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 Une reprise du cogito.

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Neopilina



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MessageSujet: Une reprise du cogito.   Dim 6 Oct 2013 - 17:52

- Le dimanche 22 Septembre 2013.
De toute façon, même dans le poêle cartésien, perché sur un nuage, on a toujours déjà en poche de quoi passer, revenir : j'ai pu, très bien même, me mettre à table ce soir !
Il faut bien sûr affiner, creuser, y voir clair dans le poêle, et patatra, on redescend.
Allez ! à demain ! Signé Furax !

- le lundi 23 Septembre 2013.
La solution est forcément au dessus, plus ou moins explicite. Cool hein, je cherche à haute voix, pardon !
Il faut partir, revenir, du fameux, " Je pense " et RECONQUERIR PLEINEMENT le " je suis " et avec renouer le Contact, le Lien, a priori avec l'Extérieur, et donc le documenter, de façon à ce qu'autrui puisse lui-même refaire le chemin. C'est ça le taf.
Effectivement, ayant pu penser " je pense ", en français dans le neurone !, je peux constater que j'ai pensé " je pense ", ce faisant, lumière !, je sais que je pense. Une belle boucle, celle très particulière où la pensée s'atteint elle-même.
Et malheureusement faire ressortir la nuance entre " Je ", a priori, En-Soi, etc, et " je ", cartésien, kantien, hégélien, sartrien, etc, à partir de cette boucle n'est pas aisé. Il y a franchement mieux. Mais pour l'instant, on oublie, il faut partir de celle-là, ne serait-ce que pour accéder à une autre qui permettra mieux, et ainsi de suite.

- Le mardi 24 septembre 2013.
Attardons-nous, en fait on n'a pas le choix, sur cette prodigieuse inadvertance : nous faisons tous à tout instant, un usage vital, réflexe, de l'évidence expérimentale, sans même parler des disciplines positives : scientifiques et humaines. Sauf une : la philosophie.
En effet, en toute inadvertance, l'imprudent René l'a soustrait à la philosophie. D'abord facteur d'un essor prodigieux, conditionné par lui, le cogito, il est aussi surement aujourd'hui un facteur de stérilité, de dispersion, de déliquescence, tout azimut de cette discipline fondamentale.
En écartant "l'extravagance " d'un revers de la main dans la démarche du doute radical, se faisant il congédie rien de moins que le Sujet a priori, le Lien qu'il entretient a priori avec son environnement. En passant, on notera la cruelle ironie, que la " réalité " du dément n'est pas moins consistante que celle de ceux qui le sont moins. Qui pourrait affirmer qu'il n'est absolument pas, en quelque points que se soit, extravagant !?
On l'a vu, en se pliant à cette Exigence, qu'il examine pourtant avec acuité, Foucault ratera son objectif dans ce qui reste un très grand et beau livre, " Histoire de la folie à l'âge classique ".
Même pour le dément, tous les Etants, qu'il génère a priori, sont a priori Donnés ET, tragiquement, effectivement, Suspects.
C'est donc en ces termes, bien sûr tout à fait discutables, que je formule le problème qui fait l'objet de ce fil, après regroupement, des plus évidents, avec un autre fil du forum intitulé " Du cogito ".
A partir de la première copule de la fameuse formule, ce " je pense ", nous devons RETROUVER PLEINEMENT, et cette fois s'approprier définitivement, le " je suis ", avec donc expressément ce Lien.

Comment faire pour à partir de ça, ce " je pense ", passer à autre chose, rallier, déboucher sur, " Tous les Etants sont à la fois Donnés ET, lieu correct du cogito, Suspects, Miens ", une formalisation philosophique, qui en vaut certainement d'autres, et vice versa, de l'évidence expérimentale ? On comprendra bien qu'il n'est pas question un instant de rejeter le cogito, cet acquis, expérience formidable, quant à sa propre Subjectivité, mais bien de le resituer dialectiquement, de le subsumer philosophiquement à l'existence du monde puis celle du corps, comme nous le constatons de façon expérimentale de plein d'autres façons.

