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 Reorise du cogito du 18/02/2014.

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Neopilina



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MessageSujet: Reorise du cogito du 18/02/2014.   Ven 21 Fév 2014 - 16:15

Depuis plusieurs semaines, je m'étais proposé de renouveler ma première reprise du cogito en date réalisée en une nuit, mise au propre la soirée suivante lors de la dernière semaine de décembre 1993. Je n'avais pas daté plus précisément, mais il y a des textes datés au jour près avant et après, sans bien sûr remettre le nez dedans. A partir de là, ainsi posé depuis environ trois semaines : " Il y a une foule de façons de reprendre le scénario du cogito. Dont celle-ci : celle qui consiste à ne pas interrompre la démarche du doute radical. S'enfoncer dans l'épaisse nuit qui a tout remplacé, le corps est un truc douteux de plus. Que reste t-il au coeur de la plus sinistre et éprouvante des nuits ? Un timide, vacillant, solitaire, mais, sauf à mourir, également irréductible : " Il y a quelque chose sinon il n'y aurait même pas ça ". Voilà ce qui était advenu lors de l'expérience de 1993, où l'on reconnaît de facto une variante en bonne et due forme du principe de non-contradiction, que j'avais après un minutieux examen baptisé minimum axiomatique ontologique, et donc la conscience de cela, et absolument rien d'autre. Maintenant, il faut revenir, et donc dument conquérir ce dont on aura besoin pour se faire ".

C'est dans ce contexte que cette nuit m'étant couché vers trois heures du matin m'est venu ce qui suit avant l'endormissement :
" En fait, à l'instant où on se propose de reprendre le cogito, c'est fait. Ne serait-ce que pour se proposer de le reprendre il faut bien le considérer a priori comme étant Donné, ressortant de l'évidence expérimentale, que ça soit celle de l'aliéné ou pas, qu'elle soit manifestement problématique ou pas, c'est déjà ultérieur. Dés le moment où on se propose de reprendre le cogito, ou d'entreprendre quoi que ce soit d'ailleurs, on fait d'emblée usage a priori du Donné en tant que tel, de l'évidence expérimentale. Implicitement, à tout instant, en tous points, le cogito en l'état est de facto réfuté. Mais il fallait le dire ".

Une fois levé, je reprends le fil qui est venu. Le Donné étant expressément requis pour pouvoir entreprendre quoi que ce soit, y compris la démarche du doute radical telle que formulée par Descartes et qui escamote celui-ci, sans doute la plus prodigieuse inadvertance de l'histoire de la philosophie, le petit exercice que je m'étais proposé et avec toutes les dites variables sont caduques, obsolètes, inutiles, vaines, temps perdu, et j'en passe ? Certainement pas, comme si la métaphysique pouvait se réduire, comme s'il n'y avait qu'un chemin, une telle erreur serait gravissime : à chaque incursion son butin. Juste deux exemples, le dit minima axiomatique ontologique ou encore " l'innocent ", " l'anodin ", " même " qui a trouvé le moyen de fleurir au coeur de cette nuit. Plus simplement, ici, il faut en toute rigueur continuer de tirer le fil qui est venu. Le Donné, l'évidence expérimentale, étant pleinement reconnus premiers, cela implique de facto mécaniquement que le cogito est second, doit être corrigé, repris, reformulé, à cette aune, ce qui donne, on le sait : " Tout Etant est le Fruit d'un Sujet, Sien, Lieu correct du cogito, il est à la fois Donné ET Suspect ". Non, la seule chose qui ressort de cette petite pensée, de cette piquante boucle, c'est un coup de plus porté au cogito.
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MessageSujet: Re: Reorise du cogito du 18/02/2014.   Mer 30 Juil 2014 - 21:25

Descartes semble pouvoir douter de tout sauf du fait qu'il doute et, accessoirement qu'il y a un "je" qui prétend savoir ce que penser veux dire...(cf Nieztsche)
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Neopilina



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MessageSujet: Re: Reorise du cogito du 18/02/2014.   Dim 24 Aoû 2014 - 16:11

( Initialement posté sur " Digression " en réponse à quid. )

