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 parlons de nos maîtres de vie

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cébé

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MessageSujet: parlons de nos maîtres de vie   Jeu 15 Sep 2005 - 13:24

Les gens connus parlent souvent de leur mère ou de leur père comme des êtres qui ont été des maîtres de vie et des moteurs pour leur célébrité. En positif ou en négatif.
Sans vouloir faire de parallèle directe avec eux, puisque je ne suis pas connue ( Razz ), j'aimerais parler de mes maîtres de vie, des vôtres et de tous ceux qui méritent cette appellation.
J'aimerais parler de ceux et celles pour qui j'ai une admiration et une affection toute particulière. Et j'aimerais vous lire sur les vôtres.

Ainsi, ma mère en est une pour moi. Haaaaa .. mais non, mais non ... ni ne fus, en mon enfance, une jeune gamine obéissante et tout et tout ni ma mère une sainte et forte femme que j'ai reconnue depuis le début de mon âge de raison! ... elle l'est devenue au fil du temps et plus j'avance en âge, la reconnais comme telle.
Ceci posé, je m'attacherai plus à vous faire connaître quelques personnes que je place dans un espace privilégié, au fond de mon coeur, de ma raison et de mon esprit. Je l'appelle mon "école intérieure". Mes maîtres sont donc ma mère, une ou deux personnes proches --21 , les éponges, les pierres, les fougères et avec quelques autres dauphins des personnes cueillies ça et là au fil de mes lectures.

Pour commencer, je vous présente
Gitta Mallasz.
Née en 1907 en Autriche, à 11 ans elle retourne en Hongrie pays d'origine de son père.
A 18 ans, Gitta commence une école des Arts décoratifs à Budapest, et dans le même temps s'entraîne assiduement à la natation et au plongeon, deux sports où elle excellera puisqu'elle devint championne de Hongrie à 19 ans, puis participera au Jeux Olympiques de Berlin en 1936.
En 1943, en pleine guerre, elle prend le parti de quelques amis artistes, juifs, et se réfugie à la campagne avec eux.
Le petit groupe d'amis n'est pas spécialement tourné vers la spiritualité, mais les discussion ayant trait aux grandes questions de l'humanité et surtout les sujets touchant l'art en général sont assez fréquentes et un après-midi, en pleine création artistique, Hanna, l'une du groupe s'écrie soudain que ce n'est plus elle qui parle. De juin 1943 à novembre 1944, date de sa déportation, des messages passeront à travers elle, de la part de ce que les amis sont bien obligés d'appeler "Ange", à défaut d'autre appellation.
Gitta, la graphiste et l'ex-championne de natation notera scurupuleusement tout ce qui sera exprimé de cette manière.
En 1956, Gitta Malasz a l'opportunité de quitter la Hongrie. Plus tard, elle se réfugie en France où enfin en paix et en sécurité, elle entreprend, 20 ans après, la traduction des petits cahiers rapportés de Hongrie. Depuis la première publication, d'innombrables éditions ont vu le jour sous le titre de "dialogues avec l'ange".
Ce recueil de paroles fortes au style sévère et parfois hermétique, est un enseignement d'une telle puissance qu'il fera le tour du monde. Les textes traitent de l'homme nouveau, de l'univers, de la terre et du ciel, de la lumière, de la mort, de ce qui vit en chacun de nous.
Gitta Mallasz meurt à 85 ans,en pleine conscience, ayant terminé sa mission. Elle a vieilli comme on aimerait vieillir et elle meurt comme on aimerait mourir.

Du dialogue avec l'ange, Gitta a fait une pensée personnelle originale qui repose sur quelques idées :

- Chacun de nous a un "ange"
Sans connotation de religion aucune, que l'on en soit conscient ou non, que nous le voulions ou non, il est notre pareil intemporel pendant que nous sommes son pareil matériel limité par le temps. Il est ce qui sait en nous.

- L'importance de rayonner sa vie.
Selon une phrase de "l'ange" : «La lumière ne naît pas des ténèbres, mais les ténèbres meurent de la lumière. »

- Les crises sont salutaires.
"De crises en crises, telle est ma devise", dit Gitta Mallasz. Pour elle, chaque crise est l'occasion d'une évolution. Des phases d'éveil sont souvent en périodes de crises intérieures, de souffrance.

- La spiritualité n'est pas immatérielle.
"La spiritualité ne se passe pas dans les nuages, mais ici, sur terre, et dans chacune de nos cellules". Pour elle, à condition d'être conscient, tout acte simpel de la vie quotidienne est aussi sinon plus important que le plus beau discours philosophique. De même, dialoguer avec son "ange" n'a rien de surnaturel. Elle le dit et le répète : "c'est na-tu-rel!"