Comment le Sujet génère des Etants ( Perceptions, sensations, représentations, pensées, etc, etc, etc.) ? Je crois que cela intéresse plus nos amis neurologues, phénoménologues, et sans doute d'autres ! Quant on saura, je serais heureux de l'apprendre !
Par contre, je peux constater à l'envi que je ne fais que ça, tout le temps, et même bien sûr, en l'absence de stimuli extérieurs, en rêvant.
On peut, comme avec les défis de Métrodore de Chio au dessus, constater qu'au coeur de cette copule, " je pense ", on a, une fois qu'on a ôté tout attribut un résidu, qui s'avère, quel que soit l'Etant considéré, toujours le même, je dis donc en l'assumant complétement, et prêt à en débattre, Être. L'Etant tout nu, débarrassé jusqu'au premier de ses attributs, le fait qu'il soit Un.
En fait, dés qu'on a un des ces trois là, Être, Etant, Un, les deux autres déboulent très vite d'une façon ou d'une autre.
Sauf à faire une belle découverte, l'avènement de l'Etant sur la scène philosophique est pour nous matérialisé par le fragment III, et aussi dans le fragment VIII, du poème de Parménide, fragment III, traduction de Beaufret aux P.U.F. : " Car le Même est à la fois Penser et Etre ". Je ne m'en lasserais jamais!

J'ai pu penser cette copule là, cet Etant donc chez moi, " je pense ". Sans préjuger de leur valeur intrinsèque, comme le fait Descartes lors de la démarche du doute radical du Discours de la méthode, je peux intérieurement en formuler d'autres, ou plus simplement encore, constater à tout instant l'avènement d'une foule d'entre eux, à commencer donc par les plus basiques, sensations, perceptions. Ce sont tous des Etants, advenus intérieurement Uns, ayant tous en commun ce Résidu radical, l'Être.
Parallèlement, de la même façon que je dispose de cet Etant, " je pense ", je peux également en disposer d'une foule d'autres, semblables quant à leurs caractéristiques fondamentales ainsi énoncées. A suivre.

- Le mercredi 25 septembre 2013.
Je reprends, j'ai terminé par : " Parallèlement, de la même façon que je dispose de cet Etant, " je pense ", je peux également en disposer d'une foule d'autres, semblables quant à leurs caractéristiques fondamentales ainsi énoncées ".
Voyons si on peut poursuivre, vers l'objectif fixé, avec ça.
Toujours sans préjuger de leur qualité intrinsèque ... Et pendant ce temps les Etants suscités par l'Extérieur ne cessent de débouler, de se déployer intérieurement, plus ou moins, l'évidence expérimentale de s'actualiser ! Quelle Situation, j'en secoue la tête !
Mais j'en dispose intérieurement. Toujours sans préjuger de ce qu'ils sont, ils sont advenus, Uns, examinés, plus ou moins, examinables. J'en dispose, comme de ceux produits quand je rêve, je sais. Je ne suis pas en train de rêver, ni dans un état second, quand c'est le cas, j'ai un peu donné dans ce registre, je ne pourrais pas faire ce que je suis en train de faire ... On a un " je suis qui pense ", plus généralement, avant de penser activement, qui produit des Etants ( Miens, lieu correct du cogito. ), mais toujours pas le Lien a priori dument conquis et formalisé ou encore le " Je " a priori .

- Le jeudi 26 septembre 2013.
Une certaine évidence expérimentale empirique indique en bas à droite de cet écran 4 heures du matin !

