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 " De l'Être ".

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Neopilina



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MessageSujet: " De l'Être ".   Jeu 7 Nov 2013 - 11:07

1 - Le mercredi 30/10/2013.
Préambule. Je me suis donc retrouvé là, au beau Milieu de la Vaste Plaine, l'Affreux Attirail de l'Hoplite, du Héros, de l'Hybris, à mes pieds. Je suis retourné dans la forêt. Les Grands Dieux, la Meute d'Argos, au complet, m'y attendait, hésitant entre fous rires, compassion et félicitations. Le Maître de la Terre, Poséidon, prend la pause, les poings sur les hanches et me singe :
- " Et regardez !, la carte du Champ de batailles ! : les Dieux viennent d'avancer un pion ! "
Sourires gênés.
- Moi : " M'en fous. Et oui, tant mieux. Mais il m'est venu quelques belles pensées ! "
Le Fléau à l'Egide se baisse pour mettre sa tête et ses yeux au niveau des miens :
- " De quelle genre, mon Vieil Ami, Jeune Homme ? "
- " Une parabole ? "
- " Vas-y ! "
- " Au Centre de l'Univers, pile poil entre le Nord et le Sud et entre l'Ouest et l'Est, au Centre de la Mer, des Eaux primitives qui enserrent Terre et Hommes, au Centre du Monde, au Milieu de la Terre des Hommes, Mangeurs de pain, au Coeur de la Cité, et encore au Milieu de cette Terre des Hommes qui ignorent les affres de la Mer du Couchant, se dresse une Colonne de marbre blanc, qui traverse l'Univers, de part en part !, des Confins du ciel, bien au dessus de la tête du Grand Zeus !, aux Confins du Tartare ! C'est là, que je vais planter ma bonne rame ".
La Maîtresse des bêtes, d'un bond, s'assoie sur le bord de la grande et lourde table, se taille une belle lanière luisante dans un des meilleurs jambons fumés et préparés par des hommes, et dit en mâchonnant :
- " C'est moi qui l'ai trouvé cet enfant !, moi qui l'ai éduqué !, je vous l'ai toujours dit que c'était un bon".
Le Fléau à l'Egide, Tritogénie :
- " Encore un mot sur cette ... Colonne ? "
- " C'est bien sûr la plus haute des deux Pierres du Pinacle, des Planktes, que j'ai vaincu, seul, comme il se devait, mais grâce à vos incessants conseils ! Certains l'ont affublé d'un postiche, une barbe blanche ! Et ont proclamé " Il n'y a qu'un Dieu, et c'est celui-là ", de telle sorte que l'un d'eux fut dans l'obligation de dire " Je n'ai aucun besoin d'un Dieu que je comprends ! "
Eclat de rire général !
- Athéna : " Que comptes-tu faire ? "
- Moi : " Encore quelques pages sur l'Être !, terminer ma Métaphysique, boucler LA Grande Boucle ! Au plus profond de mon âme, et le dire. De quoi agrémenter cette morne saison, en attendant que les Fils de la Terre sortent de leur sommeil hivernal ".
- Elle : " Alors si elle est suffisamment solide, je ferais de temps en temps une petite sieste sur ta banquette, tout près de toi quand tu griffonneras ".
- Moi : " Je veux bien. Mais je pense avec difficultés avec une belle Donzelle sur ma banquette ! "
Re-éclat de rire général, sauf la Vierge d'Airain, qui pique un fard !
Lavé et délassé, très simplement vêtu, je rejoins mes Compères, l'industrieuse, l'infatigable, Meute du Grand Zeus, au banquet. C'est Apollon lui-même qui garde un oeil sur le mouton et le sanglier embrochés, qui cuisent doucement. Des Nymphes et des Faunes égayent avec leurs beaux instruments et chantent à la demande. Joyeux Bordel ! Ilulama !