- Etre au sommet de soi-même.
Faire son métier d'homme à 100% .... pas à 99%, mais totalement. Chaque occupation du moment doit être fait en conscience, avec attention, être tout à la chose faite. Cet état d'esprit permet de transformer son énergie intérieure et nous aide à faire évoluer le monde, par contagion. Elle dit " Si toi, tu te transformes, la matière, elle aussi, est obligée de se transformer."



Dans un prochain fil, je vous parlerai peut-être de mon "zoo intérieur" --27

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Digoyo

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MessageSujet: Re: parlons de nos maîtres de vie   Ven 16 Sep 2005 - 10:45

Bonjour Cébé,

Tu es « dure », très dure car si on veut répondre à ton invite, pour moi tout au moins, tu m’obliges à déshabiller mon âme ( à la condition que j’en aie une).

Mon Maître de base est ma famille, radicale, excessive. Ensuite deux hommes dont aujourd’hui je peux citer les noms, parce qu’ils sont allés dans un monde que l’on dit meilleur. Deux simples instituteurs, qui, va donc savoir, m’ont pris sous leurs ailes. L’un Monsieur Bives, m’a formé au plaisir de lire, l’ autre, Monsieur Barrault, m’a fait découvrir le microscope et la lunette de Galilée et par truchement, toutes ces questions que l’on peut se poser à travers les découvertes que l’on peut faire.

Un jour, je devais avoir 12 ou 13 ans, j’ai découvert en langue espagnole, dans la bibliothèque de mon père, les fables d’Esope. Monsieur de La Fontaine les à travaillé et s’en est inspiré pour écrire ses propres fables. Je me suis intéressé au personnage.

Sur ces bases totales, j’ai crée le mien de personnage. Pas instable, mais multi – facettes. Tantôt Pierrot, tantôt Gniafron, quand j’ai la possibilité de sortir du genre B. C. B. G. obligé par « la vie ». En fait, je me suis bâti et concrètement depuis que je suis à la retraite un rôle de Bouffon ! J’ai inventé Digoyo le Beauf et d’autres sous d’autres « pseudos ».

Là, je viens de jouer Pierrot
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cébé

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MessageSujet: Re: parlons de nos maîtres de vie   Ven 16 Sep 2005 - 12:49

Digoyo
merci de ce déshabillage tout en pudeur et en finesse.
Je ne voyais pas ce topic sous cet angle, ceci dit ... juste que je voulais que nous puissions rendre hommage à quelques personnes qui nous ont poussés en avant, qui nous sont des maîtres. Et pourquoi pas à quelques-unes de leurs oeuvres, si ce sont des gens connus, tel cette Gitta Mallasz.
Mais si tu le prends sous cette optique, je parlerai aussi d'un mien cousin; il perdit deux de ses enfants, dans un accident dont il fut le principal responsable. Pour toutes sortes de raisons, je les admire, lui et son épouse et leur fille rescapée. Puis, dans le domaine des études, je me souviens nettement de mon premier jour d'école, et de l'accueil que me fit Soeur Maximillia, la maîtresse des petits (à l'époque, deux nonnes habitaient mon village et tenaient les classes des plus jeunes): je me suis sentie attendue spécialement et le sourire radieux de cette religieuse, sous son voile qui lui bouffait le visage, m'était destiné à moi seule et reste gravé dans ma mémoire. Voilà déjà trois personnes de mon "école intérieure"

Allez, hop! ... un petit message de l'ange de Gitta :


Il n'est possible de chercher que ce qui a été perdu.
Celui qui cherche — ne trouve pas,
car la fin de tous les chemins, c'est la mort.
Chaque commencement court à sa fin ...

LUI seul est, et IL est le chemin.
Celui qui court sur le chemin n'arrive nulle part.
Celui qui s'arrête sur le chemin ne trouve rien.

Réjouissez-vous!
Fiancé — Fiancée sont dualité.
sont vase où habite la béatitude.
Fiancé et Fiancée, créateur et créature.
ombre et lumière ne sont que vase.
et LUI est l'Ivresse


une prochaine fois, ce qui est dit de l'âme --27

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Duan Yu

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MessageSujet: Re: parlons de nos maîtres de vie   Ven 16 Sep 2005 - 18:38

Pour ma part, je dirais que jusqu'à maintenant, mon maître a été personne et tout le monde, en même temps. Personne, parce que je n'ai encore suivi les conseils de personne (pas ceux portant sur la question de savoir comment vivre). Tout le monde, parce que j'apprends à vivre en observant toutes les personnes autour de moi. Je n'ai pas de maître parce que je n'imite personne, mais tout le monde est mon maître car tout le monde me permet d'apprendre.