Juste au-dessus, j'ai terminé par : " On a un " je suis qui pense ", plus généralement, avant de penser activement, qui produits des Etants ( Miens, lieu correct du cogito. ), mais toujours pas le Lien a priori dument conquis et formalisé ou encore le " Je " a priori ".
Ce qui était inexact pour le " Je " a priori, en effet au début de la phrase, je dis qu'on a un " je suis qui pense ", plus généralement, avant de penser activement, qui produits des Etants ", donc le " Je ". Même si ici au sein de la massivité massivement interconnectée, comme aiment à dire les savants à propos de notre cerveau, il n'est jamais question que de nuances, on a là de quoi faire la distinction, qui avait déjà été effectuée au dessus, qui nous intéressent entre " Je " a priori et " je " qui pense. Le " Je " a priori est bien celui qui le premier génère des Etants, dont certains directement suscités par l'extérieur, comme l'indication horaire mentionnée au début, on a là dument une évidence expérimentale empirique, on s'en doute, mais sans que ce Lien soit attesté et formalisé comme on le veut. Et le " je pense ", présentement à l'oeuvre. En fait, dans un raisonnement au dessus, on avait considéré comme acquis les Etants advenus intérieurement, générés par le " Je ", si douteux soient-ils, et ils le sont, ils n'en finissent pas de débouler dans le poêle, où Descartes rapporte lui-même qu'il y grelottait en robe de chambre ( A lépoque, un " poêle " est une misérable cabane avec un poêle, puis par extention la Situation que génère le cogito. ), et un " je pense " capable lui aussi de multiplier les Etants, tous suffisamment analogues quant à l'essentiel, Uns et faits d'Être, pour être regroupés sous cette étiquette. Les Etants fournis par le " Je " au " je qui pense ", ou plutôt susceptibles de susciter jusqu'à une activation manifeste de celui-ci, pour rester dans les nuances, disons-le, de la conscience proprement dite, sont Uns, synthétiques, et c'est la conscience, la pensée, qui pourra se proposer de les examiner, de les décomposer, de les questionner, etc, etc, etc, en en générant d'autres.
Sommes-nous en mesure de quitter l'intérieur du poêle cartésien pour l'extérieur, d'avoir une validation philosophique, à partir du " je pense " cartésien, de l'évidence expérimentale et donc de ce qu'elle suppose ?
Si, toujours empiriquement, je vais chercher une arme à feu et que je me brule la cervelle, je ne pourrais pas poursuivre cette investigation au sein du poêle cartésien. Le " Je" qui génère des Etants et le " je " qui pense sont des facultés de mon corps d'être vivant de mon espèce, de son intégrité, de l'intégrité de mon cerveau et de l'intégrité d'un minimum de facultés de ce cerveau. J'ai un corps. Qui ne pourrait pas exister s'il n'existait pas quelque chose d'extérieur à lui pour l'accueillir. Sans pour l'instant préjuger de quoi que ce soit à son propos pour l'instant, on a un monde extérieur. Mais toujours pas de Lien, tel que nous le cherchons. Mais avec un corps, un " Je " qui génère des Etants, un " je " qui pense, lui-même en générant des Etants, et un monde extérieur, on ne doit pas être très loin de renouer avec l'extérieur !

- Le jeudi 26 septembre 2013.
Ce matin, je termine, au dessus, ainsi : " Mais avec un corps, un " Je " qui génère des Etants, un " je " qui pense, lui-même en générant des Etants, et un monde extérieur, on ne doit pas être très loin de renouer avec l'extérieur ! "

A relire, je ne vois pas pourquoi le Lien ne va pas plus facilement de soi, ne s'impose pas plus vite, ne me saute pas au visage. Quand je me lève en fin de nuit, j'avais le sentiment de tenir le fil. Je suis un peu décontenancé, surpris.

Il faut que je réexamine l'ensemble de mon propos.

- Le vendredi 27 septembre 2013.

Au dessus, je relève les propos suivants.

A. Le mardi 24 septembre 2013, j'ai écrit : " ... je peux intérieurement en formuler d'autres, ou plus simplement encore, constater à tout instant l'avènement d'une foule d'entre eux, à commencer donc par les plus basiques, sensations, perceptions. Ce sont tous des Etants, advenus intérieurement Uns, ayant tous en commun ce Résidu radical, l'Être ".

B. Le mercredi 25 septembre 2013 : " Et pendant ce temps les Etants suscités par l'Extérieur ne cessent de débouler, de se déployer intérieurement, plus ou moins, l'évidence expérimentale de s'actualiser ! ... Mais j'en dispose intérieurement. Toujours sans préjuger de ce qu'ils sont, ils sont advenus, Uns, examinés, plus ou moins, examinables.