2 - Le vendredi 01/11/2013.
Je me propose donc ici de faire états de mes prochaines réflexions ontologiques en date. A priori, il sera notoirement question des infinis en général, de l'infini en particulier. C'est en tout cas le sentiment de pistes qui m'apparaissent nouvellement accessibles dans ce registre qui motive cette énième digression ontologique. Je ne sais moi-même pas où elles m'amèneront, c'est toujours ainsi quand un horizon s'éclaircit, quant le Voyageur aperçoit une piste, un rivage, nouveaux. Son coeur frémit, et il se met en route !
Suite à " perception-réduction Idéalisante ", ma version de la réduction phénoménologique, tout Etant est Un, c'est, si j'ose dire, Une Boite avec son contenu. Prenons le cas d'un infini des plus basiques, mathématique en l'occurrence, un nombre irrationnel, par exemple la diagonale d'un carré de 10 de coté est la racine carrée de 10, soit 3,3333333 à l'infini. Mon Etant ne contient pas une infinité de 3 après la virgule, le dit Etant intègre constitutivement la connaissance du fait qu'il y a une infinité de 3 après la virgule. C'est là qu'intervient la distinction, explicitement formulée pour la première fois par Aristote dans sa " Physique ", en III, 4-8, entre infini en puissance et infini en acte. Qu'on peut illustrer par un exemple : un ligne géométrique est infiniment divisible en segments, mais il n'est pas permit de mettre en oeuvre, " d'actualiser ", cette possibilité, qui existe donc seulement " en puissance ".
Et donc, eut égard à des raisons d'ordre fonctionnelle, physiologique, neurologique, phénoménologique, etc, suite à la dite réduction, il en sera ainsi de TOUS les infinis, quel qu'il soit. Le Sujet fonctionne en générant, sans cesse, des Etants, pense en générant et en manipulant d'autres Etants, etc.
Prenons un Etant au hasard, moi, je prends le petit crayon de papier qui se trouve devant moi, et toi, celui qu'il te plaira, n'importe lequel, celui de ton choix. Intérieurement, je constate bien l'existence de la boite qui contient mon crayon de papier, et toi, ce que bon te semble. Par une opération de l'esprit, ôtons à notre Etant tous ses attributs, toutes ses qualités, constitutifs, de telle sorte qu'il ne reste que la Boite et un contenu indifférencié ( On a là mine de rien l'archétype de l'unité des mathématiques si on se borne qu'à ne considérer cette Boite là comme telle, Une, divisable en deux autres boites, également Unes, etc. ) qui est de l'Etre. Otons le plus radical des attributs, le fait que l'Etant soit Un, on a là l'unique infini métaphysique, on frôle la tautologie : l'Être. Et ce uniquement en puissance, tout comme quand la dite Boite contient la racine carrée de 10, ou n'importe quel autre infini, j'ai beau essayer de penser à l'Être en tant que tel, c'est toujours à travers une telle Boite, comme pour tous les autres infinis, toutes les autres choses, à commencer par les plus insignifiantes, toutes. En dernier lieu, a posteriori, a contrario, tout Etant, y compris les infinis de toute sorte, débouche, sur l'unique infini métaphysique, c'est tautologique, l'Être.

3 - Le dimanche 03/11/2013.
Nous voilà en situation. Puisque c'est bien cette Boite là, cet Etant là, qui intéresse. Boite, Etant, Uns, du fait du Sujet. Confortons très tranquillement la position, l'approche, elles-mêmes, en les examinant. Le regard tourné vers l'intérieur, en dehors de la Boite, on pourrait dire qu'on est devant une fenêtre, une porte, ou encore tenant cette Boite d'une main assurée, prêt à l'ouvrir pour en examiner le " contenu ", on met des guillemets : il y a Boite parce qu'il y a Sujet, " perception-réduction Idéalisante " génératrice d'Etants. Sachant donc bien que cette fenêtre, cette porte, c'est notre propre regard tourné vers cet Etant, plus précisément encore qu'on est cet Etant, la Boite, considérés en tant que Contenants, doté de la vue, de la conscience, et donc que nous sommes un accès, à ce qu'il " contient " ainsi. Prends ton temps, il faut confortablement, absolument, s'installer ici, avant de songer à poursuivre : il était bien sûr d'abord question de ce rendre Maître du Chemin !


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Whynot



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 7 Nov 2013 - 23:30

La vision de Matriochka de l'Etre est assez comique il faut bien le dire .... tes probables racines russes inconscientes ...

