce qui est la liberté- leur devoir et être libéré du devoir du devoir qui était aussi une fin de leur liberté , une dette

Et donc la communauté idéale des Biens serait celle des hommes qui acceptent de n'être pas parfaits tout en faisant de leur mieux pour exercer leur devoir librement c'est à dire essayer de rendre leur monde reçu dans la dette un peu meilleur qui'il ne l'ont reçu mais pas parfaitement meilleur. Vouloir un monde parfait ne consisterait qu'à créer l'enfer , ce qui est une idée commune bien répandue mais maintenant ... démontrée hihi

Mais il y a une autre manière de résoudre le dilemne d'une manière simple c'est que le temps de comprendre Kant et
et le temps que cette idée fasse le jour , le dilemne se résoudra de lui-même car tout le monde aura déjà péri noyé
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Date d'inscription : 30/11/2012

MessageSujet: Re: Deux questions... Une sur ROUSSEAU et une sur KANT   Mer 26 Déc 2012 - 23:56

Kant nous a toujours dit quoi faire.Il nous a pas dit comment le faire...hééé! pas folle la guêpe!
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MessageSujet: Re: Deux questions... Une sur ROUSSEAU et une sur KANT   

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