C. Le jeudi 26 septembre 2013 : " Le " Je " a priori est bien celui qui le premier génère des Etants, dont certains directement suscités par l'extérieur, comme l'indication horaire mentionnée au début, on a là dument une évidence expérimentale empirique, on s'en doute, mais sans que ce Lien soit attesté et formalisé comme on le veut ".

D. Et, toujours dans le même texte du 26 septembre 2013 : " En fait, dans un raisonnement au dessus, on avait considéré comme acquis les Etants advenus intérieurement, générés par le " Je ", si douteux soient-ils, et ils le sont, ils n'en finissent pas de débouler dans le poêle ... "

E. Et, toujours dans le même texte du 26 septembre 2013 : " Si, toujours empiriquement, je vais chercher une arme à feu et que je me brule la cervelle, je ne pourrais pas poursuivre cette investigation au sein du poêle cartésien ".

N'est-ce pas là, entériner ce Lien, même si à chaque fois je précise que je n'en dispose pas aussi dument que je le veux ? Et singulièrement avec E, où j'utilise cette évidence expérimentale, toujours empirique, mais pour quand même prouver en bonne et due forme a contrario l'existence de mon corps et dans la foulée celle de l'extérieur. C'est bien là, faire appel à l'évidence expérimentale pour la prouver dument a contrario. Ce qui n'est pas idiot, est à creuser !

Avec ça, la première chose que je sais, radicalement, ce n'est pas le " je pense " de la fameuse formule du cogito, mais bien que je suis vivant, un corps, au sein d'un extérieur. Si on s'était présenté à Descartes, pendant qu'il s'interrogeait, c'est ce qui aurait du lui être fait admis en bonne et due forme, avant, expressément, qu'il découvre ensuite, que la seconde chose qu'il savait était qu'il pensait. Le " je suis ", le corps, l'extérieur, l'évidence expérimentale, doivent dument être établis, attestés, avant, pas vainement rétablis, comme on le voit avec le cogito, après, comme une coquille bien vide que le tout est devenu avec la démarche génératrice du cogito. Ils sont expressément requis avant la démarche du doute radicale, pour que celle-là même, condition sine qua none, puisse être.
J'ai un corps, qui existe au sein d'un extérieur, un corps qui génère constamment des Etants et qui peut penser, activité qui va elle-même générer une foule d'autres Etants, tous Miens donc, lieu correct du cogito. On voit bien que la formidable expérience édificatrice du sujet de sa propre subjectivité n'est économiquement plus la même, c'est qu'elle en était d'autant plus grandie par l'escamotage cartésien qui avec la démarche du doute radical va subsumer la prise de conscience de l'existence du sujet et de celle du monde au " je pense ", c'est la fameuse Envolée de Murailles.
Je termine : tous les Etants sont a priori à la fois Donnés ET Suspects, lieu correct du cogito, parce que Miens.

Pour bien faire admettre au philosophe, en philosophe, l'a priorité catégorique de l'évidence expérimentale, ainsi prudemment constatée, extérieur et corps, sans préjuger de rien d'autre quant à cette évidence expérimentale, que l'extérieur génère à tout instant à travers le corps des Etants, Siens, il fallait l'en priver, catégoriquement. Descartes pouvaient bien en douter, quand la faim s'est fait sentir, il n'a pas manquer d'aller casser la croute, etc, de faire usage de l'évidence expérimentale. Il devait donc, en philosophe, l'entériner.

Retour sur terre, du philosophe.
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Whynot



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Lun 14 Oct 2013 - 23:35

Le cogito se résoud dans le médicament mon cher Neopilina ... pour toi il pourra être une planche de salut ... je te le dis très sincèrement car tes propos sont très préoccupants ... je n'ai pas d'inquiétudes autres que celle de la souffrance que l'on cache -abyssale- et dans laquelle se cache des mollusques précambriens ... la pensée qui tourne fou n'est pas le cogito elle est juste la pensée qui tourne fou, pâle emplâtre sur la béance qui crie . Tu trouveras ton salut dans la gymnastique, l'action corporelle , la sueur réelle non imaginaire, le sport de combat, la lutte greco romaine,le tai chi , le gi quong voire même marcher ou courir 15 minutes un truc du genre et surtout si c'est possible en partage avec d'autres personnes ... entamer des projets même petits mais qui font qu" une once de pratique vaut mieux qu'une tonne de théorie" Quelle est la petite des actions à faire du style une vaisselle, un ranger de chambre, une lessive un truc comme celà, CA c'est le bond intérieur vers la sérénité , la sérénité philosophique la pacification avec soi commence dans le repassage ou le descendre les poubelles ...
Je sais que  pourtant elle tourne la pensée! aussi pour retrouver de la sérénité, je te le recommande vivement  il faut se faire aider , je te le recommande vivement en toute amitié Près de chez toi il y a certainement quelqu'un qui peut t'aider à diminuer cette obsession du vent qui tourbillonne pour rien amitiés
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Neopilina