Je crois que d'envisager l Etre comme un infini est sans doute envisager une erreur à l'infini ....
Les paradoxes de Zénon d'Elee sur les infinis ont tout de suite été déconstruits par Leucippe et Démocrite et qui posent l'Atome , l'insécable s'opposant à la notion même de sécable ... à l'infini.... nous avons aujourd'hui une notion plus moderne qui est le "mur de Planck" au niveau infraatomique

Au delà de ces anecdotes se pose un problème pourtant réellement bien concret L'Etre a t il quoi que ce soit à voir avec de l'infini et que la réponse soit positive ou négative l'une ou l'autre n'est elle qu'une opinion? voire même poser cette question de l'Etre comme celà est il simplement sensé?!

L'Etre est un "geste" , ce qui fait dire que toute flèche ne parcourt jamais la moitié de la distance et la moitié de la moitié de la distance à l'infini ... pour ne jamais quitter l'arc qui l'a lancée

D'une manière évidente la flèche part et je ne voudrais pas le vérifier en me mettant dans la cible
J'ai perso d'ailleurs failli tuer mon frère avec une pareille flèche ( histoire de famille ) quand par mégarde je lui ai tiré dessus et qu'une planche bienheureuse avait contredit les évidences de Zénon

L'erreur dans le cadre de Zénon est que le geste du tir est une et une seule chose, un insécable , traduction d'une force potentielle en force cinétique et qui conserve les lois d'équivalence des énergies.

Il n'y a pas de séquences dans l'Etre , l'Etre est en Acte au Présent et je mets des majuscules comme tu en rafolles apparemment . Notre pensée de l'Etre met des raisons et des séquences , l'Etre sans doute ne répond pas aux dictats de la raison, l'Etre s'en fiche , il EST

L'Etre est bien un mot dont j'ai le plus horreur car le plus indéfini , le plus cotonneux du monde que je me demande encore pourquoi des gens osent encore le prononcer ...
Les gens ne disent pas Dieu ils disent l'Etre alors qu'ils pensent Dieu ... et d'autres ne disent pas l'Univers car ils disent l'Etre alors qu'ils pensent univers D'autre pensent Dieu comme ce qui est l'univers et l'immanence est l'Etre et quand ils disent l'Etre ils pensent l'immanence

J'en ai perso ras le bol de ce symbole qui à force d'être infini est fondamentalement inexistant et creux car il ne représente rien

En ce qui me concerne l'Etre est l'Acte de tout ce qui existe , c'est à dire de tout "exister" de chaque chose, de chaque étant matériel ou immatériel en ce sens aussi Dieu est ...
Heidegger après Nietzsche est à mon sens "définitivement" revenu sur la question l'Etre n'est aucun Etant L'Etre est il est l'existence des choses, leur "venue au monde" leur action d'exister, leur verbe , leur "exister" ....

Sorry d'interrompre ton soliloque j'espère que tu te sens un peu moins seul maintenant devant le gouffre de l'infini qui s'ouvrait sous tes pas hihi


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Whynot



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 7 Nov 2013 - 23:44

Pour revenir sur l'intuition de l'infini s'il y a bien quelqu'un qui en a eu la fulgurance c'est bien notre ami Descartes

Pour Descartes c'est "simple" l'Etre c'est la fulgurance de l'évidence, l'indubitable ce qui s'impose en entier tout à soi d'un seul coup L'immédiateté de la totalité.
"Est évident ce qui apparait si clairement à l'esprit, que l'esprit ne peut en douter "
Je paraphraserais en disant L'évidence qui apparait indubitablement à l'Esprit dans l'intuition a la caractéristique, le goût la couleur et la saveur de l'immédiateté , de l'im-médiat et qui s'appelle l'Etre.
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Whynot



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Ven 8 Nov 2013 - 0:02

Pour terminer je vais te dire quelque chose qui apparait dans toute l'histoire de la réflexion et qui est au coeur même de l'histoire de la pensée Je veux dire le courant premier indéfiniment répété des présocratiques aux post modernes à savoir l'opposition fondamentale d'Héraclite et de Parménide indéfiniment retransposée jusque dans notre débat moderne et qui a nom: déterminisme ou liberté

Ce débat est au coeur et l'essence de la plupart des débats sur les fondements de toutes choses
Panta rei tout s'écoule pour Héraclite , oui mais c'est le même Fleuve pour Parménide- La raison qui analyse le divers du réel d'Aristote et le discours des Idées Prototypes de la diversité de Platon -
L'Un de Plotin et le néo platonisme qui s'oppose au néo Aristotélisme de l'école scholastique
L'idéalisme allemand qui suit Descartes et l'empirisme anglosaxon - L'Hégélianisme et les réalistes Nietzschéen, Bergsoniens

La clé est la raison de la cause ou des causes et celles des causes premières Pour les uns les causes sont mécaniques et horizontales et pour les autres les causes sont transcendentales et verticales.