Les premiers enseignements que j'ai reçus proviennent, d'une part, des contes que je lisais lorsque j'étais très jeune (mythologie gréco-romaine, contes de Perrault, Illiade et Odyssée, contes épiques de la Chine populaire, contes traditionnels vietnamiens ...) et une encyclopédie familiale de quelques milliers de pages que je ne me lassais jamais de feuilleter. Les chapitres parlant des planètes et des étoiles me fascinaient en particulier.
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flash

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MessageSujet: Re: parlons de nos maîtres de vie   Dim 18 Sep 2005 - 10:44

Bonjour GrosRatNoir, Digoyo et Cébé

Il n’y a que le disciple qui puisse choisir son maître. L’ego cherche à être un maître ou un élève. Mais Le Sage est un Frère.

La vie est un chemin dangereux et rien ne peut remplacer l’esprit d’éveil, de vigilance et surtout le travail pour la pleine possession et réalisation de soi.

A partir du moment où un homme a perdu le lien qui l’unit à une conscience supérieure commune, c’est que son trésor lui a été volé.

De la nécessité d'être Soi. Olivier Manitara

http://membres.multimania.fr/essentiel/page8.html

Le médiocre croit que la liberté c'est le droit de choisir son maître ! Smile

Pour exemple, cet homme a cru devenir libre en s'échappant d'Harmony, mais n'y parvenant pas, il fut contraint de faire l'unité avec le tout en devenant Numéro UN. --20



Nous sommes prisonniers de notre dimension matérielle et il semblerait qu'a un moment de l'éveil, il soit IDISPENSABLE de se trouver un maître pour être enfin libre et continuer le chemin !

Qui croirait qu'il y aurait un enseignement initiatique dans les séries TV ? --12

A+ GrosRatNoir, Digoyo et Cébé
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cébé

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MessageSujet: Re: parlons de nos maîtres de vie   Mer 21 Sep 2005 - 8:37

Ce n'est pas tant un véritable "enseignement" dont je veux parler. Prenant l'exemple de Gitta Mallasz, par les livres que j'ai lus sur elle (et d'elle), je pense qu'elle aurait été bien surprise de passer pour "maître", et je crois que malicieuse comme elle semblait être, elle aurait bien ri et se serait moquée gentiment de ceux qui sont en extase devant elle.
Je veux plutôt mettre l'accent sur une espèce d'héritage qu'elle a laissé.
Et pour moi, maître de vie a ce sens-là ....
... on les regarde vivre et on en prend de la graine : et une graine doit être arrosée, et la petite plante doit être protégée, et tutorisée, pourquoi pas, selon l'espèce florale ... etc ...

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MessageSujet: Re: parlons de nos maîtres de vie   Jeu 22 Sep 2005 - 18:42

Bonjour Cébé

Je te remercie de citer Gitta Mallasz, qui est une sorte de mythe pour certains depuis la parution de son best seller "Dialogues avec I'Ange".

http://www.nouvellescles.com/dossier/Nature_Homme/Gitta.htm

Ce qui me chagrine personnellement, c'est que l'on puisse accepter de s'en remettre intégralement à la décision d'autrui (fussent-il angélique) pour ses propres prises de décision.

->DIALOGUES AVEC L'ANGE de Gitta Mallasz <-

Ce n'est pas forcément joyeux d'être considéré comme un être éveillé par des fidèles illuminés par sa propre ascèse personnelle. En voici un dramatique exemple :

Un philosophe bengali, Sri Aurobindo, et une philosophe française, Mira Alfassa ("Mère"), entreprirent en 1968 d'y créer "le" village idéal; Auroville. Des membres indiens de la communauté décident de déifier Mère de son vivant. Elle déclina d'abord cet honneur. Mais Sri Aurobindo étant mort, il n'y avait plus personne d'assez puissant à ses côtés pour la soutenir. Elle ne put résister longtemps à ses adorateurs. Ils la murèrent dans sa chambre et décidèrent que puisque Mère se refusait à devenir déesse de son vivant, elle serait une déesse morte. Elle n'avait peut-être pas pris conscience de son essence divine mais cela ne l'empêchait pas pour autant d'être une déesse. Les images des dernières apparitions de Mère la montrent prostrée et comme sous le coup d'un choc. Dès qu'elle essaie de parler de son incarcération et du traitement que lui infligent ses adorateurs, ceux-ci lui coupent la parole et la ramènent dans sa chambre. Mère devient peu à peu une vieille dame ratatinée par les épreuves que lui imposent jour après jour ceux qui prétendent la vénérer.

http://arbredespossibles2.free.fr/UtopiesTerre.html

Méfiez-vous comme de la peste de ces entités, qu'elles se prétendent extraterrestres ou autres. Elles ne contactent pas les humains pour les aider, sauf dans des cas exceptionnels, quand l'âme de la personne visée est sans tache, ou peut-être aussi pour gagner la confiance de leur proie.(Jean Sider)

http://www.lejdu.com/archives/2005/aout/contacts-1erepartie

Alors, qui veut encore se choisir un maître puisqu'il est semble-t-il indispensable d'avoir une aide extérieure pour dépasser son égo, acte indispensable pour atteindre l'éveil ?

A+ cébé
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