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mar 15 Oct 2013 - 11:40

Salut ...Mister Hyde donc ( Pathétique ...)

Je cours les 8 Kms en 20 mns. Si nos moyens nous le permettent, on migre trois semaines par an vers le Sud, où je pratique l'apnée, je suis un remarquable nageur. J'ai appris à marcher, j'ai grandi, les pieds dans l'eau au bord de deux grandes rivières, une chez moi, une chez ma grand-mère maternelle.
On a deux chats, des poules et des canards d'ornement sur un petit étang, un verger, un potager, une mare de 10 m par 6 qui reproduit à s'y méprendre un des écosystèmes locaux, aquatique donc. Je compte " mes " crapauds, " mes " chauves-souris ", comme Sade comptait les coups de fouet, reçus, comme d'autres comptent leurs petits euros.
Je collectionne les fossiles, que je collecte sur le terrain, avec marteau, cartes I.G.N., B.R.G.M., dans ma musette.
Mais je suis notoirement fou d'herpétologie, observations et collectes de données sur le terrain. J'ai failli mourir d'une morsure de vipère dans les Pyrénées, à 1 700 m d'altitude, seul, à la lointaine époque sans portable. Je ferais une septicémie, je serais aveugle une semaine, après une semaine d'hosto, une de convalescence, je recapture à mains nues des vipères. L'année dernière, j'en ai attrapé 20, toujours à mains  nues et délicatement.
Les monoplacophores apparaissent au silurien, pas au précambrien.
" La nature ? Que dalle ! ", tu fais donc encore partie des ignorants qui n'ont pas découvert que le marbre des temples et des cathédrales est du carton pâte culturel, historique. Mister Hyde : l'Epicier de l'épicier. Rien de neuf sous ton ... je vais mettre des guillemets ... " soleil ".

Tu sais que je suis bon cheval : " C'est l'Extérieur qui sauve ". Merci, mais je suis déjà au courant. Et je ne compte pas sur toi pour m'aider.
Je sais ce que tu essayes réellement de faire. Mais tu sais bien que le seul remède à des idées, c'est d'autres idées. On commence à me citer. Et ce n'est qu'un début. J'ai sous titré l'exemplaire " Du cacique ", j'ai mis des guillemets à " dialogue ", et je les motive ainsi : dialogue de sourds s'il en est !
Le Sujet est une Maladie tenace, mais je suis plus proche de la guérison que toi. Quand je fermerais les yeux, je ne devrais rien à Asclépios. Toi, c'est bien plus qu'un coq qu'il faudra.
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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mar 15 Oct 2013 - 12:28

Je serais très heureux de faire des randonnées avec toi dans les Pyrenées car j'adore la montagne et je la pratique très peu, je préfèrerais parler avec toi sur ces sommets là plutôt qu'aux sommets Cartésien ou l'air n'est pas aussi frais ;-)
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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mar 15 Oct 2013 - 12:50

J'ai envoyé un exemplaire de la dernière version de mon abrégé à mon psychiatre. Il m'a téléphoné.
Je m'avance pour un Combat auquel tu as renoncé depuis longtemps, il m'assistera si besoin est. La perspective d'une telle synthèse l'enthousiasme.
Faire système sur le papier c'est bien, l'entériner complétement, " physiquement ", c'est mieux.