En réalité c'est que ces deux mouvements sont indissociables l'un de l'autre pour des raisons intimes et qui sont ... linguistiques Nous sommes piégés par la structure de notre langage tel que le révèle magistralement Lacan après de Saussure
Le langage est A LA FOIS une métonymie et une métaphore, est un déroulement syntagmatique et aussi synallagmatique, un axe à la fois horizontal et vertical qui fait que les mots sont dans l'ordre des causes de la suite de la phrase l'axe métonymique ou syntagmatique et à la fois dans l'ordre du choix du lexique qui dénote le sujet comme Cause A tout moment je peux choisir le mot qui .... suit dans la phrase J'aurais pu dire à tout moment je peux choisir le mot qui ... est le mieux placé pour dire mes idées  etc le choix synallagmatique est toujours possible quoique chaque fois plus limité dans l'axe syntagmatique du discours énoncé.
Même chose de Saussure inaugure la notion claire et évidente de locution et de locuteur Il y a ce qui est dit et celui qui le parle
Ces paradoxes sont donc des faux paradoxes... mais le crêpage de chignon éternel sur ces thèmes ont fait couler tant de sang que je ne voudrais pour rien au monde remettre ici le couvert ;-)


Dernière édition par Whynot le Ven 8 Nov 2013 - 0:35, édité 1 fois
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Whynot



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Ven 8 Nov 2013 - 0:27

Comme je suis intarissable infiniment sur cette problématique hihi je voudrais parler d'un de mes philosophes que j'ai le plus à coeur j'ai nommé :Saint Anselme

Tu connais sans doute la preuve ontologique de Saint Anselme , chose si admirable et qui a aussi fait couler beaucoup d'encre jusqu'à notre ami Emmanuel K.
La voici la fameuse preuve de l'existence de Dieu Il s'agit d'un syllogisme
La prémisse majeure: Dieu est ce par rapport à quoi rien de plus grand ne peut être pensé
La prémisse mineure: or penser Dieu existant est plus grand que penser Dieu sans l'existence
Conclusion: donc Dieu existe !

Malheureusement Saint Thomas d'Aquin a réduit toute la portée de la majeure de la "preuve"
St Thomas réduit la majeure de la preuve en " Dieu est ce qui est le plus grand " or Dieu existant est plus grand que Dieu sans l'existence donc Dieu existe

La saveur de Saint Anselme a complètement disparu car Saint Anselme dans sa formulation avait justement introduit le lieu même de la preuve qui réside entièrement dans la majeure et non pas dans le syllogisme entier ... la chose est la suivante

Dieu est ce PAR RAPPORT A quoi rien de plus grand ne peut être pensé IL s'agit du moteur intime de la proposition qui est à mon sens à proprement parler "divine" hihi
Dieu est quoique l'on pense chaque fois ailleur " plus grand" aussi grand qu'il soit pensé il est infiniment audelà de cette réduction mais il est toujours "par rapport à" , dans la pensée
La pensée n'épuise pas , n'épuise aucune idée de Dieu
Or pour moi cette fulgurance car il s'agit bien d'une "fulgurance" le moteur intime de cette pensée qui possède en elle même son propre carburant , cette dynamique fulgurante est pour moi un trace de la divinité dans la pensée , la trace de Dieu sur terre son indice de plausibilité

Saint Thomas réduit ceci à son plat : est ce qui est le plus grand , toute la dynamique a disparu Dieu est éteint dans cette expression