Pour commencer, l'En-Soi tel, l'inconscient, ce qui est a priori, etc, etc, ce n'est pas du tout moi qui l'invente, y compris le choix du terme, je le reprends à la philosophie la plus académique, par exemple, les fameux " jugements synthétiques a priori " de Kant relèvent de celui-ci, etc, et n'y trouvant rien à redire, je le fais mien. Il n'a absolument rien de conceptuel : toi, en premier lieu, c'est lui. La conscience est seulement le freluquet juché sur ses épaules, et bien souvent, elle n'est que la marionnette qui lui permet de parvenir à ses Fins à lui. A contrario, la conscience étant ce qu'elle est, l'avènement de la distance, du sujet, du " je ", critiques, qu'incarne emblématiquement le cogito, peut advenir. De prime abord, la conscience, c'est un type sur un cheval en plein galop, Ulysse sur un radeau dans sa propre Mer du Couchant, Son En-Soi. A priori ( Désolé ! ), de prime abord, le Marionnettiste c'est lui.

Cette vision des choses, ce schéma en quatre cercles concentriques, un pour la conscience, un pour l'En-Soi, un pour Ton ( Cogito. ) Monde, un pour la Nature, comme tout produit de la conscience est forcément une représentation, un produit a posteriori, mais ce que propose cette représentation c'est une description du réel philosophique a priori, ce n'est pas une hiérarchie, c'est plus simplement une carte, une tentative d'élucidation de la Situation ( Concept sartrien. ) du Sujet a priori au sein de Son Monde, le tout au sein du Paradigme ultime, si c'est la conscience qui va vers, mais en fait premier comme possibilité de tout le reste, la Nature. Pour s'en tenir aux deux exemples les plus récents, Heidegger avec " Être et Temps " et Sartre avec " L'être et le néant " ne tentent rien d'autre. Mais ce, a priori, dans des conditions imposées par la tradition philosophique exécrables ( Tellement exécrables, contraignantes, qu'Heidegger trichera avec. ), que je récuse philosophiquement, que je trouve philosophiquement illicites, erronées, puisque ne partant pas de la Situation me semblant effective a priori. Je propose donc moi aussi une telle élucidation qui en même temps remet en cause les conditions dans lesquelles la tradition philosophique impose de le faire.

Et donc TOUT ce qui advient intérieurement le fait via l'En-Soi, plus encore, est également Fruit de celui-ci, et tu sais comment je nomme TOUT cela : Etants. Les Etants ne sont pas extérieurs, c'est expressément les Fruits d'un Sujet, n'importe lequel, les sensations, perceptions, du plus modeste des animaux ou ceux de l'homme. On peut bien toi et moi regarder les mêmes choses, celles-ci généreront Tes Etants de celles-ci chez toi et Mes Etants de celles-ci chez moi. Il y a Être, Etants faisant Sens, Sens, parce qu'il y a Sujet. Dans un univers sans Sujet, sans vie, il n'y a pas d'Etants, il n'y a que des choses.
Ce qui est en contact, et donc fait Lien, avec l'Extérieur, c'est l'En-Soi d'un Sujet. Les Etants qui adviennent dans le cercle central sont déjà à la fois, l'ami Kant dirait " synthétiquement ", Fruits de l'Extérieur ET de l'En-Soi. Et si on situe par un point le cogito sur ce schéma, on voit bien que sa place est dans le cercle central, rien de plus conscient qu'une telle expérience, il n'est donc pas, eut égard à l'ensemble, premier. Ensuite, sachant qu'il affecte intrinsèquement tout Etant, Mien parce que Fruit du Sujet, il s'avère plus précisément que sa place est sur le premier cercle : il jouera ici le rôle qui est le sien, celui de clause cartésienne, donc, de sécurité se situant au départ de toute démarche a posteriori concernant un Etant, voilà dans quel sens il sera premier, c'est expressément eut égard à la dite démarche. L'accueil de l'Etant, d'emblée pleinement Donné, positif, sera ferme parce qu'il est aussi Mien : cogito. Tout Etant est à la fois Donné ET Suspect, parce que Mien.