Bon, si tu veux jouer. Le cogito n'est pas un sommet, c'est tout le contraire, c'est la Base, que Descartes avait aussi désolidarisé du sol.
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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mar 15 Oct 2013 - 17:54

Quand je décide d'interrompre notre échange sur " PhiloSophie ", c'est très précisément pour terminer la charmante petite chose qui fait l'objet de ce fil, sans bla-bla, chi-chi, digression : rien que renouer philosophiquement le lien a priori entre le Sujet et Son Monde. J'avais fini par comprendre que la première donnée pouvait à bon droit de prime abord rebuter.
Si j'avais poursuivi avec toi, on en était au point, qui n'est pas rien, il est toujours déjà Un !, on en serait, peut être, au point virgule !
Cette petite reprise, bien minimaliste, simple, claire, marche mieux, on comprend très vite qu'on peut partir de tout ce qu'on voudra : au fond du poêle, il " suffit " d'extraire l'Etant, l'Être, et ensuite de revenir, ici, sur la terre ferme, en mettant le philosophe, l'ami René, au pied du mur. Mais le temps des autres viendra aussi, quand je digresse, je ramasse au passage pas mal d'or !
Il y en a une très longue, celle où le plus solitairement qui soit, je mets la main sur cet énigmatique minima axiomatique ontologique, que je retournerais dans tous les sens, avant de le nommer après examen poussé, au mieux, m.a.o., puisque c'était l'Être des Etants. A coté de cette " petite balade ", la caverne de Platon et le poêle cartésien sont d'aimables plaisanteries.

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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mar 15 Oct 2013 - 22:37

Accepter la contradiction est le début du développement de la dialectique. Je me permets de penser que l'utilisation de mots magiques comme Etre ou Etant mais qui ne parlent ni de l'Etre ni de l Etant qui sont là comme des mots "protecteurs" ou des objets magiques, des objets dénués de sens mais pas dénués d'efficience n'ont à mon sens pas lieu d'être dans le débat de type philosophique mais sont intéressants (malgré l'effort à les lire) pour essayer de "comprendre" celui qui les utilise  

Je préfèrerais franchement que tu me parles plutot de ce que tu apprends dans ton rapport au chien de chasse, à la recherche et le choix critique de champignons ou de la connaissance des mollusques , du rapport aux autres que t'apporte notre monde Le rapport au chien déjà est un univers en soi palpitant et duquel sans doute tu en apprends beaucoup moi celà m'intéresse ce genre de "pensées" pratiques là

Je ne veux pas te forclore du monde des "idées pures " mais les "idées" appartiennent au monde de la pensée c'est à dire le monde qui pose des questions. Je ne sais pas si tout là est utile pour quelqu'un comme toi tel que je te perçois là maintenant C'est vrai que j'aimerais de ta part entre parler plutot de questions qui te touche plus directement plutot que la grossen metaphisiken qui fait genre sans réellement faire force ou chemin de vérité J'aimerais entendre sans doute une question qui serait du type Quelle est MA question? celle qui se pose et s'impose à moi comme  question et non pas une cartésianerie quelconque auquel à mon sens ton discours n'apporte rien d'utile sinon sans doute de te distraire de TA question Je dis TA comme je dirais TA à moi aussi , TA est générique sans être nécessairement lié à toi. Heidegger puisque tu le cites parle de cet état fondamental de notre être-au-monde qui est celui de l'etre qui ne se pose pas SA question en propre , l'etre distrait de sa question essentielle qui est celle de l'etre pour la mort, c'est à dire que l'on va crever et que fait on vraiment , valeureusement de sa vie ? , et que nous préférons plutot le chemin de notre distraction au monde qui est nous même "platement" au quotidien.Et pour bien comprendre Heidegger , Heidegger ne juge absolument pas cette distraction de soi, cet etre distrait de soi au monde est fondamentalement soi! L'etre humain est par définition distrait de son ETre vrai en tant que permanent Certains ont fait heureusement l'éloge de la fuite et Heidegger lui-même ne pense pas une seule seconde que n'importe qui pourrait etre au contact de ses questions fondamentales d'une manière permanente sans répondre au mot de Pascal: "A force d'aller au fond des choses on y reste"
Moi dès lors je serais intéressé à entendre parler de ton etre-pour-la-mort et d'autres pensées moins "fondamentales"  les questions qui expriment les valeurs de soi, souffrances ou douleurs joie ou espérance qui fait ton réel au monde et qui finalement te constituent au moins tout autant que la pensée complixifiée et abstraite de notre ami René. ! un truc du genre tu vois mon vieux quoi hein dis hihi ;-)
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Neopilina