Sais-tu comment on traduit en arabe la phrase suivante : Dieu est ce par rapport à quoi rien de plus grand ne peut être pensé?  c'est très simple on dit exactement Allah hou Akbar
Et oui ces petits culs en l'air s'inclinent devant l'infinité de la présentification de Dieu dans son énoncé fulgurance qui se dépasse et qui s'impose délicatement dans cet appel des cîmes  , l'indiscible, le Hou Akbar
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Neopilina



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Ven 8 Nov 2013 - 11:42

Zénon développait aporétiquement les positions de Parménide, c'est dans un A de Diels/Kranz, je ne sais plus lequel. La critique éléate n'a pas été surmontée : elle ne l'est qu'avec un Etant purement conceptuel, celui qui résulte de la " perception-réduction Idéalisante ". Des forums philos qui commencent avec Socrate rêvé par Platuche, ça commence à bien faire. Platon ne nomme jamais son adversaire le plus intime, Démocrite, et s'il met en scène un " Etranger d'Elée " c'est pour lui faire manger son chapeau dans le Sophiste, et ce faisant, accessoirement, se couronner lui-même Prince des Sophistes. Le platonisme est aussi une réponse à la critique éléate tout comme l'aristotélisme, qui évacue manu militari les maths, ce que ne fait pas le néo-phytagorisme platonicien avec ses cinq ( ? ) solides élémentaires, dont plus personne ne parle, pudiquement.

Le même Descartes qui a retranché l'évidence expérimentale, en a privé le philosophe, en formulant le cogito comme il l'a fait. Mais donc, je l'ai rétabli, ouf !

L'argument anselmo-cartésien, oui, je connais.
Sympathique Anselme ! Il m'est précieux : chaque fois que j'ai l'impression de redécouvrir l'eau chaude, je m'empresse d'attendre la douche froide.

Déconcertant, ce Cotonneux, j'en conviens, je revis une de ces périodes, régulières, où je m'y intéresse, m'y consacre, tout particulièrement. Je ne dirais pas " cotoneux " je dirais " l'indispensable Squelette d'Airain ", faute de mieux mon vieil ami Parménide avait dit " Sphairos ". Affreux, ignoble, etc, déjà là, c'est selon le Sujet. Même les Dieux en sont faits : les Dieux grecs sont finalement plus raisonnables que l'autre Dément, le plus Homme, certes pas le plus Humain, de tous les Dieux : ils le savent.
Il n'y a plus que les " Enfants " pour dire Être en pensant aux Dieux et/ou à l'univers physique. Ne parlons pas de la distinction entre être, ce qui existe, l'évidence expérimentale, qu'il a fallu re-donnée, etc, ce que tu décris, et l'Être, l'ultime résidu de tout Etant issu de la " perception-réduction Idéalisante ", notes la position de la majuscule, on en a fait des Idées, des Dogmes, des Dieux mêmes.

P.S. Enfant, je fendais du bois, avec masse et coins, et en plein élan donc, la masse qui glisse du manche, et atteint mon frère en pleine tête, qui à l'encontre des conseils du paternel, se tenait pile poil en face de moi. Aucune séquelle.
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Neopilina



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Lun 24 Mar 2014 - 13:47

4 - Le samedi 18/01/2014.

Je termine juste au dessus par " Prends ton temps, il faut confortablement, absolument, s'installer ici, avant de songer à poursuivre : il était bien sûr d'abord question de se rendre Maître du Chemin ! " Et donc aussi de " s'installer ici ", de la façon la plus ferme qui soit, au terme de ce chemin, dans ce lieu, cet endroit, cette Place. Celle du Sujet critique, incarnation du cogito, au plus près du Sujet a priori qui n'en finit pas de générer des Etants et que le premier devra se coltiner, quels qu'ils soient. Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect.

5 - Le mercredi 22/01/2014.