Le cogito dans son primo-état va beaucoup plus loin que le cogito, c'est à dire ce que tout le monde a retenu explicitement, et ce à bon droit, je l'entérine aussi, mais à sa place. En effet, implicitement, il procède à une véritable inversion topologique, révolution copernicienne, dialectiques, qu'Hegel va triomphalement incarner, d'où a contrario le renversement revendiqué par le marxisme, revendiqué mais pas conquis philosophiquement, et donc explicité au mieux, pour se faire il fallait identifier la cause de l'inversion : le cogito en l'état. Dans le cadre d'une élucidation dialectique de la Situation a priori du Sujet au sein de Son ( Place correcte du cogito. ) Monde au sein de la Nature, de la structure dialectique de la Nature comprenant le Sujet et Son Monde, le cogito, le " je " du " je pense ", occupe une place qui n'est pas du tout la sienne. D'où un " je suis " vide, absolument vide : le cogito rompt, escamote, implicitement le Lien existant a priori entre le Sujet et Son ( Cogito. ) Monde, et donc ce faisant l'Etant-Donné ne l'est plus : tout, absolument tout, finit par s'évanouir, disparaitre, devient hors de portée du Sujet, de la conscience, critiques, plus particulièrement du discours philosophique, qui viennent d'être ainsi fondés ! Non seulement la preuve de l'existence du Sujet, et avec, celle de TOUT le reste, n'est pas enfin explicitée, prouvée, mais elle est retranchée, puisqu'elle repose sur ce Lien, à cause du cogito ! Le cout est plus qu'exorbitant : il s'avérera à terme nihilisant. Sartre termine, impeccablement et rigoureusement l'état des lieux ainsi permis, ferme le bal ainsi ouvert. Le " je " du " je pense " est devenu premier absolument. Mais on voit bien dans cette structure dialectique, philosophique, du réel, l'élucidation que j'en propose, que le cogito n'a rien de premier. L'existence de la nature puis celle du Sujet sont dialectiquement, philosophiquement, absolument, catégoriquement, explicitement, requises en tant que possibilités du cogito. Alors que le cogito en l'état subsume le " je suis ", et avec l'existence de TOUT le reste, au " je pense " : révolution copernicienne. La Lune, la conscience, prend la place de la Terre, tout le reste y compris l'En-Soi, et celle-ci finit par s'évanouir dans le vide sidéral, rendant finalement la philosophie muette. Le Sujet est forcément au centre de Son ( Cogito. ) Monde, mais ce donc, " seulement " subjectivement ! Le " je " du " je pense " avait pris la place de ce qui est premier, du vrai Horizon, la Nature, alors qu'il n'est " que " le point de départ, l'Horizon intérieur, d'où se déploie la connaissance, la démarche inquisitoriale visant l'Etant, d'emblée pleinement Donné, positif, ET Mien. On voit bien arrivé ici que le " Être et Temps " d'Heidegger malgré la prétention inverse explicite propose l'élucidation d'un Etant Donné, qui n'est plus tel depuis le cogito, son Dasein qui est forcément le Sien, il triche avec le cogito. Se permettant, en prenant des libertés qu'il ne fonde pas, plus, il fait forcément plus que Sartre, son Dasein est plus consistant, mais le tout, démarche et résultat, est philosophiquement illicite. Sartre, lui, explore consciencieusement, rigoureusement, la coquille vide du " je suis " induit par le " je pense " du cogito ! Forcément, on reste sur sa faim, et donc pas qu'un peu. De ce fait, " L'être et le néant " est forcément moins séducteur. Mais pour faire avec le cogito et ce sans tricher avec, il fallait catégoriquement le reprendre, ce qui amène à le repositionner. A partir de là, tout un chacun peut se livrer à cet exercice en sachant parfaitement qu'il sera initialement Sien. Toute démarche consciente part d'un Etant et du cogito l'affectant, en tant qu'il est également Mien, s'échappe ainsi peu à peu de Soi, pour revenir à celui-ci. La conscience opère une boucle avec la ferme intention chemin faisant de savoir ce qu'est cet Etant. Ces boucles, cet espace où elles se déploient, la conscience, c'est reconnu depuis longtemps par la philosophie post-cartésienne, sont le lieu de la distance, du sujet, critiques, de la connaissance, de la liberté, d'abord quant à Soi.