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mer 16 Oct 2013 - 9:55

Il y a peu, et ce n'est pas un hasard chez un type qui se met au défi depuis très longtemps de tout dire, surtout ce qu'il ne faut pas, j'ai écrit, on verra que mes réticences ressortent de ce que cela pourrait faire à Autrui, ma mère et tantes chéries.

"Je dis ça mais y'a encore un truc que j'ai pas encore mis par écrit. Je déglutis.
Une confidence de ma grand-mère maternelle ( Paternelle, y'a pas, mon père était de la D.A.S.S. ) presque centenaire relative aux conditions exactes du décès de son premier fils, à 9 mois, avec mon grand-père, qui avait reconnu sans hésitation aucune la première fille de ma grand-mère conçue et née avant mariage. Ce que tout le monde sait, ce qui n'empêche pas cette vieille tante, l'aînée donc, de dire que " Il a les mêmes yeux que papa ! ", en parlant de moi ! Pour la paternité, y'a que les deux qui savent, et ils sont morts. Mais donc tout le monde s'en fout : la Paternité ne faisant, elle, aucun doute.
Le petit était à l'étage, mon grand-père trop occupé à fêter l'arrivée d'un tonneau de vin avec un comparse n'était pas monté le voir alors qu'il était malade, qu'il faisait un froid de canard dans le taudis. L'enfant s'est étouffé avec ses glaires. Misère " ordinaire ".
Ma grand-mère a du gérer des trucs insensés : sa mère décédée, son père épouse sa belle-soeur, et colle son fils et sa fille à la D.A.S.S., qui sépare les deux, ma grand-mère placée sera violée dès l'age de sept ans par Monsieur X, famille qui fait encore florès, et aura donc deux demi-soeurs/cousines, etc. Mon grand-père, qui avait fait son séminaire, le brancardier pour Lourdes, jeté le froc, et ainsi fait une croix sur la fortune de sa mère, une vie en rose, s'est avéré alcoolique et volage au possible, il passe la guerre 39/45 au milieu de bavaroises esseulées ( ... ) en pleine campagne allemande dépeuplée de ses hommes. Il aura plus faim une fois de retour en France.
" Tante Rose ", c'est pas mal non plus : double-veuve de guerre. Premier mari tué au front en 14/18, elle épouse le frère de mon grand-père, qui a avalé trop de gaz dans la Marne en 17, il en mourra à petit feu.
Mais donc, finalement, ma grand-mère avait donc un dernier " truc " à dire . En " travers " pour être clair. Je ne sais même pas si ma mère et ses soeurs, savent cela . De là ces réticences.
A la mort de mon grand-père, à sa demande, les restes du premier de ses deux fils seront placés dans son cercueil ".

" Un hiver terrible, à midi, la température ne grimpe pas au dessus de - 15. Je longe une morte de la Moselle avec mon chien, des foulques et des poules d'eau fuient sur la glace vers l'eau libre au centre du marigot, le chien suit. A la seconde, je sais que la glace vers l'eau libre cédera, ce qu'elle fait, mon chien est à l'eau et nage, en pure perte, son cou heurte le bord de la plaque de glace. Je me mets en slip, je marche sur la glace qui cède bien plus vite, j'avance en la cassant avec mes coudes, l'eau est si froide que j'ai l'impression qu'un étau s'est refermé sur ma poitrine, je rejoins mon chien, fais demi-tour, il me suit en nageant, arrivé sur le bord, je fais une boule avec mes fringues et on rentre en courant chez moi, en slip. Quand je pose mes fringues elles sont raidies comme tu carton par le gel ".

" Je me souviens de l'ado, du jeune homme, bien Ligoté et hurlant a priori, constitutivement, comment ? A ce point par exemple :
il était dans l'impossibilité physique de tendre la main vers les Beaux Fruits même les plus ostensiblement offerts ".