Nous avons regarder l'Etant ainsi élaboré : de l'Être. Sauf erreur de ma part et jusqu'à preuve du contraire, l'expérience d'ordre intime qu'on a pu faire de l'Être l'a été expressément grâce à une démarche volontaire de la conscience, de la pensée, a posteriori, a contrario, privative. On a pris un Etant, celui qu'on veut, on lui a ôté tous ses attributs constitutifs en voulant terminer par le premier, le plus radical, le fait qu'il soit advenu Un, ou plutôt, on a essayé de faire abstraction de cet attribut là, j'y viens, et on a donc fait cette expérience de l'Être pur. Qui était de toute façon, tout de même, phénoménologiquement Un Etant, très particulier, certes, mais phénoménologiquement Un Etant, et de ce point de vue, on a fait aussi l'expérience de l'archétype ontologique de l'Etant. Déçu ? On peut l'être, eut égard à ce qu'on a tenté d'en faire, eut égard au passé de ces deux problèmes. Et s'il a fallu réaliser ce qui semble aujourd'hui une formalité, c'est bien justement pour que dorénavant, on ne prête ni moins, ni plus, aux deux matériaux bruts ontologiques élémentaires, premiers, en tant que tels. Et que sans Sujet pour les générer, il n'y a pas d'Être ni d'Etants. Il me semble dorénavant bien clair que c'est les Etants et donc coextensivement, le Faiseur d'Etants, le Sujet qui les génère a priori, qui vont réellement nécessiter qu'on se retrousse les manches : Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect.

6 - Le lundi 24/03/2014.

Au-dessus on a pris un Etant produit par un Sujet via la " perception-réduction Idéalisante ", et cela vaut pour n'importe lequel, on l'a privé de tout ce que lui avait attribué, accordé, le Sujet qui l'a généré pour être tel et en dernier lieu, on a fait abstraction de son plus radical, premier, attribut, le fait qu'il soit Un, qu'a t-il subsisté ? De l'Être. Ayant de même mené la démarche du doute radical à son terme, j'ai obtenu : " Il y a quelque chose, quelque chose est, sinon il n'y aurait même pas cela, et donc la conscience de ceci, de cette formule ". De cette " chose ", de ce " cela ", absolument les Mêmes dans le cas présent, ultime résidu manifestement mien de l'expérience, je n'ai rien pu tirer d'autre, de l'Être, rien que de l'Être. Il n'y a rien d'autre à tirer et à défendre que l'intégrité ontologique, dialectique, et il faut le dire de suite, tautologique, de l'Être. Intégrité, irréductibilité, tautologiques, qui se sont de facto manifestées via la formule qui s'est dressée et a résisté au terme de cette démarche qui s'avère consubstantiellement une claire déclinaison du principe de non-contradiction : il y quelque chose sinon il n'y aurait même pas cela. Et pour abolir cela, il faut abolir l'expérience, ses deux possibilités, premièrement, le monde, deuxièmement, moi, ma conscience, ma pensée, la première étant possibilité de la seconde. Je ne serais, ici, le défenseur et le héraut de rien d'autre. Ce qui somme toute n'est pas rien. Depuis que j'ai obtenu ce résultat, pour la première fois fin décembre 1993, je l'ai volontairement régulièrement soumis à des examens poussés, minutieux, j'ai trituré, retourné, ce " truc ", dans tous les sens, je n'ai pas réussi à trouver autre chose. A contrario, tout bien réfléchi, eut égard à la démarche, le contraire aurait surpris. En ontologie, il n'y a que l'essentiel, à constater, à proclamer et à défendre. Ce qui a posteriori, c'est souvent le cas, apparait tout simplement évident. C'est donc très méthodiquement et sereinement, après cette recherche, que je me suis tourné vers les Etants et donc les Sujets qui les génèrent, tous parfaitement et pleinement, autant qu'ils sont, donnés et suspects a priori, que j'ai délaissé, jusqu'à nouvel ordre bien sûr, le Marbre brut dont on fait les Statues pour celles-ci. Ajouter autre chose que de l'Être à l'Être, c'est faire un Etant. Occupons-nous, surtout, du sujet essentiel de la philosophie, le Sujet, le Faiseur d'Etants, et de ceux-ci, et ce donc, forcément, via ceux-ci : Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect.
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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 19 Juin 2014 - 17:14


7 - Le mercredi 18 juin 2014.

