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 Critique de la société de consommation

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cobra-san



Nombre de messages : 33
Date d'inscription : 30/04/2014

MessageSujet: Critique de la société de consommation   Ven 9 Mai 2014 - 20:18

Salut à tous je suis nouveau sur ce forum,
Je vais vous présenter un texte que j'ai écrit et présenter sur d'autres forums de philosophie, relatifs à la société de consommation et sa critique.

La question que je me pose est la remise en question de la société de consommation est elle possible dans les mass médias, dans les universités et les domaines artistiques.
Cette critique pur moi qui n'a plus lieu depuis Guy Debord est essentielle, puisque la société de consommation façonne notre quotidien ( elle a un caractère matricielle), notre architecture, nos arts, nos loisirs, et que celle-ci a des conséquences géostratégiques, sur le contrôle de l"énergie et des matières premières ( guerres impérialistes sous prétextes de guerres contre le térrorisme); le pétrole comme a certaine matières premières ( le cuivre, le nickel) ont déjà atteints des pics de production qui les destinent à l'épuisement progressifs.

Voici le texte avec mes sources,

Je voulais savoir les opinions des membres du forum sur cette question particulière:
Croyez vous ou non, qu'il est, actuellement, de l'ordre du blasphème, de remettre en question la société de consommation : en philosophie, premièrement, puis en littérature, en peinture, au cinéma,en journalisme, en science, en économie, en politique et enfin, en psychanalyse et en psychiatrie?

Au premier abord, la réponse semble aisée: bien sûr que non, ce n'est pas un blasphème nombre d'intellectuels, d'artistes et de politiques ont critiqué la société de consommation.
Je pense notamment à Guy Debord, en philosophie ou Pasolini, le cinéaste.
Aujourd'hui le Nouveau Parti anticapitaliste, en politique, remet en cause le capitalisme.
Donc à priori, la contestation semble facile et non sujette à toute forme d'inquisition.

Pourtant, la "société du Spectacle" a été écrite, il a y aurait bientôt 50 ans et Pasolini se situe dans les années 70.
Mais le NPA, c'est actuel, me direz-vous.
Sauf, que selon moi le NPA, remet en cause le capitalisme et non la société de consommation. Il peut y avoir convergence entre communisme et société de consommation. Marx croyait le progrès industriel.

De plus, là où se compliquent les choses; c'est que une des conséquence de la société de consommation est un impérialisme économique lié à une forme de tertiarisation et de bureaucratisation du travail, entrainant, de facto, une "dé-prolatérisation" des consciences. Cette dernière entrainant elle-même, le sentiment impérialiste de supériorité des citoyens des Pays du Nord sur les pays du Sud, même dans les classes les plus populaires, forme d'aristocratie occidentale du prolétariat globale.

Aussi, depuis mai 68 et les années 70, la société de consommation a changé de visage, elle est devenue plus puissante, plus impérialiste et d'une certaine manière plus totalitaire qu'elle ne l'était déjà.
Pourtant, au niveau philosophique, j'ai l'impression, qu'une certaine omerta s'est chargé de finir l'architecture philosophique du système de la société de consommation, tout en permettant d'évincer tous philosophes qui tenteraient de remettre en question cette belle architecture.
La brique finale, apportée par la philosophie et la littérature contemporaine à ce bel édifice immonde est l'idéologie libertaire et l'hédonisme ( contre lesquels je n'ai aucune objection morale, je tiens à le préciser). Ne luttons plus contre le système mais jouissons en au maximum tel pourrait être la devise philosophique, et gare aux rabats joie. Et si vous voulez de la vraie philosophie, tournez vous vers les Anciens.

Au cinéma, la contestation est certes possible mais la propagande bourgeoise pour la société de consommation et le statut quo social est omniprésente. Il y a existe bien des films anti système dans la science fiction, mais c'est toujours abordé de manière transversale et non de front.

Sur la scène médiatique, la contestation anti-système est possible, à condition qu'elle soit récupérée par l’extrême droite ou l'extrême gauche, sinon la plupart des intervenants ne remettent jamais en cause les piliers du système de la consommation.

En science, quand l'écologie nous met en garde, contre les conséquences désastreuses de la société de consommation, le risque de crises naturelles, la dégradation de l'environnement, la crise énergétique et le risque de futures pénuries de matières premières, nous entendons d'une oreille, mais de là à remettre en question la belle pyramide de la société de consommation, il y a un pas qui n'ait pas souvent franchi.

En psychologie, il est étonnant de remarquer à quel point la psychologie moderne tendrait à me faire croire que la société de consommation est saine psychologiquement. Alors que dans les faits, la société de consommation est pathologique à maints égards: névrose de la surconsommation, schizophrénie de monde spectaculaire qui déplace le réel vécu dans un centre illusoire comme la télé ou l'ordinateur, univers mensonger  et oppressif de la publicité, qui maintient notre imaginaire prisonnier et servile. Et si on résiste, il y a toujours les médicaments psychotropes et la camisole chimique.

Toutes ces considérations ne sont pas que politiques, elles sont  aussi philosophiques. Non seulement, le matériel philosophique de contestation de la société de consommation commence sérieusement à dater, mais de plus, nous serions dans la régression par rapport aux époques précédentes, dans notre capacité à contester le système en place et  à penser et à imaginer et  rêver d'autres futures possibles.