Ce n'est pas en dilettante que j'ai été contraint de comprendre, de savoir, de fond en comble. Alors on comprend vite que les dilettantismes métaphysiques de Pascal et du Dasein ne soient pas ma tasse de thé. Si par hasard un gueux se met en tête de faire de la métaphysique, il faut effectivement s'attendre à ce que certaines problématiques le laissent ... allez, je vais dire pantois. Un exemple a contrario, comprends bien que pour le prolo, la glandouille des congés payés, n'a rien du dilettantisme. On a d'ailleurs pu constater toute l'épaisseur de " l'humanisme " du dilettante Heidegger. Je n'ai jamais pensé un instant qu'il était nazi. Rasoir d'Ockham. C'est plus bête, simple, petit, ayant eu la possibilité de passer la tempête à l'abri, il ne s'est pas gêné.

Allez pour finir, un truc croustillant. On est à la table d'un bistrot, un pote et moi, et deux filles. Ca se passe trèèèèèèèès bien. Tellement bien, que la fin de soirée va tellement de soi, qu'il y en a trois que ça réjouit manifestement. La fin de soirée va de soi donc, sauf pour moi !  gloups...  . A posteriori ? Splendide ... mise en jambes !

Un jour j'étais assis avec une vieille Amie, d'enfance, d'adolescence, et plus, un des noyaux durs de la Tribu, comme moi. Comme souvent chez les montagnes, on bavardait en silence. Et puis elle me dit : " Les femmes te font confiance, tu comprends ça ? ". J'ai réfléchis un peu. " Je comprends ".

J'édite. J'allais oublier : tu es de ces Dilettantes. Tu veux du concret !? Allons ! Si peu.
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Whynot



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mer 16 Oct 2013 - 15:01

"Comme souvent chez les montagnes, on bavardait en silence. Et puis elle me dit : " Les femmes te font confiance, tu comprends ça ? ". J'ai réfléchis un peu. " Je comprends "

Bon dieu Neo cette phrase que de rafraichissement , bon dieu "ponds" m'en des tonnes comme celà je suis très preneur !!

Les coucougnettes confites de l'étang gelé ne sont pas mal non plus ;-) Moi pour te dire je suis monté sur un glacier totalement inconscient car il était tard dans l'après midi et je devais descendre avant la fin du jour , j'ai dévalé 1 à 2 km sur la neige de surface j'aurais pu être avalé par le monstre que je n'en avais même pas conscience, j'adore le paysage des glaciers .... et la compagnie des chiens donc tu ne dépares pas trop à mon horizon hihi ;-)
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Neopilina



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Lun 21 Oct 2013 - 11:50

Tu as raison, gâcher ainsi un tel compliment. Décidément, je n'ai aucune disposition pour la littérature.
Et il est donc bien entendu, depuis le début, que je serais l'Idiot du village, Rat des champs, etc, et toi, le Perruqué, le Bas de soie, etc, de service.
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Whynot



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Mar 22 Oct 2013 - 21:44

Non tu n'es pas l'idiot du village puisque tu le dis ! C'est celui qui le dit qui ne l'est pas ...
Je suis seulement le Perruqué aux bas de soie qui se fait promener par un Rat des champs à l'affût des croquemitaines à se farcir sous la dent
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Neopilina



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MessageSujet: Re: Une reprise du cogito.   Ven 25 Oct 2013 - 21:51

Tu comprendras que j'ai pris tout le temps nécessaire pour bien entériner la dernière convulsion d'Achille. Du coup, je me suis offert quelques lectures homériques. C'est avec plaisir que j'ai relevé ceci, Philippe Brunet :
" Vous aurez bientôt l'âge de Télémaque, celui d'Ulysse, puis celui de Laërte : vous savez déjà que votre vie s'est jouée quelque part entre Troie et Ithaque ".
J'avais dit la même chose en substance à Vernant en 1996 ! Se sachant condamné, il a consacré sa dernière conférence à l'Odyssée. Pas mal la sienne.
Si on philosophe pour ne pas cheminer, mieux vaut carrément aller à la pêche !
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