Tout Etant est relativement à la chose considérée, perçue, donnée, a priori, pour être, advenir, éventuellement se déployer consciemment, ce qui n'arrive pas dans la plupart des cas, le Sujet discrimine a priori, réducteur. Il est le Fruit, majuscule indiquant son statut ontologique, de la " perception-réduction Idéalisante " : génératrice d'Etants et Mienne. Notoirement passionné d'herpétologie, je sais pas mal de choses sur les reptiles, notamment sur ceux présents en France, et encore plus sur ceux de ma région. Supposons que j'acquiers un livre supplémentaire sur ces animaux. Il y avait chez moi un Etant " Reptiles de France ", avec cette lecture, il en adviendra un autre, modifiant, corrigeant, complétant, etc, le précédent, mais Autre, ontologiquement dit. Ceci dit donc sans que le statut ontologique du premier et du suivant soit remis en cause. S'il y a changement, évolution, devenir, c'est expressément, catégoriquement, dans le sens où un Autre Etant est advenu, ontologiquement dit. Il est toujours question d'Etants, ontologiquement dit donc. A propos d'une même chose donnée, il y a chez le Sujet, succession d'Etants relatifs à cette chose, tous Fruits du dit Sujet, Siens : Donnés ET Suspects. Ce dernier terme n'étant pas péjoratif, on peut lui substituer ou adjoindre aléatoire, variable, relatif, conditionné par ce que je ne sais pas, ce que je sais ou crois savoir, etc, etc. L'ontologie, finalement, tient en peu de choses. A l'instant où on lève l'hypothèque que constitue la confusion entre questionnement scientifique et questionnement philosophique, aporie où vient mourir la philosophie antique, ça devient d'une simplicité confondante. L'Être et l'Etant sont les briques élémentaires de toute expérience, sensation, perception, connaissance. Il suffit de bien entériner aussi radicalement que possible que tout ce que fait a posteriori un Sujet quel qu'il soit, même le plus humble des êtres vivants, il le fait à partir des Etants, Siens, qu'il a généré, qui sont advenus, a priori via système nerveux. L'ontologie est somme toute très simple, c'est la base mais une base qui ne souffre pas ontologiquement, tautologiquement dit donc, principe de non-contradiction, la moindre altération, parce qu'inévitablement, mécaniquement, toute suite, notoirement tout Discours, en souffrira. Quant A et B se propose de discuter d'une chose, c'est à travers l'Etant de A concernant cette chose et l'Etant de B concernant cette chose, qui se trouvent ainsi confrontés, que A et B discutent de la dite chose.
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ernstrich



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 10 Juil 2014 - 11:14

Blablabla… Sinon, vous pouvez aussi vous taire pour sentir l'être !
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Neopilina



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Ven 11 Juil 2014 - 19:36

Se taire. Sur un forum. Je n'y avais pas pensé.
Je plaisante. Je le fais souvent quand un fil ne m'intéresse pas, ce qui est aussi une forme de respect ( Ne pas troller, etc. ).
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Dalaha

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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 17 Juil 2014 - 15:21

Smile 



Souvent je constates .... Que l'homme ce complique l'existence a essayer de le distinguer... Et ce, le plus souvent en oubliant d'être simplement
l' Expérience de ça présence ... Wink


 sunny 
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Neopilina



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 17 Juil 2014 - 15:28

Pas d'inquiétude ! Si je m'efforce de penser le monde, et pour se faire en m'y soustrayant de temps en temps dans le calme de mon bureau, c'est pour mieux y revenir !
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Dalaha

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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 17 Juil 2014 - 16:54

 Smile 


Neopilina a écrit:
Pas d'inquiétude ! Si je m'efforce de penser le monde, et pour se faire en m'y soustrayant de temps en temps dans le calme de mon bureau, c'est pour mieux y revenir !


Penser le monde dans des retraits...En l'Être résonne .. Panser ses corps ...  Wink 


 sunny 
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Neopilina



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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Jeu 17 Juil 2014 - 19:18

Panser ? Bien sûr qu'il y a eu de cela. Mais je suis un robuste gaillard ! De surcroit gai, a priori. Maintenant !
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Dalaha

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MessageSujet: Re: " De l'Être ".   Ven 18 Juil 2014 - 8:43

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Neopilina a écrit:
Panser ? Bien sûr qu'il y a eu de cela. Mais je suis un robuste gaillard ! De surcroit gai, a priori. Maintenant !


 Smile ... Penser le monde... Panser ses corps... En l'Être "Panser" aux services des besoins du vivant .... Wink



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