Les gardiens du réel ont déclaré que le cadre intellectuel de la société de consommation était le bon, et que toutes avancées sociales se feraient uniquement dans ce cadre, et tout le monde se voit obligé à acquiescer dans tout les domaines intellectuels, car la grandeur de l'Occident est en jeu: La société de consommation amène le progrès scientifique et moral, qui augment notre bien-être, voilà le cadre et il est interdit de sortir du terrain de jeu.

Aussi, pour toutes ces raisons, remettre ouvertement la société de consommation dans les domaines intellectuels, sans récupération par les extrêmes, me mènent à penser que cela conduit forcément à être mis à l'index dans toutes les professions citées. Et cela est un problème philosophique de liberté d'expression, de démocratie et de capacité philosophique à renouveler notre penser du réel et notre imaginaire.






-Sur les sources
En philosophie:
Les manuscrits de 1844 de Karl Marx
La société du Spectacle de Guy debord, son film "In girum imus nocte et consumimur igni"
Les livres édités du groupe "Socialisme ou barbarie", Lefort et Castoriadis, pour leur réflexion sur la société contemporaine et la démocratie,
Les livres sur Marx de Louis Janover, ainsi que son livre "Tombeaux pour le repos des avants gardes".
La société ouverte et ses ennemis, tome 2, Karl Popper, à lire la critique de Popper de Hegel et de sa philosophie, vu comme un bouffon servile du roi de Prusse, Frédéric-Guillaume III.
Sur les liens possibles entre progrès industriel et communisme: le livre de Maximilien Rubel "Marx,critique du Marxisme", où le spécialiste établit la nécessité, selon Marx, de la révolution industrielle et capitaliste dans tous les pays.

Sur l'idéologie libertaire je peux citer à nouveau "Tombeaux pour le repos des avants gardes", (mais il existe plus connu quoique non lu par moi, l’œuvre de Michel Onfray, très à la mode.)

Au cinéma: "Invasion los Angeles" de John Carpenter, Matrix, Dark City et Brazil, ainsi que" La Famille Jones", sur la surconsommation ainsi que certains films italiens des années 70.

En littérature: Orwell,1984 et le "Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley, important comme analyse de la psychiatrie contemporaine.

En économie et dans les médias: le documentaire " Les Nouveaux Chiens de Garde";où est expliqué, à la fois l'aveuglement et l'omerta chez les économistes et les journalistes sur les dégâts de la déréglementation des marchés et de la finance, débuté sous Thatcher et Ronald Reagan et finalisé dans les années 90,  ayant entrainé la crise systémique de 2008.
En économie, également le livre de John Kenneth Galbraith: Les Mensonges de l'économie, 2002

En sciences, sur la pénurie des matières premières, l'étude réalisé par le Club de Rome en 1972, les études de l'ONU, un article de Science et Vie et de Wikipédia sur la pénurie future des matières premières comme le nickel, le cuivre, l'or et l'uranium ainsi que la lecture sur internet de site allant dans le même sens et la discussion sur ce sujet dans un forum scientifique, où nous avons aboutit à admettre l'opinion pour le cuivre en particulier, partagée par les professionnels comme par les partisans du développement durable, que si il n'a y a pas forcement pénurie, un meilleur recyclage des déchets est indispensable.; ainsi que le documentaire d'arte sur les "Terres Rares".

En psychiatrie, il y a aussi le travail du psychiatre David Cooper, qui dans œuvre conteste la psychiatrie contemporaine et la société capitaliste.
Ainsi que le film "Vol au-dessus d'un nid de Coucou"

En politique, il y a la théorie du développement durable ainsi que la théorie de la décroissance, qui j'en suis sûr, ne vous sont pas inconnus.

Sur la décroissance, en particulier: l'exposé d'étudiants d'HEC: Vivre ou survivre après la société de consommation: 4 scénarios à l'horizon 2050
http://www.canal-u.tv/video/universite_de_tous_les_savoirs/vivre_ou_survivre_apres_la_societe_de_consommation_4_scenarios_a_l_horizon_2050.4768
s'appuyant notamment sur le travail de Jean-Pierre Dupuy et son livre :Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible est certain
Sur la décroissance également, on peut lire le travail de Dominique Bourg et de Serge Latouche.

PS: Je tiens à dire que mon opinion sur Michel Onfray est totalement ignorante de son oeuvre, aussi pour moi je l'ai cité à mauvais escient. Je trouve que de mes exemples c'est le plus maladroit étant donné que je n'ai pas lu Onfray. Aussi veuillez m'excuser de cet emploi maladroit comme exemple de l'idéologie libertaire.



Si vous n'aimez pas mon argumentaire ou le choix de mes sources, c'est une chose. Mais sur tout les forums sur lesquels je suis allé avant, mes interlocuteurs préféraient la contradiction sur mon argumentaire ou sur mes sources, à la réponse à la question que je pose, la remise en question de la société de consommation est elle victime d'une omerta à tous les niveaux, et a-t-elle accès aux mass médias?
Et en conséquence, l'absence de cette critique dans les mass médias, n'est elle pas dangereuse au vue des enjeux géostratégiques comme l'épuisement de certaines matières premières, du pétrole, et de l'eau potable, qui pourraient nous amener à mener des guerres impérialistes sans réformer un mode de vie non viable?

Merci de votre attention et pour vos réponses,
Bien à vous,
cobra-san
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