Sartre, " L'être et le néant ", deuxième partie " L'être pour soi ", chapitre premier " Les structures immédiates du pour-soi ", III " Le pour-soi et l'être de la valeur ", page 121 dans la collection " tel " chez Gallimard. Les italiques sont de Sartre, c'est moi qui souligne et paraphrase entre parenthèses : " Une étude de la réalité humaine doit commencer par le cogito. Mais le "Je pense " cartésien est conçu dans une perspective instantanéiste de la temporalité. Peut-on trouver au sein du cogito un moyen de transcender cette instantanéité ? Si la réalité humaine se limitait à l'être du " Je pense ", elle n'aurait qu'une vérité d'instant. Et il est bien vrai qu'elle est chez Descartes une totalité instantanée, puisqu'elle n'élève, par elle-même, aucune prétention sur l'avenir, puisqu'il faut un acte de " création " continuée pour la faire passer d'un instant à l'autre. Mais peut-on même concevoir une vérité de l'instant ? Et le cogito n'engage-t-il pas à sa manière le passé et l'avenir ? Heidegger est tellement persuadé que le " Je pense " " de Husserl est un piège aux alouettes fascinant et engluant, qu'il a totalement évité le recours à la conscience dans sa description du Dasein. Son but est de le montrer immédiatement comme souci, c'est à dire comme s'échappant à soi dans le projet de soi vers les possibilités qu'il est ( Belle ironie, ce faisant il s'y engluera. ). C'est ce projet de soi hors de soi qu'il nomme la " compréhension " ( Verstand. ) et qui lui permet d'établir la réalité humaine comme étant " révélante-révélée ". Mais cette tentative pour montrer d'abord l'échappement à soi du Dasein va rencontrer à son tour des difficultés insurmontables : on ne peut pas supprimer d'abord la dimension " conscience ", fut-ce pour la rétablir ensuite. La compréhension n'a de sens que si elle est conscience de compréhension. Ma possibilité ne peut exister comme ma possibilité que si c'est ma conscience qui s'échappe à soi vers elle. Sinon tout le système de l'être et de ses possibilités tombera dans l'inconscient, c'est à dire dans l'en-soi. Nous voilà rejeté vers le cogito. Il faut en partir ".

Tout à fait. Complétement, radicalement. Sartre a philosophiquement fait, et ce avec toute la rigueur requise, lui, tout ce qu'il fallait pour être ce Jalon de la philosophie continentale. C'est donc ce que j'ai fait, et comme a priori le cogito ne me satisfaisait pas du tout en l'état, je l'ai entrepris radicalement en tant que tel, dans son primo-état, j'ai renoué le dit Lien, le Contact, a priori avec l'Extérieur, et ce faisant l'ai enfin explicité ( Voir par exemple la reprise du cogito en III-b de mon Abrégé. ), je me suis aperçu qu'il devait être remis à sa vraie place, découverte lors de cette investigation, et donc je l'ai repositionné. J'ai remédié à la révolution copernicienne qu'il avait opéré.

La suite, c'est ce que j'appelle " La main de fer ". Il faut que la conscience atteigne philosophiquement la Nature en tant qu'Horizon philosophique ultime, premier. Je parle là d'une démarche philosophique, une expérience d'ordre intime, personnelle, fondatrice et nécessaire. Etape, détour, philosophiques qui permettent ensuite à la conscience, à la connaissance, au discours philosophique, de circonscrire entièrement, comme avec la main, un filet, le Monde du Sujet, le Mien, une Culture, etc. Il n'y a jamais eu qu'un seul Obstacle à l'Homme : le Sujet et par extension Son Monde. Aller vers l'Homme, c'est mettre en oeuvre " Tout l'Inadvertancier constitutif, résultant de l'ontogenèse empirique du Sujet, doit disparaître ". Ceci fait, accompli, effectif, constitutif, a priori, il reste un Homme " au centre " de la Cité et de la Nature.
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MessageSujet: Re: Reorise du cogito du 18/02/2014.   Mer 10 Sep 2014 - 18:56

Comment concilier le savoir abstrait (de l'esprit) avec le savoir concret de la vie ( de la machine) ,si l'on refuse de considérer la vie autrement que comme une machine?

La "machine" porte la vie qui porte l'esprit,le savoir de la vie est le ferment du savoir de l'esprit;mais peut-être n'ai-je pas compris la subtilité de Descartes et le danger du "bûcher"...
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MessageSujet: Re: Reorise du cogito du 18/02/2014.   

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